lundi 30 mai 2011

Manuel Zelaya, de retour en retour jusqu’au retour final

Par Maurice Lemoine, publié le 30 mai 2011

« Sí, se pudo ! » (« Oui, on a pu ! ») C’est par cette formidable ovation qu’une foule enthousiaste a, le samedi 28 mai, à Tegucigalpa, accueilli l’avion de la compagnie vénézuélienne Conviasa dans lequel, en provenance de Managua (Nicaragua), rentrait au pays « son » président, Manuel Zelaya, renversé par un coup d’Etat le 28 juin 2009.

Lors de ce retour rendu possible par l’accord signé avec le chef de l’Etat hondurien en exercice, Porfirio Lobo, grâce à la médiation des présidents colombien Juan Manuel Santos et vénézuélien Hugo Chávez, le 22 mai, à Cartagena de las Indias (Colombie), « Mel » comme on l’appelle affectueusement dans son pays, était accompagné par une délégation très représentative de l’importance que l’Amérique latine accorde à l’événement.

Etaient en effet présents à ses côtés : les ministres des affaires étrangères vénézuélien et bolivien Nicolás Maduro et David Choquehuanca ; le représentant de la présidence de la République Dominicaine (où Zelaya a vécu exil pendant seize mois) Miguel Mejía ; l’ancien président panaméen Martín Torrijos ; l’ex-sénatrice colombienne Piedad Córdoba ; des représentants des partis politiques de gauche récemment réunis à Managua, dans le cadre du Forum de São Paulo ; des membres des Parlements andin et centraméricain ; le prêtre catholique salvadorien Andrés Tamayo, expulsé par le gouvernement du putschiste Roberto Micheletti, pour sa proximité avec les secteurs populaires honduriens. La veille, étaient arrivés le secrétaire général de l’Organisation des Etats américains (OEA) José Miguel Insulza et la ministre des affaires étrangères colombienne María Ángela Holguín.


Sur la place Isis Obed Murillo – rebaptisée du nom d’une jeune femme assassinée à cet endroit par l’armée, une semaine après le coup d’Etat –, face aux drapeaux rouges du Front national de résistance populaire (FNRP) et bleus de la République du Honduras, Zelaya a remercié ses sympathisants pour s’être « maintenus sur le pied de guerre » et avoir « travaillé sans repos pour son retour », avant de rendre hommage « à ceux qui sont tombés dans cette bataille, à ceux qui ont versé leur sang sur cette place », allusion directe à Isis Obed Murillo. « Ce sang n’a pas coulé en vain. » Deux années d’une lutte particulièrement difficile ont vraisemblablement, à cet instant, re-défilé dans plus d’un esprit enfiévré.

Ce matin du diman­­che 28 juin 2009, 15 000 urnes avaient été ins­­tal­­lées dans les parcs des principales agglomérations honduriennes. Après la col­lecte de presque 500 000 signa­tu­res, dans le cadre de la loi de participation citoyenne, la ques­tion qui devait être soumise aux électeurs était la sui­vante : « Etes-vous d’accord pour que, lors des élections générales de novembre 2009, soit installée une quatrième urne pour décider de la convocation d’une Assemblée nationale constituante destinée à élaborer une nouvelle Constitution politique ? » Déjà présent dans le pays, le direc­teur des opé­ra­tions élec­to­ra­les de l’Organisation des Etats américains (OEA), Raúl Alconada, avait déclaré : « Espé­rons que cette parti­ci­pa­tion se dérou­lera de manière paci­fi­que et que les grou­pes poli­ti­ques qui s’y sont oppo­sés sau­ront faire une lecture appro­priée de ce que signi­fie une participa­tion poli­ti­que citoyenne. » De puissants intérêts voyant d’un très mauvais œil ces prémisses d’une démocratie plus « participative », son souhait ne sera pas entendu.


Il est cinq heures du matin quand, obéissant aux ordres du général Romeo Vásquez, chef de l’état-major conjoint des forces armées, des militaires pénètrent dans la résidence du président Manuel Zelaya et le maîtrisent brutalement. Deux heures plus tard, après une escale de 45 minutes sur la base militaire américaine de Palmerola (située en territoire hondurien), un avion le déposera, en pyjama, sur une piste de l’aéroport international Juan Santamaría, à San José, au Costa Rica.

Avec l’accord de la quasi-totalité des députés, le président du Congrès, Roberto Micheletti, caudillo grotesque et anachronique aux allures de mafieux italien, membre comme Zelaya du Parti libéral (PL), prête serment pour le remplacer. Tandis qu’est instauré un couvre-feu et que la répression se déchaîne contre les milliers de partisans du chef de l’Etat légitime descendus dans la rue, la « communauté internationale » – OEA, Organisation des Nations unies (ONU), Union européenne, Système d’intégration centraméricain (SICA), Groupe de Rio, Alliance bolivarienne des peuples d’Amérique (ALBA), Union des nations sud-américaines (Unasur) – condamne le golpe [1].

Le 3 juillet, la Cour suprême de justice (CSJ) rejette la demande du secrétaire général de l’OEA, José Miguel Insulza, dépêché en hâte à Tegucigalpa pour obtenir le retour au pouvoir du chef de l’Etat renversé (et non « déchu » comme l’ont rabâché tant de médias !). Le traître Micheletti annonce que Zelaya sera jugé pour… trahison ! s’il rentre au Honduras. Peine perdue… Le 5 juillet, ayant pris place à bord d’un avion vénézuélien, le président légitime tente de se poser sur l’aéroport Toncontín de Tegucigalpa. La veille, dans un message transmis obligatoirement par toutes les chaînes de télévision, le cardinal Óscar Rodríguez a tenté de l’en dissuader : son retour risque de provoquer un bain de sang. Voilà pour le goupillon. Le sabre, lui, dès les premières heures de la matinée, occupe les abords de l’aéroport pour réprimer les manifestations et place des camions militaires en travers des deux pistes pour empêcher l’atterrissage du président. Qui doit renoncer. Provisoirement.


Les pressions exercées pour calmer ses ardeurs ne manquent pas. Le 7 juillet, alors que les Etats-Unis tentent d’obtenir l’accord du « président intérimaire » ( !) pour que Zelaya puisse terminer les six mois de gouvernement qui lui restent, « avec des pouvoirs limités et clairement définis » – c’est-à-dire avec les attributions d’une potiche –, la secrétaire d’Etat Hillary Clinton lui recommande de faire tout son possible pour éviter une situation comme celle vécue le dimanche précédent, quand il a survolé le pays. Dix jours plus tard, le porte-parole du Département d’Etat, Robert Wood, revient à la charge : il exprime clairement l’opposition de Washington à une nouvelle tentative de retour, estimant qu’une telle initiative « mettrait en danger les efforts de médiation du président costaricien Oscar Arias ». En effet, consciente de l’influence déterminante des gouvernements progressistes siégeant au sein de l’OEA, Hillary Clinton a habilement manœuvré avec ses alliés pour ôter à cet organisme la gestion du cas hondurien et pour le déposer entre des mains amies.

Alors que les demandes de prudence de la « communauté internationale » – à l’exception des pays membres de l’ALBA – se multiplient, Zelaya surgit à Las Manos, à la frontière honduro-nicaraguayenne, le 24 juillet. L’armée hondurienne a décrété le couvre-feu dans quatre municipios frontaliers et interdit le passage aux centaines de manifestants venus l’appuyer. Si leur président entre brièvement sur le territoire national, il doit rebrousser chemin pour éviter d’être arrêté.

Le pouvoir croit avoir gagné la partie. Fin août, démarre la campagne électorale qui, le 29 novembre suivant, permettra de faire passer par profits et pertes la rupture de l’ordre constitutionnel. C’est compter sans l’opiniâtreté et le courage de Zelaya. Le 21 septembre, 86 jours après avoir été expulsé par la force des baïonnettes, celui qui représente la volonté du peuple rentre clandestinement à Tegucigalpa et trouve refuge à l’ambassade du Brésil. Quelque 4 000 de ses partisans qui passent la nuit devant la résidence sont très violemment délogés – deux morts et trente blessés – le lendemain à l’aube.

Pendant les semaines qui suivent, Zelaya et ceux qui l’accompagnent vont subir un véritable calvaire, entourés d’un fort dispositif militaire et policier, privés d’eau, de téléphone, d’électricité, inondés de gaz toxiques, soumis à une torture physique et psychologique par l’émission de sons de haute fréquence et, la nuit, par de puissantes illuminations de projecteurs. Avec l’appui clairement exprimé du président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva, qui met en garde Micheletti contre toute intervention dans l’ambassade, les insurgés tiennent bon.

En insufflant de l’énergie à ses partisans, la présence de Zelaya dans son pays oblige le médiateur Óscar Arias à s’activer pour sortir la négociation des manœuvres dilatoires dans lesquelles, à dessein, elle s’embourbait. Le 30 octobre, les représentants du gouvernement légitime et de la dictature s’entendent sur le rétablissement de Zelaya dans ses fonctions avant le 5 novembre, et sur la nomination d’un gouvernement d’unité et de réconciliation. Dans les faits, et tandis que le Congrès retarde le vote permettant le retour du chef d’Etat constitutionnel, Micheletti s’offre un cabinet qu’il dirige lui-même et en écarte tout représentant zelayiste, au mépris de ses engagements. Le 5 novembre, Zelaya met un terme à l’imposture : « A compter de cette date, et quoi qu’il arrive, je n’accepterai aucun accord de retour à la présidence de la République permettant de couvrir ce coup d’Etat. »


En phase avec son leader, le Front national de résistance contre le coup d’Etat (FNRG) annonce, le 9 novembre, que le délai fixé à San José pour le retour du président légitime étant dépassé, il ne reconnaîtra pas les élections générales qui doivent avoir lieu vingt jours plus tard. Multipliant les provocations, le Congrès annonce qu’il se réunira le 2 décembre – soit trois jours après le scrutin ! – pour décider d’un éventuel rétablissement de Zelaya dans ses fonctions. Au jour dit, laissant éclater au grand jour à quel point la négociation de San José a été une farce, les députés la rejettent (111 voix contre, 14 pour). Cela n’empêche pas les Etats-Unis de faire savoir qu’ils reconnaîtront la validité de la consultation à venir.

Le 27 janvier 2010, élu pour le compte du Parti national (PN), et au terme d’un scrutin organisé par un gouvernement illégitime, Porfirio Lobo accède à la présidence, comme si rien ne s’était passé. Dans son uniforme de gala, le général Vásquez défile à son côté. Faisant partie des trois seuls chefs d’Etat qui assistent à l’investiture [2], le président dominicain Leonel Fernández emmène Zelaya dans son avion du retour, en tant qu’ « hôte invité » de son pays. Nommé député à vie, Micheletti bénéficie d’une amnistie politique.

Tous les golpistas s’auto-absolvent, se récompensant les uns les autres et s’offrant des postes importants (le général Vásquez reçoit la direction de l’Entreprise hondurienne de télécommunications Hondutel). Autre acteur majeur du pronunciamento, le général Miguel Angel García Padgett est nommé attaché militaire à l’ambassade hondurienne à Mexico. Egalement complices du coup d’Etat et du régime de facto, les membres de la Cour suprême de justice (CSJ), du Ministère public (MP) et du Tribunal suprême électoral (TSE) sont maintenus à leurs postes, au sein d’un prétendu gouvernement d’unité et de réconciliation nationale.

En revanche, des mandats d’arrêt sont lancés contre Zelaya « pour avoir dépensé de manière illégale 57 millions de lempiras [2 millions d’euros] en frais de publicité » pour la consultation prétendument illicite du 28 juin. S’il rentre, il sera immédiatement arrêté. Cette situation ne semble guère troubler le prix Nobel de la paix Barack Obama : « Les Etats-Unis gèrent l’économie, l’armée, les relations internationales et les combustibles, s’emporte Zelaya, depuis Saint- Domingue. Je ne comprends pas pourquoi ils permettent qu’on élise un président ; il vaudrait mieux qu’ils nomment un gouverneur [3] ! »

Pourtant, la situation ainsi créée ne signifie pas une défaite définitive des forces démocratiques. Pendant tous ces mois, le mouvement populaire s’est renforcé et le FNRG – dont la revendication initiale était le retour inconditionnel du président – se transforme en Front national de résistance populaire (FNRP), avec comme coordinateur « Mel » Zelaya. Au premier objectif, qui demeure intangible, il en ajoute un second : la convocation d’une Assemblée nationale constituante (ANC) pour refonder l’Etat. La très dure répression déclenchée par le pouvoir fera (au minimum) une centaine de morts, mais, jamais, ne parviendra à affaiblir la détermination du mouvement.

Confronté à la montée en puissance de cette Résistance – qui, lors de son Assemblée des 26 et 27 février 2011, a annoncé l’auto-convocation d’une ANC -, exclu de l’OEA, non reconnu par l’Argentine, la Bolivie, le Brésil, l’Equateur, le Nicaragua, le Paraguay et le Venezuela, en proie à une grave crise économique (car ne bénéficiant plus du pétrole bon marché de Caracas !), le gouvernement hondurien doit impérativement desserrer l’étau en « normalisant » la situation.


La demande la plus pressante (la seule, en réalité) de la « communauté internationale » est le retour de Zelaya. Mettant en fureur ses secteurs les plus droitiers, Lobo a commencé à préparer le terrain en promulguant le décret 005-2011 (14 février 2011) par lequel il autorise la procureure générale Ethel Deras Enamorado à « s’abstenir de présenter des recours légaux ou d’autres actions judiciaires dans les procès en matière pénale actuellement en cours contre le citoyen José Manuel Zelaya Rosales ». Ensuite, il exercera une pression non dissimulée sur la Cour suprême de justice pour qu’elle annule les « procès pour corruption » (inventés de toutes pièces !) intentés contre Zelaya – ce qui sera fait le 3 mai. La veille, José Miguel Insulza avait anticipé cette issue en rappelant que l’annulation des deux jugements « pourrait permettre le retour du Honduras au sein de l’OEA ».

Trois semaines auparavant, le 9 avril, et chacun poursuivant des objectifs à la fois communs et divergents, les présidents colombien (allié inconditionnel de Washington) et vénézuélien (chef de file de l’anti-impérialisme dans la région) avaient créé une forte surprise en faisant connaître leur rôle conjoint de médiateurs (approuvé par Zelaya), lors d’une rencontre au cours de laquelle les deux ennemis jurés Lobo et Chávez s’étaient serré la main.
C’est cette démarche, appuyée au Honduras par le FNRP et, entre autres, à l’extérieur, par la résolution finale du XVIIe Forum de São Paulo, qui, le 22 mai, a abouti à la signature entre Lobo et Zelaya de l’Accord dit de Cartagena : Accord pour la réconciliation nationale et la consolidation du système démocratique dans la République du Honduras. Puis, le 28, au retour de Zelaya.

L’une des principales revendications du Front est satisfaite : il retrouve avec enthousiasme le dirigeant qui fédère son hétérogénéité – et se définit désormais comme un « libéral pro-socialiste ». Il s’agit d’une incontestable victoire. Pour s’en convaincre, il suffit d’observer les réactions de l’oligarchie traditionnelle et de l’ex-putschiste Micheletti, pas loin d’accuser Lobo de « trahison de la patrie ». Toutefois, la présence de « Mel » sur le territoire national n’est qu’un des quatre points sur lequel porte l’Accord de Cartagena : 1) le retour des exilés, dont l’ancien chef de l’Etat, avec garantie de leur sécurité ; 2) la reconnaissance du FNRP en tant que parti politique ; 3) la mise en place d’une Assemblée nationale constituante « participative et démocratique » ; 4) le démantèlement des structures golpistas et le châtiment des responsables.

Si les deux premiers points sont acquis, le président du Congrès, Juan Orlando Hernández, s’étant engagé à faire reconnaître le FNRP par décret [4], de forts doutes demeurent sur (point 3) les conditions dans lesquelles le pouvoir acceptera l’organisation de la Constituante et (point 4) sur une réorganisation « démocratique » des structures de l’Etat et la fin d’une répression qui se poursuit.


Dans ces conditions, on ne s’étonnera guère que les principaux dirigeants du Front (Berta Cáceres, Carlos Reyes, Juan Barahona, etc.), de très nombreuses organisations de base et militants, mais aussi le président équatorien Rafael Correa, estiment prématuré un retour du Honduras au sein de l’OEA (une Assemblée générale extraordinaire de cette dernière étant convoquée à Washington, le 1er juin, pour évoquer cette possibilité). La précipitation n’est pas de mise et rien n’empêche de tester la sincérité du gouvernement Lobo. Après tout, c’est bien la raison pour laquelle, à Cartagena, a été créée une Commission de vérification composée de la Colombie et, surtout, compte tenu de la confiance que les mouvements sociaux honduriens mettent en elle, de la République bolivarienne du Venezuela.

On trouvera un reportage sur la situation au Honduras – « Bras de fer entre pourvoir et Résistance au Honduras » – dans Le Monde diplomatique de juin.

dimanche 1 mai 2011

La résistance hondurienne approuve la médiation de Chavez

Vendredi 29 avril 2011

Le "Front National de Résistance Populaire du Honduras" (FNRP) a approuvé aujourd’'hui la médiation du président du Venezuela, Hugo Chávez, pour chercher une solution à la crise politique au Honduras.

La direction du FNRP a fait part lors d’une conférence de presse d’'un comuniqué dans lequel elle soutient les bons offices de Chávez, proposés lors de la rencontre avec le président de Colombie, Juan Manuel Santos, le 9 avril à Cartagena de Indias, pour que le Honduras retrouve l’'ordre constitutionnel.

“Nous manifestons notre pleine confiance au président de la République Bolivarienne du Venezuela, Hugo Rafael Chávez Frías, pour sa volonté de lutter en faveur de la démocratie” déclare ce communiqué.

Le FNRP a exprimé son appui aux quatre points proposés pour la médiation :

- le retour des exilés, parmi lesquels le président Manuel Zelaya, chassé par le coup d’état militaire 2009 et qui vit en république dominicaine ;
- la cessation des politiques répressives et le châtiment des responsables des violations des droits de l'’homme, ce qui implique le démontage des structures putschistes” ;
- le processus d’installation d'’une Assemblée Nationale Constituante
- la reconnaissance du FNRP comme organisation politique et force belligérante au Honduras.

Les dirigeants du FNRP ont remercié pour leur appui les présidents et les chanceliers des pays d'’Amérique Latine, "en particulier de l’'ALBA et de l’'UNASUR, qui mantiennent leur refus de reconnaître le régime de facto hondurien jusqu’à ce que soit initié un processus réel de retour à l’'ordre constitutionnel et qu'’il soit mis fin aux violations des droits de l’'homme”.

Source : Cubadebate, http://www.cubadebate.cu/noticias/2

lundi 4 avril 2011

Honduras: geen normalisatie, wel repressie

Onder de regering van huidig president Porfirio Lobo werden tien journalisten vermoord, ongeveer 50 holebi's werden het slachtoffers van gewelddaden, en meer dan 30 boeren verloren het leven. Vooral in de regio Bajo Aguan woedt een hevige strijd om land tegen grootgrondbezitter Miguel Facusse, een van de putschisten van juni 2009. Maar ook het sociale verzet neemt toe.

Sociale protesten

Sinds twee weken komen de onderwijsvakbonden massaal op straat tegen de privatiseringsplannen van de regering-Lobo en om hogere lonen te eisen en een einde aan de stijging van de brandstofprijzen.

De politie en de staatsveiligheid gebruiken steeds meer repressieve technieken om het sociaal protest te breken. Zo werden bijvoorbeeld de transportmiddelen van de onderwijsvakbond in beslag genomen, wat hun mobilisatiekracht verminderde.

Leraars werden op een willekeurige manier ontslagen. In ijltempo keurde de regering noodwetten goed die het recht op betogen en staken moeten inperken. Colleges en scholen in Tegucigalpa worden onophoudelijk bestookt met traangasbommen.

De onafhankelijke media worden in hun werk belemmerd. Kanaal 36 werd - net zoals tijdens de staatsgreep van Micheletti - opnieuw het mikpunt van aanvallen van de oproerpolitie. Verschillende journalisten moesten na afloop van hun verslaggeving over de lerarenstaking worden opgenomen in ziekenhuizen met verwondingen die ze opliepen door de repressieve aanpak door de politie.

Op 18 maart verloor Ilse Ivania Velásquez Rodríguez het leven. Zij werd geraakt door een traangasbom, viel flauw en werd overreden door een auto die uit het tumult trachtte weg te geraken. Ivania was de zuster van Manfredo Velásquez, één van de studentenleiders die in de jaren tachtig werd opgepakt en verdween. Zijn zaak werd aanhangig gemaakt door mensenrechtenorganisatie Cofadeh bij CIDH, de Inter-Amerikaanse Commissie voor Mensenrechten. De Hondurese overheid werd eind jaren negentig verantwoordelijk gesteld en veroordeeld voor zijn gedwongen verdwijning.

COFADEH in de bres voor mensenrechten

Bertha Oliva, coördinatrice van Cofadeh, werd vorige week in Washington uitgenodigd om voor CIDH te komen getuigen over de huidige mensenrechtensituatie in Honduras. Tijdens de hoorzitting zei Oliva dat politieagenten en militairen het werk van mensenrechtenverdedigers op alle mogelijke manieren belemmeren. Ze sprak ook over de constante bedreigingen die ze op verschillende manieren ontvangen.

Eén voorbeeld: de vroegere commissaris voor de Mensenrechten, Leo Valladares, moest noodgedwongen het land verlaten nadat hij en zijn familie maanden werden gevolgd en bespied door personen die rondreden in een geblindeerde wagen. De politie heeft nooit iets ondernomen.

Bertha Oliva besloot haar getuigenis met nogmaals aan te tonen dat de Hondurese bevolking zich ook nu nog in een absolute staat van gebrek aan bescherming bevindt. Straffeloosheid is het belangrijkste wapen van de staat. CIDH maakte zelf duidelijk niet opgezet te zijn met de zwakke verdediging van de Hondurese overheid tegenover deze gedocumenteerde klachten van de mensenrechtenbeweging. Ze wees op de vele contradicties die de overheid naar voren schuift.

Na terugkeer uit Washington verklaarde Bertha Oliva tijdens een persconferentie: "Una vez más quedó al descubierto la complicidad de las instituciones con los delitos que se han venido cometiendo a partir del golpe de Estado y el recrudecimiento de las violaciones a los derechos Humanos".

In de volgende maanden zal CIDH een uitspraak doen over de besproken thema's tijdens de hoorzitting. Een belangrijke zaak betreft het willekeurige ontslag van verschillende onafhankelijke rechters die hadden verklaard dat wat er in Honduras is gebeurd in juni 2009 wel degelijk een staatsgreep was.

Algemene vergadering van het volksverzet FNRP en de rol van de vakbonden

Vorming en mobilisatie blijven de belangrijkste doelstellingen van het verzet. Het volksverzet analyseerde tijdens haar algemene vergadering van 26 en 27 februari de voorwaarden om eventueel aan verkiezingen deel te nemen. Die blijken niet te zijn vervuld. Prioritair blijft de ontmanteling van de oligarchie en het samenbrengen van alle krachten die nodig zijn om een grondwetgevende vergadering (asamblea consitutyente) te organiseren.

Dit zijn de voorwaarden waaraan volgens het FNRP moet worden voldaan:
1. de veilige en onvoorwaardelijke terugkeer van de algemene coördinator van het FNRP, Manuel Zelaya, en honderden andere politieke bannelingen;
2. een hervorming van de kieswet;
3. een hervorming van het hooggerechtshof dat verantwoordelijk draagt bij de organisatie van de verkiezingen (Tribunal Suprema Electoral);
4. een nationale en internationale erkenning van het FNRP als politieke macht;
5. het FNRP wil haar meer dan 25.000 lokale structuren beter organiseren. Dat vraagt meer politieke training. Een operationeel politiek orgaan is nodig om een tegengewicht te vormen tegenover de perfect afgestemde machinerie van rechts.

Volgens een internationale waarnemer van de PSOL (Brazilië) kon de algemene vergadering van het FNRP van eind februari omschreven worden als de eerste in haar soort. In de geschiedenis van de sociale bewegingen heeft ze een belangrijke weerklank in heel Latijns-Amerika. Dit niet alleen vanwege haar representativiteit -meer dan 1.500 afgevaardigden vanuit 18 departementen namen er aan deel - of vanwege haar democratische interne besluitvorming, maar vooral vanwege de massale mobilisatie van haar leden.

Ook de Hondurese vakbonden gebruiken hun internationale contacten om de solidariteit levend te houden en uit te bouwen. Zo bezoekt Carlos H. Reyes, secretaris van Stibys, Genève. Hij werd uitgenodigd door de UITA (Wereldvakverbond voor de voedselindustrie) om een stand van zaken te geven.

Op 29 maart had hij contact met de Hoge Commissaris voor Mensenrechten van de VN. Bij de Internationale Arbeidsorganisatie (IAO) ging hij langs om er het laatste rapport voor te stellen over schendingen van arbeids- en mensenrechten in Honduras.

Poging om onderwijsverzet te breken

In een poging om het verzet van de onderwijsvakbond te breken, heeft de Hondurese regering een decreet uitgevaardigd dat bepaalt dat leerkrachten die op 28 maart niet komen opdagen om les te geven twee maanden loonverlies zullen leiden. Wie niet komt op woensdag 30 maart, de dag van de nationale burgerstaking van het FNRP, zal 6 maanden loonverlies lijden en wie geen lesgeeft op maandag 4 april verliest gewoonweg zijn job. De nationale burgerstaking van 30 maart was bedoeld als een voorloper voor de algemene staking.

Het Parlacen (Centraal-Amerikaans Parlement) zou deze week Porfirio Lobo huldigen voor zijn 'verzoenende rol' die hij speelde in Honduras. Vanwege de repressie tegenover het sociale protest is daar voorlopig van afgezien. Een volgende plenaire vergadering zal de motie echter opnieuw behandelen met als bedoeling de erkenning van het huidige regime in Honduras.

In de maand juni vindt ook de Algemene Vergadering van de Organisatie van Amerikaanse Staten plaats in San Salvador. Daar zal worden geprobeerd om Honduras weer te laten opnemen in de organisatie. Daartoe is al een lobbycampagne opgestart door rechts. Aan de linkerzijde blijft Unasur nog steeds gekant tegen een eventuele heropname van Honduras.

Het FNRP heeft een grote informatiecampagne opgezet om de mensen te informeren wat er allemaal op het spel staat, ook op internationaal vlak. Het FNRP zal Honduras vertegenwoordigen op het volgende Wereld Sociaal Forum in São Paolo. Ook de internationale vakbondssolidariteit kan wereldwijd het verschil maken door Hondurese basisorganisaties te blijven ondersteunen en ruchtbaarheid te geven aan de acties van de onderwijsvakbonden.

Ellen Verryt

Ellen Verryt is regionaal verantwoordelijke voor Latijns-Amerika bij de NGO Wereldsolidariteit.

mardi 29 mars 2011

Infos du Honduras - La repression continue - Appel à la solidarité

Nous lançons un appel à la solidarité avec la lutte du peuple hondurien qui vit actuellement, et depuis le coup d'état de juin 2009, une situation de violence systématique et institutionnalisée et d'une augmentation de violations des droits humains.

Depuis le jeudi 17 mars, plusieurs manifestations accompagnées par le Front national de résistance populaire -en solidarité avec le mouvement des enseignants et de la défense de l'éducation publique-, ont été réprimées par la police nationale et les forces armées avec un usage excessif de la force. Ce nouvel épisode de répression n'est que la continuité de la violence institutionnalisée d'un gouvernement qui n'a fait qu'assurer la continuité des violations des droits humains.

Les manifestations pacifiques -intégrées par des enseignants, des étudiants, des jeunes, des parents et des mères, ainsi que par les secteurs organisés-, ont été réprimées avec des quantités excessives de gaz lacrymogènes dans un évident mépris des procédures autorisées pour la dissolution de protestations. Les capsules de gaz sont utilisées comme des projectiles, jetées directement sur les manifestants et dans des espaces confinés. L'utilisation de canons à l'eau colorée est aussi constatée. Depuis le coup d'état, plusieurs personnes ont été des victimes fatales de cette tactique.

Le 24 mars, les organes de répression sont entrées à l'Université nationale autonome du Honduras, en violation flagrante du principe d'autonomie universitaire. Pendant environ six heures, la police s'est affrontée avec ses étudiants et étudiantes, armées de pierres, et a jetée plus de 100 capsules de gaz lacrymogène sur le site du campus universitaire, affectant de nombreux étudiants, employés et professeurs. Le lendemain, la répression a été encore plus violente, avec une «pluie» de gaz lacrymogène s'étalant sur l'espace de quelques pâtés de maisons. Plusieurs personnes se sont vues affectées par les gaz et les coups. La police à fait la chasse aux manifestants, et a capturé beaucoup d'entre eux.

Pour tout ceci, nous demandons à la communauté internationale de mener des actions de solidarité et exiger le cesse de la répression et le respect du droit d'association libre expression et protestation démocratique.

jeudi 10 mars 2011

La Resistance du Honduras consolidée après la grande Assemblée Nationale

27 Février, 2011.

Pendant deux jours, la première assemblée générale de base populaire a eu lieu avec une représentation de plus de 1500 délégués provenant de toutes les municipalités et plus de 300 organisations qui composent le Front National de Résistance Populaire au Honduras. 
Félix Molina a ouvert son programme de radio dominical en disant "…iont perdu ceux qui ont utilisé les vieilles techniques d'intimidation parce qu'ils ont été victimes d´elles-mêmes." 

L'assemblée a décidé presque à l'unanimité de ne pas participer aux processus électoraux, rester comme un front ample politique et a ratifié José Manuel Zelaya et Juan Barahona en tant que coordinateur et coordinateur adjoint. 

Le FNRP a consolidé son identité comme front national en lutte politique et comme front ample dans sa diversité et l’abandon de sa conversion en parti politique ou front électoral. 

Pour sa part, Carlos H. Reyes a déclaré que "c'était une réunion sans précédent au Honduras, un exemple de débat et de résolution des problèmes en acceptant le fait que la discussion doit continuer; cette Assemblée n'était ni le début ni la fin." Quant à l'unité qui a été utilisée comme mot d'ordre de l’Assemblée, Reyes a déclaré: "après cette Assemblée nous sommes plus unis dans notre diversité ... (...) ... nous étions préoccupés par ce qui pouvait arriver, mais ça a été un grand succès et le FNRP en est sorti plus fort" . 

En outre, l'un des aspects plus importants a été la décision d'initier un processus d'auto convocation pour une Assemblée Nationale Constituante du 28 juin de cette année. En ce sens, Félix Molina a nommé un certain nombre d'organisations qui ont travaillé sur des propositions constitutionnelles. "Il faut travailler à partir de maintenant sur les contenus de la nouvelle Constitution", a déclaré Molina en assurant que le Mouvement Ample pour la Dignité et la Justice, La Red COMAL, le diocèse d’Occident et les mouvements des peuples originaires et noirs du Honduras ont déjà travaillé à des propositions concrètes.

D’autre part, l'ex-première dame Xiomara Castro a assisté a l'événement politique en tant que déléguée,eti a à son tour demandé au gouvernement des Etats Unis de ne pas interférer dans la détermination du peuple hondurien de décider de son présent, son avenir et son mode de vie. 

Plusieurs personnes ont fait remarquer qu’un problème d'identité a été résolu. Il régnait une grande unanimité et le constat a été fait que ce n'est qu'ensemble qu’ils parviendront à une Assemblée Nationale Constituante, à assurer le retour des personnes en exil et au démantèlement du régime. 

L'événement a été certainement historique et significatif. Mais il a également été un espace de discussion politique et le symbole du début de l'émancipation d'un peuple en résistance. 

Texte tiré du site de Front national de Résistance populaire.
www.resistenciahonduras.net

mardi 1 mars 2011

Manuel zelaya : lettre a l'assemblee du Front national de Résistance populaire du 26 fevrier

Cher(e)s camarades,
Délégué(e)s à l'Assemblée Nationale,
Front National de Résistance Populaire,
Peuple hondurien en Résistance,

A quelques heures du début de l'événement le plus important de l'histoire poltique du Honduras, depuis la formation des partis politiques traditionnels, nous appelons tous les membres du FNRP à impulser un mouvement de libération nationale basé sur des principes et des idées révolutionnaires, pro socialistes, pour construire une nouvelle société.

Il est important de savoir que ma présence physique demeure entravée par les plans stratégiques d'expansion de l'empire, ceux-là même qui ont ordonné ma sortie brutale de l'administration de l'Etat, utilisant ces traitres de la patrie qui, ces cinquante dernières années, ont gouverné sans respect, sans éthique ni morale.

Chaque jour qui passe, et même si nous entrons dans des zones de turbulence, nous devons avoir confiance dans le fait que la résistance continue de consolider la conscience nationale, qui s'appuie sur l'unité, le savoir, les idées et la construction de la pensée populaire ; voilà les armes qui unissent cette assemblée du peuple qui se libère.

Depuis sa création, le front est une organisation politique, par définition, démocratique incluante et libre, cela doit être réaffirmé ; en évitant la "terrible" possibilité qu'elle devienne lors de cette assemblée un "nouveau" parti traditionnel et que cette discussion nous amène à agir exactement comme l'un d'entre-eux.

Nous ne devons pas répéter l'histoire des vieux partis "émergents", qui ont assumé les pratiques vicieuses des partis traditionnels, et qui ont fini par agir de pire façon encore. Il pourrait arriver la même chose si nous acceptions de façon irréfléchie le postulat de bonne foi qui consiste à entrer maintenant dans la sphère électorale.

Je ne considère pas cette position comme étrange, car en tant que société, nous tendons à reproduire les patrons qui constituent la classe dominante ; ce qu'il y a de compliqué dans cet objectif c'est de construire un nouveau processus.

Les processus électoraux de n'importe quelle société latino-américaine sont virtuellement inévitables pour les peuples en voie de libération ; Nous ne sommes pas une exception, mais cela ne doit pas être considéré comme une obligation, mais comme une mission de plus. Il est clair qu'en ce moment, notre participation aux élections aurait des effets plus destructeurs que positifs ; Les conditions ne sont pas réunies et le contrôle des putschistes sur tous les organismes d'application de la justice, ne rendent pas, pour l'instant, cette possibilité viable. Néanmoins, la réalité est dynamique et la conjoncture peut changer, celle-ci nous oblige parfois, de manière soudaine, à prendre des décisions transcendentales. Le fait que nous ne soyons pas prêts ne veut pas dire nous devions rester immobiles, au contraire, cela nous oblige à mener notre lutte à plusieurs niveaux de l'action organisée pour exiger que les conditions soient celles dont nous avons besoin.

Le Front National de Résistance Populaire en tant qu'entité politique doit continuer l'important travail d'organisation, de formation et de mobilisation dans toutes les unités géographiques du pays, depuis le hameau jusqu'au niveau national. Nous avons besoin d'envirion 25 milles directives pour être prêts : Aucun changement n'est possible si le peuple n'est pas prêt.

Il faut savoir qu'au sein du front, il y a des hommes et des femmes bien décidés à lutter contre tout et à tout risquer, ne gâchons pas l'opportunité qui nous est donnée en créant maintenant des compétitions stériles entre nous.

La marche implacable du néo-libéralisme dans notre pays, les violations des droits humains, la mutilation des conquêtes sociales des enseignants, des ouvriers, des paysans et des indigènes, nous démontrent qu'en la matière nous avons régressé de plusieurs années, en particulier avec la réapparition de pratiques du crime politique qui remontent aux années 80'. Nous ne pouvons espérer que quelqu'un d' autre fera la justice pour nous. Nous devons exiger immédiatement le démantèlement de tout l'appareil qui couvre les groupes paramilitaires et le système d'administration de la justice, non seulement pour sa complicité dans le coup d'Etat mais aussi pour son attitude complaisante envers les bourreaux du peuple. Nous n' y arriverons qu'avec l'action permanente de la pression populaire.

Nous devons dénoncer les groupes qui agissent comme des chiens assoiffés de sang et dont le désir de torturer est insatiable, autant que l'injustice et l'isolement dans lesquels nous sommes, nous devons les dénoncer de façon quotidienne, sur les plans national et international, nous ne pouvons laisser cette charge immense à un groupe de défenseurs de droits humains qui ont chaque jour plus de travail, à cause de l'impunité dans laquelle agissent les assassins. Nous défendre est du devoir de tous et défier le système de justice qui nous opprime est une manière légitime de nous protéger.

la mission consiste à nous renforcer et à ouvrir autant de fronts de lutte pour nos revendications qu'il sera possible, sans trêve, de la même façon qu'ils sont implacables, nous devons démontrer que nous sommes invincibles.

L'auto-convocation de la constituante est une proposition que nous formulons depuis le mois d'août 2010, et nous devons nous y tenir jusqu'à l'élaboration de la nouvelle constitution où apparaissent nos droits souverains.

Il est impératif de demander que les figures du référendum et du plebiscite deviennent transparents dans les plus brefs délais, ainsi, nous mobilisons le peuple, nous l'organisons et nous prenons l'ennemi à son propre piège.

Nous voulons une société libre qui restecte le droit à la propriété mais que ce droit particulier ne soit pas au dessus du droit collectif. Nous voulons que les citoyens soient au dessus du marché et que le bien-être commun soit le but de la société. Le Honduras n'est pas une propriété privée, inscrite sur le registre du marché au nom de quelques familles qui se croient propriétaires du patrimoine national.

Ceux qui sentent que cette lutte ne répond pas à leurs attentes devraient considérer sérieusement la possibilité qu'ils se trompent.

Compatriotes, ce n'est pas non plus en nous croyant plus révolutionnaires que d'autres que nous construisons le nouveau Honduras, c'est en reconnaissant le révolutionnaire qu'il y a en chaque résident, ceux des différentes forces politiques -libéraux UD- que nous intégrons au front.

Exiger la restauration de l'Etat démocratique, la fin de l'impunité pour les crimes de lèse humanité et la convocation d'une large Assemblée Nationale Constituante, incluante, juste, souveraine et originaire est une mission que nous devons mener à bien.

Depuis presque deux ans que nous avons été expulsés violemment de notre terre, avec des centaines de compatriotes, nous croyons que cette assemblée est un acte d'espoir pour la refondation du Honduras, et qu'elle remplira sa mission d'abonder en positions d'unité et en pratiques démocratiques.

Nous résistons et nous vaincrons

Resistimos y venceremos.

José Manuel Zelaya Rosales

jeudi 24 février 2011

L’ONU dénonce l’état de malnutrition d’un grand nombre d’enfants honduriens

New York, 11 février (RHC)

Le Programme mondial des Aliments de l’ONU a fait savoir que quelque 800 000 enfants honduriens souffrent de malnutrition chronique.

Miguel Barreto, représentant de cette entité a qualifié d’alarmant le nombre de familles qui n’ont pas accès aux aliments de base dans ce pays centraméricain où la pauvreté extrême touche 7 sur 10 personnes.

Il a expliqué que 27% des enfants ayant de carences alimentaires présentent des problèmes de développement physique et intellectuel, ce qui entrave leur incorporation active à la société.