mercredi 14 juillet 2010

Un an après le coup d'Etat, le Honduras résiste. Entretien avec le président Manuel Zelaya par Manola Romalo

« Nous devons vaincre le coup d'État, l'impunité et la terreur ». Manuel Zelaya, président légitime du Honduras depuis janvier 2006, a été dérogé le 28 juin 2009 par un coup d'État. Depuis le 27 janvier 2010, il se trouve avec son épouse et sa cadette en République Dominicaine. Entretien réalisé par Manola Romalo, publié en exclusivité par Junge Welt (Allemagne) et Rebellion (Espagne).

Ce 28 juin le peuple hondurien sort protester dans tout le pays contre le coup d'État perpétré il y a un an par une clique d’oligarques, parrainé par Washington. Sous l’hospice d’un gouvernement fantoche mis en place en juillet 2009 — suivi par les élections présidentielles manipulées de janvier 2010 — des paramilitaires ont assassiné à ce jour des dizaines de membres de la Résistance, des syndicalistes, des enseignants, des journalistes. Protégeant ses intérêts économiques, l’Union Européenne n’y voit que du feu.

Manola Romalo : Monsieur le Président, cela fait un an aujourd’hui qu’une clique d'entrepreneurs envoyèrent des militaires vous kidnapper dans votre maison sous le feu des balles. Que signifie cet acte pour l’avenir du Honduras ?
Manuel Zelaya : En ce moment, ils ont plus de problèmes qu’auparavant : ils ont fait prendre conscience, non seulement au peuple hondurien mais aussi aux peuples d’Amérique Latine, de la menace que représente l’ambition économique pour les démocraties. Avec cette attaque, ils ont réussi à accélérer les processus de transformation à travers lesquels sont nées de nouvelles forces d’opposition.
L’influence des grandes multinationales s’étend à la politique étrangère des États-Unis, preuve que l'administration d’Obama — de même que celle de son prédécesseur — est tombée dans l’effrayante erreur d’appuyer le terrorisme d’État. Ils ont recommencé à faire des coups d’État, méthode pratiquée déjà dans le passé par une extrême droite acharnée à semer la barbarie à travers le monde.

Manola Romalo : Quoique les putschistes, parrainés par Washington, essayèrent de maquiller en démocratie les élections présidentielles de novembre 2009, une grande partie de la communauté internationale n’a pas reconnu la légitimité du gouvernement en place. Quelles transformations démocratiques veut le peuple hondurien?
Manuel Zelaya : J'ai présenté un plan de réconciliation en 6 points qui passent par le respect des Droits Humains et la fin de l’impunité. C'est le chemin correct pour annuler le putsch et retourner à l’État de droit.
Avec leur position inflexible et extrémiste de laisser impuni ce putsch au Honduras, les États-Unis et leurs alliés créoles n'appuient pas ce plan et n’aident en rien la réconciliation du peuple hondurien.
Contrairement à ce que nous avons espéré, avec ses déclarations, le Département d’État ignore le crime qu’il condamna antérieurement et nomme « crise politique» des faits qu’il occulte : l'immunité et les privilèges des putschistes.

Manola Romalo : Le Ministère allemand des Affaires Extérieures informe sur son site Internet , qu’ « après le coup d`État », le gouvernement allemand ne reprendra pas de nouveaux projets d’aide pour le Honduras, mettant également court aux « consultances gouvernementales ». Quelle est la situation économique du pays ?
Manuel Zelaya : Les chiffres sont plus éloquents que les mots. En trois ans nous avions réalisé les meilleurs indices de croissance de l’histoire du Honduras : 6,5 et 6, 7 %. Pour la première fois en trente ans, la pauvreté avait été réduite à plus de 10 %.
Par contre, depuis le coup d'État, le pays est entré dans une récession économique, le nombre de pauvres a augmenté, les investissements de l’Etat et ceux des particuliers ont été réduits de façon significative. Les dommages causés par le coup d'État dans le processus de développement économique du pays vont durer au moins dix ans avant d’être réparés.

Manola Romalo : Ce 28 juin, il y aura de grandes manifestations dans tout le pays, le peuple va débattre les principaux articles de la Déclaration légitime pour reconstruire la démocratie, l’ordre constitutionnel et l’État de droit.
Manuel Zelaya : L’organisation, la conscience et la mobilisation sont nécessaires pour renforcer le Front National de Résistance Populaire (FNRP) qui est la force sociale et politique de la Résistance contre le coup d’État. Nous avons la responsabilité de la reconstruction, le peuple doit reprendre les affaires en cours pour transformer le pays.

Manola Romalo : Monsieur le Président, dans le contexte politique du Honduras, le peuple réclame énergiquement votre retour. Quels sont vos projets ?
Manuel Zelaya : Le futur n'est pas très loin. Toutefois je fais des projets pour le présent: je veux réussir à vaincre les espaces d'impunité avec lesquels les putschistes prétendent couvrir les crimes contre la démocratie et contre l'humanité.
Mon retour devra être immédiat, il n´existe aucun prétexte ni justification qui expliquerait l'absence absolue de garanties our mon retour. Il n’est pas possible que quelqu’un prétende voir les victimes soumises à la justice de leurs bourreaux.
Mon retour est lié à la reprise de l’Etat de droit au Honduras. Le propre président Porfirio Lobo affirme être menacé, ajoutant en même temps qu’il garantit ma sécurité.
Évidemment, ils utilisent les Honduriens comme des cobayes, les putschistes font de ce pays un laboratoire de violence. Ils recourent aux castes militaires pour réprimer le peuple et créer le chaos afin de maintenir le contrôle sur la société. Peu leur importent les conséquences du processus d'intégration régionale et la confrontation, doublement éprouvés, avec les organismes multilatéraux.
Les preuves sont sous nos yeux : ils ont créé un nouveau régime de terreur et de persécution. Et les Etats Unis ont beaucoup perdu de leur prestige en Amérique Latine.

mercredi 23 juin 2010

28 juin 17h, manifestation un an après le coup d'État

MANIFESTATION


Un an, jour pour jour, après le



COUP D'ETAT MILITAIRE AU HONDURAS



qui a été honteusement avalisé par les Etats-Unis,

par la Belgique et par l'Union européenne

suite à l'organisation d'élections pseudo-démocratiques,

alors que la répression s'intensifie, mais que la résistance tient bon,


venez manifester avec nous,


ce lundi 28 juin à 17h00


face à l'Ambassade du Honduras,

3, rue des Gaulois

à 1040 Bruxelles (Métro Mérode, bus 80, tram 81,)



- SOLIDARITE AVEC LA RESISTANCE DU PEUPLE DU HONDURAS CONTRE LE COUP D'ETAT ET POUR UNE CONSTITUTION DEMOCRATIQUE !


- NON A LA COOPERATION DE LA BELGIQUE ET L'UNION EUROPENNE AVEC LES MILITAIRES ET LES CIVILS PUTCHISTES !


- NON AUX ASSASSINATS ET A LA CENSURE !


- RETABLISSEMENT DE LA DEMOCRATIE ET DU GOUVERNEMENT LEGITIME !


EXPULSION DE L'AMBASSADEUR PUTCHISTE RAMON CUSTODIO !


Pour trouver l'ambassade du Honduras, sur Google Map : http://maps.google.com/maps?f=q&hl=en&q=3%2C+rue+des+Gaulois+1040+%2C+Bruxelles%2C+Belgium


A l'initiative de :

PLATEFORME POUR LA DEMOCRATIE AU HONDURAS, CNCD 11-11-11, CADTM, CIFCA, CIDAL, Comité pour les droits humains "Daniel Gillard", Comité de solidarité avec la Bolivie,...


mercredi 16 juin 2010

Projection du film "Quien dijo miedo ?" de Katia Lara

Le 24 juin à 20h au Botanique.

Le film de Katia Lara — réalisatrice hondurienne bien connue — aujourd'hui exilée en Argentine, sera lancé en sa présence à Bruxelles le 24 juin simultanément avec les lancements qui ont eu lieu tout au long de ce mois de juin à Madrid, Hamburg, París, Managua, San Salvador, Guatemala, San José, Caracas, Washington y San Francisco, un an après le coup d'Etat au Honduras qui a été perpétré le 28 juin 2009.

Pour la réalistatrice: « il n'y a pas de démocratie dans un pays où des milliers d'hommes et de femmes n'avons d'autre choix que l'exil ou la mort. Aujourd'hui j'ai le privilège et la responsabilit de raconter notre histoire de résistance pacifique" et elle ajoute" la mobilisation internationale face à la situation du Honduras doit se renforcer afin d'obliger les gouvernements du monde à agir en fonction des souhaits de leurs peuples au lieu de le faire en faveur d'intérêts impérialistes. »

Synopsis du documentaire

Avant le coup d'État, René travaillait la réalisation de spot de télévision pour promouvoir une consultation pour permettre au peuple hondurien de décider de convoquer ou non une Assemblée constituante. Le matin du 28 juin 2009 la consultation populaire fut remplacée par un coup d'Etat brutal contre le Président Manuel Zelaya, qui fut sequestré et expulsé du pays.
QUIEN DIJO MIEDO suit le peuple hondurien en résistance en accompagnant René, qui a rejoint depuis le premier jour le Front de Résistance contre le coup d'État. Ainsi nous connaissons de près la trame de ce réveil de ce peuple qui ne veut plus être le laboratoire des Etats-Unis conre les changements qui s'opèrent en Amérique latine.

QUIEN DIJO MIEDO montre la barbarie de la dictature instaurée, occultée par l'encercelement médiatique. Chaque jour, durant six mois, la résistance manifeste pacifiquement dans tout le pays, et se renforce malgré la répression: détentions illégales, coups, mensonges, tanks, état de siège, couvre-feux, assassinats, disparitions forcées, perquisitions illégales, fermeture des médias, menaces de morts... Après divers tentatives de retour, Manuel Zelaya réapparait de façon inopinée à l'Ambassade du Brésil, qui encerclée par l'armée du Honduras, se convertit en prison durant quatre mois. René n'a pas d'autres choix que l'exil pour continuer la lutte.
Le 29 Novembre 2009 les auteurs du coup d'État organsient un show électoral pour légitimiser leur nouveau dictateur; Porfirio Lobo. Zelaya abandonne le pays le jour même de la prise de la prise de possession de Lobo.

Le Front de résistance populaire continue le processus non réversible créé par le coup d'État lui-même vers une Assemblée Nationale Constituante et pour une refondation du pays. Le monde doit être sur ses gardes. L'expérience menée par les États-Unis peut se reproduire ailleurs...

vendredi 23 avril 2010

Une journée de soutien au Sommet des Peuples

Climat et Justice Sociale et la Plate-forme démocratie au Honduras appellent les individus, associations, organisations sensibles à l’urgence de la question climatique, à se joindre à nous dans l’organisation d’un rassemblement aux abords de l’Ambassade de Bolivie en soutien au « Sommet des Peuples* » (en bonne entente avec l’ambassade), le samedi 24 avril, à 16.00.

Le rassemblement, que nous voulons festif, se rendra ensuite au théâtre Marni pour que la journée se termine non pas seulement avec des prises de paroles, mais aussi avec une fête de la Pachamama, organisée en collaboration avec nos amis d’Amérique Latine avec les groupes suivants :

• Llawar Mallku (Taller d'Arte Nativo Yawar Malku), Groupe artistique d’art indien, de musique autochtone et créole des pays des Andes

• Pachamama-Bolivia, Groupe folklorique de danse, de la Bolivie

Nous désirons nous adresser à un public large et dépasser le cadre des gens déjà sensibilisés ; nous pensons que c’est un des sens de la journée du 24/04 : une journée de manifestation et de soutien, à la fois consciente et festive. Il reviendra donc à toutes les associations organisations de mobiliser.

Après la très belle expérience du Train pour Copenhague et de la manifestation du 11 décembre dernier, nous voulons continuer à agrandir ce réseau qui nous rassemble et nous unit dans la lutte contre les incohérences qui détruisent le climat et hypothèquent la justice sociale.

Si vous êtes intéressés à porter ce rassemblement avec nous et à vous joindre à cet appel, merci d’appeler : Jean-François Pontégnie (0476/03.65.45) ou Sandra Invernizzi (0494/30.68.35)


(*) "Conferencia Mundial de los Pueblos sobre el Cambio Climático y los Derechos de la Madre Tierra"

Au Honduras, la normalisation par la guerre sale

Depuis la farce électorale du 29 novembre 2009 destinée à blanchir le coup d’État militaire du 28 juin contre le président Manuel Zelaya, la « médiacratie » a bien fait les choses : avec la bénédiction des Etats-unis et de l’Europe, le Honduras aurait retrouvé la démocratie.

Or, voilà que les masques du prétendu « gouvernement de réconciliation nationale » tombent. Comme dans les années 1980, le pouvoir a entrepris une campagne de liquidation sélective des militants et dirigeants du Front national de résistance populaire (FNRP), à travers des escadrons de la mort qui sévissent en toute impunité. Le 23 mars, le professeur Manuel Flores a été abattu dans son établissement, San José de Pedregal, devant ses élèves et collègues. Dirigeant syndical du Collège des professeurs de l’enseignement secondaire, il était également membre du Parti socialiste centraméricain. Le 26 mars, des journalistes du Canal 4 de Juticalpa, Ballardo Mairena et Manuel Juarez, ont été criblés de balles par des hommes armés qui leur avaient tendu une embuscade. Ces deux morts s’ajoutent aux cinq journalistes assassinés en quelques mois par le régime du président Porfirio Lobo.

Le 25 mars, onze dirigeants syndicaux de l’Enseignement supérieur de l’Université nationale autonome du Honduras (UNAH) ont été arrêtés, ligotés et enchaînés comme des malfrats. Dans le département d’Atlantidá, cinq paysans ont été abattus depuis le début de l’année, dont José Antonio Cardoza et José Carias, du Mouvement unifié des paysans d’Aguán (Muca). Le défenseur de la forêt, Francisco Castillo, a également été liquidé.

La haut-commissaire aux droits de l’homme de l’Organisation des Nations unies (ONU), Mme Naty Pillay, a demandé le 15 mars que s’ouvre une enquête sur « les cas de violations du droit à la vie, torture, arrestations arbitraires et viols » au Honduras.

Le coup d’Etat préventif du 28 juin 2009 était bien un avertissement à tous les peuples d’Amérique latine, une tentative de coup d’arrêt, d’intimidation envers l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA), et visait à refaire du Honduras le gendarme américain en Amérique centrale.

Renforcée, plurielle, inventive, non-violente, l’opposition hondurienne, rassemblée au sein du FNPR, ne désarme pas. Elle va entreprendre, d’avril à juin, une grande consultation nationale pour recueillir les signatures de 30 % des électeurs en vue d’exiger une Assemblée constituante débouchant sur la refondation du pays, par l’élaboration d’une constitution ayant désormais pour garant le peuple et non l’armée et l’oligarchie.

L’Union européenne se tait ; elle a repris tant ses relations avec Tegucigalpa que les négociations commerciales avec l’ensemble de l’Amérique centrale – dont fait partie le Honduras – pour signer en mai prochain un traité de libre commerce.

Jean Ortiz
Professeur à l'Université de Pau

Deux journalistes de plus tués par balle

AFP - Deux journalistes ont été tués par balle vendredi au Honduras, ce qui porte à cinq au total le nombre de journalistes assassinés dans ce pays au cours du seul mois de mars, a-t-on appris de source officielle.

Les deux journalistes voyageaient à bord de leur voiture dans le département d'Olancho (est) quand des inconnus ont ouvert le feu dans leur direction à partir d'un autre véhicule, dont les assassins "sont même descendus pour achever leurs victimes", a déclaré à la presse Rigoberto Contreras, chef des pompiers de Juticalpa, une ville située à 200 km à l'est de Tegucigalpa, la capitale.

Bayardo Mairena, qui animait des programmes à la radio et à la télévision locales, a été tué sur le coup, et Manuel Juarez, son assistant, a succombé à ses blessures peu après à l'hôpital, a précisé le chef des pompiers qui a ajouté qu'on ignorait les motifs de ces assassinats.

Ils surviennent après une série de meurtres de journalistes commis ce mois-ci. Le 15 mars, Nahum Palacios Arteaga, 34 ans, a été abattu dans sa voiture à Tocoa (nord). Il travaillait pour une radio et une télévision locales. "On a vraiment voulu le tuer, la voiture présentait 41 impacts" de balles, a expliqué un porte-parole du ministère de la Sécurité.

Le journaliste et un de ses confrères avaient reçu récemment des menaces téléphoniques leur enjoignant de cesser de "défendre les pauvres", selon le Comité pour la liberté d'expression, organisation
privée de défense de la presse.

Depuis le coup d'Etat qui a renversé le président Manuel Zelaya le 28 juin 2009, "Nahum Palacios Arteaga avait été victime de mauvais traitements et de vexations de la part de militaires qui lui avaient
confisqué ses instruments de travail", a précisé le comité dans un communiqué.

Le 11 mars, le journaliste David Meza, 51 ans, a été tué par balle dans sa voiture à La Ceiba, port de la côte atlantique, à 500 km au nord de Tegucigalpa. Il était correspondant pour une radio et une chaîne de télévision de la capitale.

Le 2 mars, un autre journaliste, Joseph Hernandez, 26 ans, a été tué à Tegucigalpa par des coups de feu qui avaient blessé Karol Cabrera, une éditorialiste qui a attribué cette attaque à des partisans de l'ex-président Zelaya.

Source : France24

Pour la résistance contre le coup d'État

Plate-forme pour la démocratie au Honduras

Le 28 juin 2009, le président constitutionnel du Honduras, Manuel Zelaya, a été séquestré par l'armée du Honduras et expulsé de force vers le Costa-Rica, avec l'appui tacite des États-Unis. Une oligarchie des plus réactionnaires a été installée au pouvoir par les militaires, afin d'empêcher les réformes sociales qui étaient en cours, et la démocratisation du pays.

Le Front de résistance à la dictature s'est immédiatement constitué, qui a opposé durant tous ces mois une résistance sans précédent à la dictature, malgré le haut niveau de répression, les blessés, les morts, les disparus, la censure et la destruction des quelques media indépendants.

L'Union européenne a condamné le coup d'État pour la forme, mais l'a entériné dans les faits, en s'abstenant d'exercer de pressions réelles notamment commerciales, qui auraient permis de rétablir la démocratie; puis en avalisant les élections frauduleuses organisées par ce pouvoir de fait, en décembre 2009, par lequel la dictature a tâché de laver son image.

Dès la prise de fonction en janvier 2010 du nouveau président, Porfirio Lobo, tout en déclarant pour la forme qu'elle serait vigilante sur la question des droits de l'homme, l'Union européenne l'a tout de suite considéré comme un interlocuteur valable pour reprendre les négociations d'un traité de libre-échange.

Aujourd'hui, malgré le fait que se multiplient au cours de ces derniers jours les assassinats de syndicalistes, de paysans, de journalistes, la résistance continue au Honduras et à l'extérieur. Pour nous, il est essentiel de contrer ce coup d'État au Honduras, pour la défense de la démocratie et des libertés non seulement au Honduras, mais aussi sur tout le continent latino-américain, et pour la survie des gouvernements démocratiques progressistes que se sont donnés les peuples dans d'autres pays tels que la Bolivie, l'Equateur, le Venezuela, le Paraguay, le Brésil...

Pour nous vivant en Belgique, il s'agit aussi de rejeter fermement le fait que l'Union européenne et la Belgique acceptent un tel régime de fait, de telles façades démocratiques, et tolèrent de telles violations des droits de l'homme et de l'État de droit; il s'agit de refuser que, — pour le profit de quelques investisseurs européens et de quelques transnationales —, soit négocié un accord de libre-échange avec un tel régime qui s'est imposé à la baïonnette et qui s'oppose bien entendu aux changements sociaux et à la démocratisation du pays.

Solidarité avec le peuple du Honduras !

Échec au coup d'État !

Non à la censure et aux assassinats !

Non aux négociations commerciales !

Tél: + 32 474576780

Compte bancaire pour appuyer la résistance: François Houtart: IBAN:BE19 0634 1932 8712 / BIC: GKCCBEBB