<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-7494435158227325540</id><updated>2012-01-20T12:50:12.611+01:00</updated><title type='text'>Plate-forme pour la démocratie au Honduras</title><subtitle type='html'>Pour la dignité humaine, contre la dictature !</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://democratie-honduras.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7494435158227325540/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://democratie-honduras.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Martin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06563961586656499388</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>39</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7494435158227325540.post-2094291385003136401</id><published>2012-01-20T12:48:00.001+01:00</published><updated>2012-01-20T12:50:12.616+01:00</updated><title type='text'>Quinze femmes journalistes déposent plainte contre les plus hautes autorités de l’État ; Reporters sans frontières soutient la démarche</title><content type='html'>Par Benoît Hervieu&lt;br /&gt;Reporters sans frontières&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le président Porfirio Lobo Sosa ainsi que les généraux René Osorio Canales et Andrés Felipe Díaz, respectivement chef d’État-major des armées et chef de la garde d’honneur présidentielle, font désormais l’objet d’une plainte déposée, le 21 décembre 2011, par quinze femmes journalistes du collectif “Journalisme pour la vie et la liberté d’expression” devant la procureur des droits de l’homme Sandra Ponce.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Cette procédure fait suite à la manifestation du 13 décembre dernier, au cours de laquelle les plaignantes et une cinquantaine de journalistes, militants des droits de l’homme et représentants de certains mouvements sociaux avaient été violemment agressés en passant aux abords du palais du gouvernement à Tegucigalpa (&lt;a href="http://fr.rsf.org/honduras-une-protestation-pacifique-de-14-12-2011,41547.html"&gt;http://fr.rsf.org/honduras-une-protestation-pacifique-de-14-12-2011,41547.html&lt;/a&gt;).&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;“Trois raisons au mois nous amènent à soutenir cette plainte collective, dont nous avons reçu copie. Elle constitue, d’une part, la réponse légitime à de graves abus d’autorité contre des personnes sans défense. Elle réplique, d’autre part, à une scandaleuse propagande d’État consistant à discréditer les victimes en les faisant passer pour les agresseurs. Pourquoi une précédente manifestation de journalistes organisée quatre jours plus tôt au même endroit a-t-elle eu lieu sans le moindre heurt ? Enfin, au-delà des faits dont elle relève, cette plainte collective pose légitimement la question de savoir pourquoi l’impunité perdure dans un pays devenu, après le Mexique, le plus meurtrier du continent pour ceux qui font œuvre d’informer, en particulier sur une situation des droits de l’homme aussi alarmante. Notre voix se joint à celle des plaignantes pour exiger des autorités honduriennes que justice soit un jour rendue”, a déclaré Reporters sans frontières.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Le Honduras compte 24 journalistes tués depuis 2003, dont 17 depuis le coup d’État du 28 juin 2009 (&lt;a href="http://fr.rsf.org/honduras-une-journaliste-assassinee-un-08-12-2011,41527.html"&gt;http://fr.rsf.org/honduras-une-journaliste-assassinee-un-08-12-2011,41527.html&lt;/a&gt;).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7494435158227325540-2094291385003136401?l=democratie-honduras.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7494435158227325540/posts/default/2094291385003136401'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7494435158227325540/posts/default/2094291385003136401'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://democratie-honduras.blogspot.com/2012/01/quinze-femmes-journalistes-deposent.html' title='Quinze femmes journalistes déposent plainte contre les plus hautes autorités de l’État ; Reporters sans frontières soutient la démarche'/><author><name>seb</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06741355661037692598</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7494435158227325540.post-4335188408246387401</id><published>2012-01-20T12:42:00.003+01:00</published><updated>2012-01-20T12:47:49.471+01:00</updated><title type='text'>Un avocat assassiné après avoir dénoncé dans la presse les abus de la police</title><content type='html'>Par Benoît Hervieu&lt;br /&gt;Reporters sans frontières&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’avocat Ricardo Rosales a été assassiné le 17 janvier 2012, trois jours après avoir dénoncé au quotidien Diario Tiempo, de très graves violations des droits de l’homme attribuées à  des fonctionnaires de police de Tela (Nord)  (&lt;a href="http://www.tiempo.hn/index.php/sucesos/3059-abogado-denuncia-abusos-de-policias"&gt;http://www.tiempo.hn/index.php/sucesos/3059-abogado-denuncia-abusos-de-policias&lt;/a&gt;). Ricardo Rosales quittait son domicile, où se trouve également son bureau, pour se rendre à une audience lorsque trois individus armés et encapuchonnés l’ont abattu. L’avocat avait récemment défendu Marco Joel Alvarez, alias el Unicornio, inculpé puis blanchi dans l’enquête sur l’assassinat, le 11 mars 2010, du journaliste David Meza Montesinos (&lt;a href="http://fr.rsf.org/honduras-le-principal-suspect-de-l-02-11-2011,41327.html"&gt;http://fr.rsf.org/honduras-le-principal-suspect-de-l-02-11-2011,41327.html&lt;/a&gt;)&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;"Aux côtés des journalistes, des avocats, universitaires, militants des droits de l’homme, syndicalistes, représentants associatifs ou simples citoyens constituent autant de piliers de la liberté d’informer et le payent trop souvent de leur vie. Selon le Collège des avocats du Honduras (CAH), 74 d’entre eux ont été tués ces trois dernières années en toute impunité. Ce bilan révèle à son tour la faillite complète de l’État de droit que connaît le pays - déjà plombé par l’un des pires indices mondiaux d’insécurité - depuis le coup d’État du 28 juin 2009. En saluant le courage de Ricardo Rosales, nous exigeons que justice lui soit rendue comme aux autres", a déclaré Reporters sans frontières, qui rappelle que 17 journalistes honduriens ont été assassinés depuis 2010 (&lt;a href="http://fr.rsf.org/honduras-une-journaliste-assassinee-un-08-12-2011,41527.html"&gt;http://fr.rsf.org/honduras-une-journaliste-assassinee-un-08-12-2011,41527.html&lt;/a&gt;).&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Selon les informations fournies par l’avocat, des actes de tortures sur des détenus, des abus sexuels sur des jeunes femmes parfois mineures et d’autres humiliations auraient été pratiqués par des policiers entrés récemment en fonctions à Tela pour en remplacer 70 autres assignés et envoyés vers d’autres postes par le ministère de la Sécurité. Ces mesures de rotation au sein de la police s’inscrivent dans le cadre de la vaste Opération Éclair (Operativo Relámpago), lancée en novembre dernier par le gouvernement et destinée officiellement à “lutter contre l’insécurité”. “S’agit-il effectivement de vaincre l’insécurité ou de faire oublier les pires atteintes aux droits humains par un jeu de mutations administratives ? L’assassinat de Ricardo Rosales donne le droit de s’interroger. Pendant ce temps, la répression et la terreur continuent (&lt;a href="http://fr.rsf.org/honduras-une-protestation-pacifique-de-14-12-2011,41547.html"&gt;http://fr.rsf.org/honduras-une-protestation-pacifique-de-14-12-2011,41547.html&lt;/a&gt;)”, a déclaré Reporters sans frontières. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Ricardo Rosales avait pris connaissance des agissements des policiers par les dépositions de parents des victimes et par un témoignage direct d’une jeune fille qui n’ose pas porter plainte pour le moment.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7494435158227325540-4335188408246387401?l=democratie-honduras.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7494435158227325540/posts/default/4335188408246387401'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7494435158227325540/posts/default/4335188408246387401'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://democratie-honduras.blogspot.com/2012/01/un-avocat-assassine-apres-avoir-denonce.html' title='Un avocat assassiné après avoir dénoncé dans la presse les abus de la police'/><author><name>seb</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06741355661037692598</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7494435158227325540.post-8647109606566828866</id><published>2011-10-04T16:43:00.003+02:00</published><updated>2011-10-04T16:48:42.760+02:00</updated><title type='text'>Persécution contre un journaliste proche de la Résistance, un autre dans le collimateur d’un général putschiste</title><content type='html'>Par Benoît Hervieu&lt;br /&gt;Reporters sans frontières&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les inquiétudes exprimées par Reporters sans frontières au moment de la réintégration du Honduras à l’organisation des États américains (OEA) (http://fr.rsf.org/honduras-inquietude-sur-l-avenir-des-07-06-2011,40407.html) restent plus que jamais d’actualité au vu de deux nouvelles affaires de presse politiquement sensibles. Elles concernent deux journalistes de télévision - Mario Castro Rodríguez et Edgardo Antonio Escoto Amador - connus pour leur opposition au coup d’État du 28 juin 2009 et détenteurs d’informations en lien avec celui-ci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;“L’Accord de Carthagène est mort-né et la réconciliation nationale impossible si la censure, la répression et l’assassinat continuent de répondre à la nécessaire information sur le coup d’État et ses conséquences, jusqu’à aujourd’hui. La protection - relative - dont bénéficie Mario Castro Rodríguez, et qui doit être accordée à Edgardo Antonio Escoto Amador, est à la fois nécessaire et insuffisante. Ces affaires doivent susciter des enquêtes approfondies, dussent-elles mettre en cause de hauts responsables de l’armée et de la police, en activité ou à la retraite. L’OEA et la communauté internationale doivent rappeler d’urgence les autorités honduriennes à leur devoir de lutte contre l’impunité. Nous regrettons à cet égard le report de la visite – initialement prévue du 27 septembre au 4 octobre - de Margaret Sekaggya, rapporteur spécial de l’Onu pour la situation des droits de défenseurs des droits de l’homme. Ce rendez-vous doit avoir lieu avant la fin de l’année”, a déclaré Reporters sans frontières. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Cent fois menacé&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Directeur du programme "El látigo contra la corrupción" (“le fouet contre la corruption”) pour la chaîne Globo TV à Tegucigalpa, Mario Castro Rodríguez a fait état d’une centaine de messages l’avertissant de sa mort prochaine depuis le 8 septembre dernier, selon le Comité pour la libre expression (C-Libre), organisation hondurienne partenaire de Reporters sans frontières. Bien que bénéficiaire, avec son frère et collègue Edgardo, de mesures préventives sollicitées par la Commission interaméricaine des droits de l’homme (CIDH) auprès de l’État hondurien, le journaliste craint pour sa sécurité et même sa vie.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mario Castro est un sympathisant du Front élargi de Résistance (FARP), le parti fondé par l’ancien président victime du coup d’État, Manuel Zelaya, depuis son retour au pays en mai dernier. Radio Globo et Globo TV ont été fortement exposés à la répression et à la censure dans les mois qui ont suivi le putsch, en raison de leur proximité avec l’ancien chef de l’État.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Il serait magnifique qu’on vous bute, bandes de porcs", "Il vaut mieux qu’on vous descende tous", "Vieux vaurien, qu’on vous tue tous", "Ha, ha, ha, on tue les idiots, connard", sont des exemples de messages répétés en boucle et envoyés au journaliste depuis différents numéros. Certains font allusion aux mauvaises relations de l’intéressé avec la police. Mario Castro a également enduré, à plusieurs reprises, les filatures par des individus cagoulés et fortement armés circulant dans un véhicule blanc sans plaque d’immatriculation et aux vitres teintées. Attendu à chaque fois en début de nuit à la sortie du siège de Globo TV, le journaliste a été suivi jusqu’à son domicile. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le programme conduit par les frères Mario et Edgardo Castro, lancé en mai 2010, s’est notamment distingué par ses dénonciations des actes de corruption commis sous le gouvernement, issu du coup d’État, de Roberto Micheletti (juin 2009-janvier 2010). Les deux frères traitent d’autres sujets sensibles comme la militarisation de la région de l’Aguán (Centre-Nord), source de très graves violations des droits de l’homme contre les communautés et mouvements paysans. L’assassinat, le 8 septembre dernier, d’un autre adhérent du FARP, Medardo Flores, de la station Radio Uno à San Pedro Sula, a porté à quinze le nombre de journalistes tués au Honduras en dix-huit mois. Tous ces drames demeurent à ce jour impunis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Informations compromettantes&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Coordinateur du programme “Thèmes et débats” pour la chaîne Canal 13 à Tegucigalpa, Edgardo Antonio Escoto Amador vit, lui aussi, sous la menace. Dans la nuit du 22 septembre dernier, le journaliste a été intercepté près de chez lui par deux individus circulant à moto. Armes de gros calibre au poing, les assaillants lui ont dérobé un ordinateur portable contenant, a-t-il expliqué à C-Libre, “de l’information confidentielle relative au coup d’État qui m’a été transmise, ainsi qu’à d’autres journalistes, il y a plusieurs mois et qui a causé l’irritation du général en retraite Miguel Ángel García Padgett”. Le journaliste a précisé faire l’objet de menaces et de filatures régulières après avoir refusé de céder aux pressions d’émissaires se réclamant de l’ancien militaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Miguel Ángel García Padgett compte parmi les quatre généraux à la manœuvre lors du coup d’État du 28 juin 2009. Son collègue Romeo Vásquez Velásquez a, quant à lui, été nommé à la tête de l’entreprise nationale de télécommunications Hondutel, le 8 mars 2010, au moment de son départ de l’armée.  Edgardo Antonio Escoto Amador avait lui-même subi plusieurs arrestations violentes à l’époque du coup d’État.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7494435158227325540-8647109606566828866?l=democratie-honduras.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7494435158227325540/posts/default/8647109606566828866'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7494435158227325540/posts/default/8647109606566828866'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://democratie-honduras.blogspot.com/2011/10/persecution-contre-un-journaliste.html' title='Persécution contre un journaliste proche de la Résistance, un autre dans le collimateur d’un général putschiste'/><author><name>seb</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06741355661037692598</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7494435158227325540.post-268661999984208872</id><published>2011-09-14T17:31:00.001+02:00</published><updated>2011-09-14T17:33:29.696+02:00</updated><title type='text'>« Réconciliation » à la hondurienne</title><content type='html'>Par Maurice Lemoine&lt;br /&gt;Septembre 2011&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Signé le 22 mai dernier par l’ex-président Manuel Zelaya (renversé fin juin 2009 par un coup d’Etat) et l’actuel chef de l’Etat Porfirio Lobo, l’Accord dit « de Cartagena » était censé mettre un terme à la grave crise politique qui affecte le Honduras. Ayant pour véritable intitulé « Accord pour la réconciliation nationale et la consolidation du système démocratique dans la République du Honduras », il a permis à cette dernière d’être réadmise au sein de l’Organisation des Etats américains (OEA), le 1er juin 2011, et prétend, dans son paragraphe 5, « veiller de manière particulière au respect de la Constitution en ce qui concerne les garanties du respect et de la protection des droits humains ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S’il a été paraphé malgré les sérieuses mises en garde d’une part non négligeable du mouvement social hondurien qui, durement réprimé, a vu en lui une façon insidieuse de faire oublier le golpe [1] et d’absoudre ses auteurs, cet accord n’en a pas moins permis le retour de M. Zelaya dans son pays, d’où il peut désormais assumer son rôle de dirigeant de l’opposition – le Front national de résistance populaire (FNRP). Tout irait donc pour le mieux dans le (presque) meilleur des mondes si la « communauté internationale » (en général) et l’OEA (en particulier) ne se désintéressaient totalement de la curieuse conception qu’a l’oligarchie hondurienne de la « réconciliation » et « des droits humains ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 5 juin, quatre jours seulement après que, à San Salvador, les chefs d’Etats du continent (ou leurs ministres des affaires étrangères) aient célébré le retour « officiel » de la démocratie à Tegucigalpa et de Tegucigalpa au sein de l’OEA, le sang coulait à nouveau dans le Bas Aguán – région de la côte atlantique, au nord du pays, où trois mille cinq cents familles membres du Mouvement uni des paysans de l’Aguán (MUCA), du Mouvement paysan de l’Aguán (MCA) et du Mouvement authentique revendicatif paysan de l’Aguán (MARCA) occupent une partie des 20 000 hectares de terre que trois grands propriétaires terriens – MM. Reinaldo Canales, René Morales et Miguel Facussé – se sont indûment appropriés au fil des années. Ce 5 juin, donc, un fort contingent de policiers, de militaires et d’authentiques « paramilitaires » à la solde des terratenientes [2] attaquait les asentamientos (colonies) du MARCA, à Trinidad, San Isidro et San Estebán, avant d’envahir violemment les installations de l’Institut national agraire (INA), une entité semi-autonome de l’Etat, à Sinaloa. Au même moment, des inconnus interceptaient et assassinaient trois membres de la coopérative de San Estebán : José Recinos Aguilar, Joel Santamaría et Genaro Cuesta. Ce crime portait alors à trente-deux le nombre des paysans victimes de la répression.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis, la mort poursuit son œuvre. Le 16 juillet, tombent Luis Alonso Ortiz Borjas et Constantino Morales Enamorado, de la communauté de Nueva Marañones (MUCA). Une semaine plus tard, le 23, des inconnus abattent Julián Alvarenga García, président de l’asentamiento Isla Uno (MUCA) et blessent gravement l’un de ses compagnons, M. Santos Dubón. &lt;br /&gt;La confusion atteint son comble lorsque, les 14 et 15 août, un affrontement aux circonstances encore non élucidées coûte la vie à quatre sicaires de M. Facussé, en blessant onze autres, et quand, le lendemain, cinq personnes n’ayant rien à voir avec les conflits agraires de la zone sont froidement exécutées alors qu’elles sortent des bureaux de l’INA, à Sinaloa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est toutefois le drame du 14 qui, et pour cause, fait sortir les autorités de leur léthargie : cette fois, les victimes ne sont pas des paysans en lutte mais des hommes de main du « maître de la terre » et roi de la palme africaine Miguel Facussé. Dirigeant l’INA avec rang de ministre, M. César Ham peut bien affirmer que ces faits de violence ne peuvent être attribués ni au MUCA, ni au MARCA, ni au MCA, le ministre de la sécurité Óscar Álvarez, sur ordres du président Lobo, lance l’ « opération Xatruch II ». Mille militaires et policiers sont dépêchés dans la région pour y « rétablir l’ordre » et procéder à un « désarmement » (sous-entendu : des paysans). Une opération similaire avait déjà eu lieu en décembre 2010… sans qu’aucune arme ne soit trouvée [3] !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rétablir l’ordre ? Mais quel ordre ? Cette re-militarisation massive du Bas Aguán n’empêche nullement l’assassinat, le 20 août, de Secundino Ruiz, président de la coopérative San Isidro (MARCA) ; l’exécution et la décapitation, le 21 août, à La Concepción, du vice-président du MUCA Pedro Salgado et de son épouse Reina Mejía Licona ; la mort violente, le 2 septembre, d’Olvin David González Godoy, membre du MUCA, à proximité de la coopérative Marañones.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le calme reviendra-t-il avec l’approbation par le Congrès, le 7 septembre, d’un décret affectant 4 712 hectares à sept communautés appartenant au MUCA et au MARCA ? Le 14 avril 2010, en effet, admettant que ses membres avaient le droit d’accéder à la terre, le président Lobo leur avait proposé, par l’intermédiaire de l’INA, 11 000 ha en trois parties (dont une première de 4 000 ha), à condition qu’elles abandonnent l’occupation de vingt-six fincas [4] et moyennant une indemnisation des pseudo propriétaires, MM. Morales et Facussé. Depuis, la transaction traînait en longueur, ouvertement sabotée par ce dernier : alors que le gouvernement proposait 110 000 lempiras par hectare (4 028 euros), il en réclamait 350 000 (12 800 euros). La négociation a finalement débouché sur 135 000 lempiras par hectare (4 963 euros), soit pour les 4 045,70 hectares de M. Facussé et les 667 ha de M. Morales, une somme de 636 millions de lempiras (23,3 millions d’euros) [5]. Bénéficiant d’un prêt au taux « préférentiel » de 10 %, les paysans devront les rembourser dans un délai de quinze ans – l’Etat se portant garant de ce remboursement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour positif qu’il soit, cet accord, contesté par une majorité des intéressés car ne résolvant qu’une infime partie des conflits agraires, ne garantit en rien la fin des revendications et donc de la répression. Laquelle, par ailleurs, ne se cantonne pas au seul Bas Aguán. Le 22 août, l’étudiant Nahúm Guerra Guerrero, qui participait à l’occupation pacifique de l’Ecole d’agriculture Pompilio Ortega, à Santa Bárbara, est tombé sous le feu de tueurs circulant en automobile. Le 7 septembre, à Tegucigalpa, Mahadeo Roopachand Sadloo, dit « Emo », militant connu et très populaire du FNRP, a été fauché à son tour, à son domicile – une balle dans la tête, quatre dans le thorax. Le lendemain, à Puerto Cortés, le journaliste et trésorier du Front élargi de résistance populaire (FARP) pour le nord du pays [6], était victime des tueurs d’un escadron de la mort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Face à l’hécatombe, les autorités font preuve d’une fertile imagination. Ainsi, la violence qui affecte le Bas Aguán serait-elle due à la présence d’un groupe (lire : une guérilla) « d’au moins trois cents hommes armés » obéissant aux ordres d’un individu nommé « El Comandante » et entraîné par « deux Nicaraguayens » – originaires, on l’aura compris, d’un pays membre de l’Alliance bolivarienne des peuples de notre Amérique (ALBA) [7]. En revanche, d’après le commissaire Marco Tulio Palma Rivera, chef de la Direction nationale d’investigation criminelle (DNIC), qui mène l’enquête sur le meurtre d’ « Emo », « l’hypothèse la plus forte est qu’il s’agit d’un crime de droit commun, sans caractère idéologique [8] ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ignore pour l’instant si la démission du ministre de la sécurité Óscar Álvarez, survenue le 9 septembre, à la demande du président Lobo, est due à son échec dans la lutte contre une insécurité galopante, ou si elle est une conséquence de pressions intervenues après les déclarations fracassantes qu’il a faites le 31 août : ce jour-là, en effet, il a dénoncé « qu’au moins dix officiers de la police nationale se sont transformés en “contrôleurs aériens” permettant l’atterrissage [au Honduras] de narco-avions qui transportent de la drogue du sud du continent jusqu’en Amérique du Nord [9] » et a annoncé qu’il voulait épurer l’institution.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce pavé dans la mare a fait d’autant plus d’effet que, quelques jours plus tard, il a été suivi de la publication, via WikiLeaks, d’un câble « secret » de l’ambassade américaine daté du 19 mars 2004 et intitulé « Un avion du narcotrafic brûlé dans la propriété d’un éminent Hondurien » [10]. Le document détaille comment, le 14 mars de cette année-là, un bimoteur chargé d’une tonne de cocaïne et provenant de Colombie a atterri sur l’une des propriétés de M. Miguel Facussé située à Farallones (côte nord du Honduras) ; comment le chargement fût transféré dans une caravane de véhicules escortés par trente hommes fortement armés ; comment l’aéronef fût brûlé, en plein jour, près de la piste d’atterrissage, et enterré le 15 au soir, avec l’aide d’un bulldozer. Sans mettre ouvertement en cause M. Facussé, le rapport signé par l’ambassadeur Larry Leon Palmer n’en rapporte pas moins que sa propriété « était fortement surveillée ce qui rend “questionnable” la version selon laquelle des étrangers auraient pu y pénétrer et utiliser la piste d’atterrissage sans autorisation », sachant par ailleurs « que Facussé était présent (…) au moment où ont eu lieu les faits ». Enfin, mentionne le câble, « cet incident marque la troisième occasion où, au cours des quinze derniers mois, l’on a vu des trafiquants de drogue en relation avec cette propriété de M. Facussé ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans aller au-delà de ce que suggère ce document, on n’en comprend pas moins que, vu sous cet angle, certaines « élites » du Bas Aguan préfèrent voir la zone fourmiller de paramilitaires et de policiers que… de paysans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[1] Coup d’Etat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[2] Grands propriétaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[3] Lire « Bras de fer au Honduras », Le Monde diplomatique, juin 2011.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[4] Propriété.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[5] Sont concernées les fincas La Aurora, La Confianza, Isla 1 et 2, Marañones, La Concepción, La Lempira et San Estebán.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[6] Après le retour d’exil de M. Zelaya, la résistance populaire a pris la décision de constituer un Front élargi (FARP) regroupant le FNRP et d’autres secteurs de l’opposition, en vue des élections prévues en 2013.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[7] L’ALBA regroupe la Bolivie, Cuba, la Dominique, l’Equateur, le Nicaragua, le Venezuela, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Antigua et Barbuda ; le Honduras en faisait partie avant le coup d’Etat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[8] El Heraldo, Tegucigalpa, 9 septembre 2011.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[9] La Prensa, Tegucigalpa, 1er septembre 2011.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[10] Radio La Primerísima, Tegucigalpa, 3 septembre 2011.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7494435158227325540-268661999984208872?l=democratie-honduras.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7494435158227325540/posts/default/268661999984208872'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7494435158227325540/posts/default/268661999984208872'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://democratie-honduras.blogspot.com/2011/09/reconciliation-la-hondurienne.html' title='« Réconciliation » à la hondurienne'/><author><name>seb</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06741355661037692598</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7494435158227325540.post-2799105149468872420</id><published>2011-08-17T21:40:00.000+02:00</published><updated>2011-08-17T21:41:02.246+02:00</updated><title type='text'>L’extrême droite hondurienne repasse à l’offensive</title><content type='html'>Par Maurice Lemoine&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 22 mai, le président hondurien Porfirio Lobo et l’ex-chef de l’Etat Manuel Zelaya, renversé en juin 2009, signaient à Cartagena de Indias (Colombie) l’Accord pour la réconciliation nationale et la consolidation du système démocratique dans la République du Honduras. Leurs homologues colombien et vénézuélien Juan Manuel Santos et Hugo Chávez, qui avaient œuvré en tant que médiateurs lors des négociations ayant mené à ce dénouement, leur ont servi de témoins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En permettant le retour dans son pays de M. Zelaya, jusque-là réfugié en République Dominicaine, cet accord a facilité la réincorporation du Honduras au sein de l’Organisation des Etats américains (OEA), survenue le 1er juin et approuvée par la totalité des pays membres, à l’exception de l’Equateur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si la fin de l’éloignement de « Mel », comme on appelle familièrement l’ancien chef de l’Etat, a provoqué une vague d’enthousiasme au sein du Front national de résistance populaire (FNRP), la réintégration express et concomitante du pays dans l’OEA y a produit un fort malaise et une évidente confusion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au terme d’une assemblée générale réunissant mille cinq cents délégués, les 26 et 27 février, le Front avait publiquement fait connaître ses exigences pour une sortie de crise : le retour en toute sécurité des exilés, dont l’ancien président (alors sous le coup de plusieurs procès montés de toutes pièces après son éviction ) ; la non participation à un quelconque processus électoral ; le démantèlement des structures golpistas [1] et le châtiment des responsables. Il avait également annoncé l’auto-convocation d’une Assemblée nationale constituante (ANC) « participative et démocratique », pour le 28 juin. Or, avec l’assentiment de M. Zelaya (et de M. Chávez, considéré par le FNRP comme son plus fidèle allié sur la scène internationale), l’Accord de Cartagena ne satisfait que le premier de ces points.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bénéficiant d’une totale impunité, les organisateurs et bénéficiaires de la rupture constitutionnelle sont toujours incrustés dans les structures de l’Etat et du gouvernement Lobo. La répression n’a pas cessé. « L’Etat de droit est brisé et ses décombres demeurent entre les mains de ceux qui ont promu, accepté et défendu le golpe  », s’insurgeait Mme Bertha Oliva, dirigeante du Comité des familles de détenus-disparus du Honduras (Cofadeh), dès le 2 juin, exprimant un sentiment très répandu. « Comment pouvons-nous répondre au peuple qui réclame justice et liberté ? » D’où le malaise latent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que, depuis le coup d’Etat, ce sont les bases du Front qui, refusant de reconnaître la légitimité des gouvernements de MM. Roberto Micheletti (le putschiste) et Lobo (issu d’élections « illégitimes »), ont affronté et subi la repression, le sentiment a prévalu que le mouvement, en tant que tel, n’avait pu qu’entériner une négociation menée en dehors de lui, par MM. Santos, Chávez, Lobo et Zelaya – un accord de « chefs » laissant le peuple de côté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il eût fallu être aveugle ou sourd pour ne pas prendre conscience du sentiment de frustration, et même parfois de colère ,régnant à Tegucigalpa. Outre Quito, Caracas (mais peut-être trop tardivement) s’en préoccupa. Le 1er juin, lors de l’Assemblée générale de l’OEA au cours de laquelle le Honduras devait retrouver son siège, le ministre des affaires étrangères vénézuélien Nicolás Maduro ne ménagea pas sa peine, pendant de longues heures, pour que soit inclus, dans la résolution, « un élément ayant à voir avec la lutte contre l’impunité et le respect des droits de l’homme ». Ses efforts n’ayant pas abouti, le Venezuela, sans rejoindre la position très ferme de l’Equateur, votera « pour la réintégration », mais en exprimant des « réserves » [2].&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour autant, on ne résout pas un problème en le compliquant davantage : conscient d’avoir triomphé de la ligne des pustschistes qui refusaient la présence de M. Zelaya au Honduras, le FNRP a retrouvé son dirigeant – le seul, par son charisme, à même de fédérer le mouvement, et donc à lui permettre de possibles futures victoires – et serre les rangs. Et, M. Zelaya en tête, il dénonce les premiers « accrocs » aux Accords de Cartagena. Car ceux qui ont contesté la légitimation du gouvernement Lobo et le « blanchiment du coup d’Etat » qu’a entraîné de facto le retour au sein de l’OEA n’avaient pas, pour le faire, que de mauvaises raisons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis cette « normalisation », trois nouveaux paysans ont été assassinés et trois autres blessés par les paramilitaires à la solde des terratenientes [3], dans le Bas Aguán ; un autre est porté disparu depuis le 15 mai. Ces crimes portent le nombre des victimes des sicarios et des forces de sécurité à 32 morts, depuis janvier 2010, dans cette région.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 15 juin, M. Enrique Flores Lanza, ex-ministre de la présidence de M. Zelaya, a dû se présenter devant la justice. Membre de la Commission politique du FNRP, exilé au Nicaragua et revenu à Tegucigalpa, le 28 mai, dans le même avion que l’ancien chef de l’Etat, il est accusé d’avoir « détourné » des fonds publics pour mener campagne en faveur de la consultation populaire parfaitement légale que celui-ci voulait organiser, et qui lui a valu d’être renversé. Or, l’un des paragraphes de l’Accord « pour la réconciliation nationale » signé par M. Lobo mentionne « l’engagement assumé par le gouvernement de garantir à l’ex-président Manuel Zelaya, ainsi qu’aux autres ex-membres de son gouvernement, l’exercice de toute leur liberté d’action politique et toutes les garanties envisagées dans la Constitution et les lois du Honduras (…)  ». Il est également précisé que ces ex-fonctionnaires, au cas où ils auraient à répondre devant la justice, pourraient exercer leur défense « en liberté ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce 15 juin, le juge Claudio Aguilar a placé M. Flores Lanza en détention à domicile, lui donnant un délai d’un mois pour réunir une caution de 27 millions de lempiras – quasiment un million d’euros –, somme exorbitante, jamais demandée dans le pays à aucun prévenu. Si, au terme de trente jours, il n’a pu présenter cette somme, dont il a déjà précisé qu’il ne peut la payer, il sera placé en détention préventive, dans une prison de droit commun.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tandis que le FNRP, en tant qu’organisation, demande à la communauté internationale « de se prononcer contre ce nouvel acte arbitraire qui constitue un dangereux sabotage des tentatives de donner une sortie pacifique et politique à la crise vécue depuis le coup d’Etat de 2009 », son coordinateur général, M. Zelaya, dénonce : cette décision de « justice » (institution notoirement impliquée dans le golpe) « viole l’accord signé à Cartagena de Indias ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le président Lobo navigue à vue. Son aval au retour de l’ennemi juré a provoqué la fureur des secteurs golpistas. Depuis le début du mois de juin, une campagne médiatique menée en particulier par les quotidiens El Heraldo et La Prensa (propriétés de M. Jorge Canahuati Larach, l’une des figures les plus en vue de l’oligarchie) l’accusent implicitement d’avoir passé « un pacte secret » avec… M. Chávez. L’affirmation repose sur l’interception (par qui ? comment ?) d’un supposé câble destiné à Caracas et relatant une conversation entre le chargé d’affaires vénézuélien à l’ambassade de Tegucigalpa, M. Ariel Vargas, et le chef de l’Etat hondurien, à la mi-mai. Ne niant pas cette rencontre, M. Lobo a précisé qu’elle avait pour objet de demander au président bolivarien la reprise des relations diplomatiques et sa médiation pour que le Honduras rejoigne l’OEA.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Probable candidat du Parti libéral (PL) lors de la prochaine élection présidentielle [4], M. Lucio Izaguirre a appelé les députés du Congrès à organiser immédiatement un référendum « pour savoir si le président Lobo doit ou non continuer à exercer le pouvoir, car il a menti au peuple [en passant un « pacte secret » avec M. Chávez] et qu’un président qui ment à son peuple ne peut continuer dans l’exercice de la présidence [5]  ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ayant peut-être les « intérêts supérieurs du pays » à l’esprit, mais surtout peu désireux de finir comme « Mel », en pyjama, dans un avion, un petit matin blême, M. Lobo a expliqué que Cartagena « n’a pas pour objet d’éviter l’application de la justice ni de “blinder ” des cas de corruption », et que « personne n’est au-dessus de la loi ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est ainsi que, membre à part entière de l’OEA et ayant réintégré avec honneur la « communauté internationale », le Honduras compte un éminent prisonnier politique : l’ancien ministre de la présidence Flores Lanza.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Publié dans Memoire des Luttes &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;publié : le 22 juin 2011&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7494435158227325540-2799105149468872420?l=democratie-honduras.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7494435158227325540/posts/default/2799105149468872420'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7494435158227325540/posts/default/2799105149468872420'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://democratie-honduras.blogspot.com/2011/08/lextreme-droite-hondurienne-repasse.html' title='L’extrême droite hondurienne repasse à l’offensive'/><author><name>seb</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06741355661037692598</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7494435158227325540.post-5950784158207809205</id><published>2011-06-27T14:49:00.000+02:00</published><updated>2011-06-27T14:50:02.471+02:00</updated><title type='text'>Rassemblement 28 juin 17h30 Ambassade du Honduras</title><content type='html'>La Plateforme belge pour la démocratie au Honduras&lt;br /&gt;invite à un rassemblement, &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;ce mardi 28 juin à 17h30, face à l'Ambassade du Honduras&lt;/strong&gt;,&lt;br /&gt;3, avenue des Gaulois, 1040 Bruxelles (Bus 80, Tram 81, Métro Mérode)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;deux ans jour pour jour après le coup d'Etat par lequel le président élu légitimement&lt;br /&gt;a été expulsé de son pays par les militaires après avoir transité par la&lt;br /&gt;base militaire américaine locale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis que ce coup d'Etat odieux a été perpétré, on ne compte plus les assassinats&lt;br /&gt;politiques, les détentions, les assassinats de journalistes et autres&lt;br /&gt;atteintes à la liberté de la presse, les intimidations, les personnes&lt;br /&gt;obligées à s'exiler. Les politiques de spoliation des paysans et d'indiens&lt;br /&gt;ont repris de plus belle, ainsi que de saccage des matières premières du&lt;br /&gt;pays, au profit d'entreprises transnationales ou d'investisseurs sans&lt;br /&gt;scrupules.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;A peine signé,  l 'accord de Cartagena, qui a permis le retour du Honduras  &lt;br /&gt; au sein de l'OEA et le retour de Manuel Zelaya au Honduras, est déjà violé  &lt;br /&gt; par le gouvernement de fait. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les auteurs du coup d'Etat, qui dirigent toujours le pays, ont bénéficié de&lt;br /&gt;l'appui tacite des Etats-Unis et de l'Union européenne qui a décidé de&lt;br /&gt;signer un accord de libre échange avec ce pays et le reste de l'Amérique&lt;br /&gt;centrale, acceptant ainsi de traiter avec un gouvernement de fait, (comme&lt;br /&gt;elle l'a fait dans le sud de la Méditerranée avec Ben Ali, entre autres).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce rassemblement a pour but d'appuyer le mouvement de résistance qui lutte&lt;br /&gt;pour mettre fin au coup d'Etat et pour la démocratisation réelle du Honduras et&lt;br /&gt;de réclamer de l'Union européenne et de la Belgique des politiques étrangères&lt;br /&gt;respectueuses des droits de l'homme et de la démocratie, au lieu de celles qui&lt;br /&gt;sont menées actuellement, qui donnent la priorité à de sombres&lt;br /&gt;intérêts économiques.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7494435158227325540-5950784158207809205?l=democratie-honduras.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7494435158227325540/posts/default/5950784158207809205'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7494435158227325540/posts/default/5950784158207809205'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://democratie-honduras.blogspot.com/2011/06/rassemblement-28-juin-17h30-ambassade.html' title='Rassemblement 28 juin 17h30 Ambassade du Honduras'/><author><name>seb</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06741355661037692598</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7494435158227325540.post-5691126542986849728</id><published>2011-06-08T14:29:00.001+02:00</published><updated>2011-06-08T14:30:36.986+02:00</updated><title type='text'>Inquiétude sur l’avenir des libertés publiques et des droits de l’homme après la réintégration du pays à l’OEA</title><content type='html'>uspendu de l’Organisation des États américains (OEA) depuis le coup d’État du 28 juin 2009, le Honduras y a repris sa place le 1er juin 2011 sur un vote quasi unanime des autres États, à l’exception de l’Équateur. L’Association mondiale des radios communautaires–Amérique latine et Caraïbes (Amarc-ALC) et Reporters sans frontières s’attendaient à cette décision, obtenue en contrepartie du retour au pays du président renversé Manuel “Mel” Zelaya, le 28 mai 2011. Nos deux organisations accueillent avec la plus grande vigilance, et même avec inquiétude, un processus qui suscite déjà de vives critiques au sein de la société hondurienne.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;“L’unanimité des États n’est pas celle des citoyens. Encore moins celle des médias, journalistes et organisations de défense des droits de l’homme qu’Amarc-ALC et Reporters sans frontières soutiennent depuis deux ans. A plusieurs reprises, nos organisations ont exigé, à leur niveau, d’importantes contreparties au retour du Honduras dans le concert des nations américaines (http://fr.rsf.org/honduras-appel-d-amarc-alc-et-reporters-01-04-2011,39928.html) :&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;-la fin de l’impunité pour les crimes commis, notamment contre les journalistes et les défenseurs des droits de l’homme ; pour les agressions, attentats, sabotages et fermetures de médias, ainsi que le rétablissement des fréquences suspendues ou reprises. Le Honduras compte onze journalistes et un propriétaire de média tués depuis 2010. Quatre autres journalistes et un patron de presse ont survécu à des attentats ciblés depuis le début de l’année 2011 (http://fr.rsf.org/honduras-nouvelles-agressions-contre-la-29-04-2011,40182.html). Autant de cas impunis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-la réforme de fond d’une législation de radiodiffusion et de télécommunications devenue obsolète et qui ne ménage aucune place à des médias communautaires et sociaux comme l’exigent justement les standards juridiques interaméricains ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-l’accès à l’information publique sur les responsabilités dans les exactions les plus graves constatées depuis le coup d’État.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Ces points majeurs auraient dû constituer, selon nous, les préalables à une réintégration. Il importe, désormais, qu’ils soient pris rapidement en considération. Conclu le 22 mai dernier entre Manuel Zelaya et le président en exercice Porfirio Lobo, avec l’appui des gouvernements colombien et vénézuélien, l’accord de Carthagène des Indes n’aura imposé qu’une seule des quatre clauses préalables à la réadmission du Honduras dans l’OEA : le retour d’exil de Manuel Zelaya. Or, normalisation politique n’est pas justice. Cette situation ne garantit en rien le rétablissement réel des libertés publiques, du pluralisme et de l’État de droit”, ont déclaré les organisations.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Mouvement de protestation&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plusieurs organisations sociales et communautaires honduriennes ont choisi de se rassembler à San Salvador, où se tient l’assemblée générale de l’OEA, pour protester contre la résolution prise par cette dernière lors d’une session extraordinaire à Washington le 1er juin.  Parmi elles figure le Conseil civique des organisations populaires et indigènes du Honduras (COPINH), dont deux radios affiliées, Guarajambala et La Voz Lenca, ont été réduites au silence en janvier dernier. Est également présente l’Association des habitants de la péninsule de Zacate Grande (ADEPZA) dont dépend la radio communautaire du même nom, persécutée depuis sa fondation par les propriétaires terriens de la région (http://fr.rsf.org/honduras-attentat-contre-le-directeur-de-la-16-03-2011,39802.html). Ismael Moreno, directeur de Radio Progreso (http://fr.rsf.org/honduras-radio-progreso-quand-l-armee-et-la-23-11-2009,35064.html) s’est, lui aussi, rendu dans la capitale salvadorienne pour y couvrir l’événement.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Les organisations présentes à San Salvador fustigent dans la réadmission du Honduras à l’OEA la “légitimation” du gouvernement issu du coup d’État. Elles rappellent, entre autres, l’impunité totale dont bénéficient les principaux artisans du putsch comme le général Romeo Vásquez Velásquez, nommé à la tête de la compagnie nationale de télécommunications Hondutel après sa retraite de l’armée, le 8 mars 2010.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;“Au bout du compte, la signature des accords de Carthagène, le retour de Mel Zelaya, la réintégration dans l’OEA et le fait de ‘tourner la page’ ne signifient pas le retour à la paix et à la tranquillité sociale”, analyse Radio Progreso sur sa page Internet datée du 3 juin.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Les organisations honduriennes présentes à San Salvador entendent signifier qu’une normalisation sans justice est fort éloignée du processus de réconciliation que les pays membres de l’OEA prétendent impulser par le biais d’une réintégration du Honduras sans garanties suffisantes pour le respect des droits humains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Benoît Hervieu&lt;br /&gt;Despacho Américas / Americas desk&lt;br /&gt;Reporters sans frontières&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7494435158227325540-5691126542986849728?l=democratie-honduras.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7494435158227325540/posts/default/5691126542986849728'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7494435158227325540/posts/default/5691126542986849728'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://democratie-honduras.blogspot.com/2011/06/inquietude-sur-lavenir-des-libertes.html' title='Inquiétude sur l’avenir des libertés publiques et des droits de l’homme après la réintégration du pays à l’OEA'/><author><name>seb</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06741355661037692598</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7494435158227325540.post-5428269819369020095</id><published>2011-05-30T23:28:00.000+02:00</published><updated>2011-05-30T23:29:41.543+02:00</updated><title type='text'>Manuel Zelaya, de retour en retour jusqu’au retour final</title><content type='html'>Par Maurice Lemoine, publié le 30 mai 2011&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Sí, se pudo ! » (« Oui, on a pu ! ») C’est par cette formidable ovation qu’une foule enthousiaste a, le samedi 28 mai, à Tegucigalpa, accueilli l’avion de la compagnie vénézuélienne Conviasa dans lequel, en provenance de Managua (Nicaragua), rentrait au pays « son » président, Manuel Zelaya, renversé par un coup d’Etat le 28 juin 2009.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lors de ce retour rendu possible par l’accord signé avec le chef de l’Etat hondurien en exercice, Porfirio Lobo, grâce à la médiation des présidents colombien Juan Manuel Santos et vénézuélien Hugo Chávez, le 22 mai, à Cartagena de las Indias (Colombie), « Mel » comme on l’appelle affectueusement dans son pays, était accompagné par une délégation très représentative de l’importance que l’Amérique latine accorde à l’événement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Etaient en effet présents à ses côtés : les ministres des affaires étrangères vénézuélien et bolivien Nicolás Maduro et David Choquehuanca ; le représentant de la présidence de la République Dominicaine (où Zelaya a vécu exil pendant seize mois) Miguel Mejía ; l’ancien président panaméen Martín Torrijos ; l’ex-sénatrice colombienne Piedad Córdoba ; des représentants des partis politiques de gauche récemment réunis à Managua, dans le cadre du Forum de São Paulo ; des membres des Parlements andin et centraméricain ; le prêtre catholique salvadorien Andrés Tamayo, expulsé par le gouvernement du putschiste Roberto Micheletti, pour sa proximité avec les secteurs populaires honduriens. La veille, étaient arrivés le secrétaire général de l’Organisation des Etats américains (OEA) José Miguel Insulza et la ministre des affaires étrangères colombienne María Ángela Holguín.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur la place Isis Obed Murillo – rebaptisée du nom d’une jeune femme assassinée à cet endroit par l’armée, une semaine après le coup d’Etat –, face aux drapeaux rouges du Front national de résistance populaire (FNRP) et bleus de la République du Honduras, Zelaya a remercié ses sympathisants pour s’être « maintenus sur le pied de guerre » et avoir « travaillé sans repos pour son retour », avant de rendre hommage « à ceux qui sont tombés dans cette bataille, à ceux qui ont versé leur sang sur cette place », allusion directe à Isis Obed Murillo. « Ce sang n’a pas coulé en vain. » Deux années d’une lutte particulièrement difficile ont vraisemblablement, à cet instant, re-défilé dans plus d’un esprit enfiévré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce matin du diman­­che 28 juin 2009, 15 000 urnes avaient été ins­­tal­­lées dans les parcs des principales agglomérations honduriennes. Après la col­lecte de presque 500 000 signa­tu­res, dans le cadre de la loi de participation citoyenne, la ques­tion qui devait être soumise aux électeurs était la sui­vante : « Etes-vous d’accord pour que, lors des élections générales de novembre 2009, soit installée une quatrième urne pour décider de la convocation d’une Assemblée nationale constituante destinée à élaborer une nouvelle Constitution politique ? » Déjà présent dans le pays, le direc­teur des opé­ra­tions élec­to­ra­les de l’Organisation des Etats américains (OEA), Raúl Alconada, avait déclaré : «  Espé­rons que cette parti­ci­pa­tion se dérou­lera de manière paci­fi­que et que les grou­pes poli­ti­ques qui s’y sont oppo­sés sau­ront faire une lecture appro­priée de ce que signi­fie une participa­tion poli­ti­que citoyenne.  » De puissants intérêts voyant d’un très mauvais œil ces prémisses d’une démocratie plus « participative », son souhait ne sera pas entendu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est cinq heures du matin quand, obéissant aux ordres du général Romeo Vásquez, chef de l’état-major conjoint des forces armées, des militaires pénètrent dans la résidence du président Manuel Zelaya et le maîtrisent brutalement. Deux heures plus tard, après une escale de 45 minutes sur la base militaire américaine de Palmerola (située en territoire hondurien), un avion le déposera, en pyjama, sur une piste de l’aéroport international Juan Santamaría, à San José, au Costa Rica.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec l’accord de la quasi-totalité des députés, le président du Congrès, Roberto Micheletti, caudillo grotesque et anachronique aux allures de mafieux italien, membre comme Zelaya du Parti libéral (PL), prête serment pour le remplacer. Tandis qu’est instauré un couvre-feu et que la répression se déchaîne contre les milliers de partisans du chef de l’Etat légitime descendus dans la rue, la « communauté internationale » – OEA, Organisation des Nations unies (ONU), Union européenne, Système d’intégration centraméricain (SICA), Groupe de Rio, Alliance bolivarienne des peuples d’Amérique (ALBA), Union des nations sud-américaines (Unasur) – condamne le golpe [1].&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 3 juillet, la Cour suprême de justice (CSJ) rejette la demande du secrétaire général de l’OEA, José Miguel Insulza, dépêché en hâte à Tegucigalpa pour obtenir le retour au pouvoir du chef de l’Etat renversé (et non « déchu » comme l’ont rabâché tant de médias !). Le traître Micheletti annonce que Zelaya sera jugé pour… trahison ! s’il rentre au Honduras. Peine perdue… Le 5 juillet, ayant pris place à bord d’un avion vénézuélien, le président légitime tente de se poser sur l’aéroport Toncontín de Tegucigalpa. La veille, dans un message transmis obligatoirement par toutes les chaînes de télévision, le cardinal Óscar Rodríguez a tenté de l’en dissuader : son retour risque de provoquer un bain de sang. Voilà pour le goupillon. Le sabre, lui, dès les premières heures de la matinée, occupe les abords de l’aéroport pour réprimer les manifestations et place des camions militaires en travers des deux pistes pour empêcher l’atterrissage du président. Qui doit renoncer. Provisoirement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les pressions exercées pour calmer ses ardeurs ne manquent pas. Le 7 juillet, alors que les Etats-Unis tentent d’obtenir l’accord du « président intérimaire » ( !) pour que Zelaya puisse terminer les six mois de gouvernement qui lui restent, « avec des pouvoirs limités et clairement définis » – c’est-à-dire avec les attributions d’une potiche –, la secrétaire d’Etat Hillary Clinton lui recommande de faire tout son possible pour éviter une situation comme celle vécue le dimanche précédent, quand il a survolé le pays. Dix jours plus tard, le porte-parole du Département d’Etat, Robert Wood, revient à la charge : il exprime clairement l’opposition de Washington à une nouvelle tentative de retour, estimant qu’une telle initiative « mettrait en danger les efforts de médiation du président costaricien Oscar Arias ». En effet, consciente de l’influence déterminante des gouvernements progressistes siégeant au sein de l’OEA, Hillary Clinton a habilement manœuvré avec ses alliés pour ôter à cet organisme la gestion du cas hondurien et pour le déposer entre des mains amies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que les demandes de prudence de la « communauté internationale » – à l’exception des pays membres de l’ALBA – se multiplient, Zelaya surgit à Las Manos, à la frontière honduro-nicaraguayenne, le 24 juillet. L’armée hondurienne a décrété le couvre-feu dans quatre municipios frontaliers et interdit le passage aux centaines de manifestants venus l’appuyer. Si leur président entre brièvement sur le territoire national, il doit rebrousser chemin pour éviter d’être arrêté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le pouvoir croit avoir gagné la partie. Fin août, démarre la campagne électorale qui, le 29 novembre suivant, permettra de faire passer par profits et pertes la rupture de l’ordre constitutionnel. C’est compter sans l’opiniâtreté et le courage de Zelaya. Le 21 septembre, 86 jours après avoir été expulsé par la force des baïonnettes, celui qui représente la volonté du peuple rentre clandestinement à Tegucigalpa et trouve refuge à l’ambassade du Brésil. Quelque 4 000 de ses partisans qui passent la nuit devant la résidence sont très violemment délogés – deux morts et trente blessés – le lendemain à l’aube.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant les semaines qui suivent, Zelaya et ceux qui l’accompagnent vont subir un véritable calvaire, entourés d’un fort dispositif militaire et policier, privés d’eau, de téléphone, d’électricité, inondés de gaz toxiques, soumis à une torture physique et psychologique par l’émission de sons de haute fréquence et, la nuit, par de puissantes illuminations de projecteurs. Avec l’appui clairement exprimé du président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva, qui met en garde Micheletti contre toute intervention dans l’ambassade, les insurgés tiennent bon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En insufflant de l’énergie à ses partisans, la présence de Zelaya dans son pays oblige le médiateur Óscar Arias à s’activer pour sortir la négociation des manœuvres dilatoires dans lesquelles, à dessein, elle s’embourbait. Le 30 octobre, les représentants du gouvernement légitime et de la dictature s’entendent sur le rétablissement de Zelaya dans ses fonctions avant le 5 novembre, et sur la nomination d’un gouvernement d’unité et de réconciliation. Dans les faits, et tandis que le Congrès retarde le vote permettant le retour du chef d’Etat constitutionnel, Micheletti s’offre un cabinet qu’il dirige lui-même et en écarte tout représentant zelayiste, au mépris de ses engagements. Le 5 novembre, Zelaya met un terme à l’imposture : « A compter de cette date, et quoi qu’il arrive, je n’accepterai aucun accord de retour à la présidence de la République permettant de couvrir ce coup d’Etat. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En phase avec son leader, le Front national de résistance contre le coup d’Etat (FNRG) annonce, le 9 novembre, que le délai fixé à San José pour le retour du président légitime étant dépassé, il ne reconnaîtra pas les élections générales qui doivent avoir lieu vingt jours plus tard. Multipliant les provocations, le Congrès annonce qu’il se réunira le 2 décembre – soit trois jours après le scrutin ! – pour décider d’un éventuel rétablissement de Zelaya dans ses fonctions. Au jour dit, laissant éclater au grand jour à quel point la négociation de San José a été une farce, les députés la rejettent (111 voix contre, 14 pour). Cela n’empêche pas les Etats-Unis de faire savoir qu’ils reconnaîtront la validité de la consultation à venir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 27 janvier 2010, élu pour le compte du Parti national (PN), et au terme d’un scrutin organisé par un gouvernement illégitime, Porfirio Lobo accède à la présidence, comme si rien ne s’était passé. Dans son uniforme de gala, le général Vásquez défile à son côté. Faisant partie des trois seuls chefs d’Etat qui assistent à l’investiture [2], le président dominicain Leonel Fernández emmène Zelaya dans son avion du retour, en tant qu’ « hôte invité » de son pays. Nommé député à vie, Micheletti bénéficie d’une amnistie politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous les golpistas s’auto-absolvent, se récompensant les uns les autres et s’offrant des postes importants (le général Vásquez reçoit la direction de l’Entreprise hondurienne de télécommunications Hondutel). Autre acteur majeur du pronunciamento, le général Miguel Angel García Padgett est nommé attaché militaire à l’ambassade hondurienne à Mexico. Egalement complices du coup d’Etat et du régime de facto, les membres de la Cour suprême de justice (CSJ), du Ministère public (MP) et du Tribunal suprême électoral (TSE) sont maintenus à leurs postes, au sein d’un prétendu gouvernement d’unité et de réconciliation nationale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En revanche, des mandats d’arrêt sont lancés contre Zelaya « pour avoir dépensé de manière illégale 57 millions de lempiras [2 millions d’euros] en frais de publicité » pour la consultation prétendument illicite du 28 juin. S’il rentre, il sera immédiatement arrêté. Cette situation ne semble guère troubler le prix Nobel de la paix Barack Obama : « Les Etats-Unis gèrent l’économie, l’armée, les relations internationales et les combustibles, s’emporte Zelaya, depuis Saint- Domingue. Je ne comprends pas pourquoi ils permettent qu’on élise un président ; il vaudrait mieux qu’ils nomment un gouverneur [3]  ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, la situation ainsi créée ne signifie pas une défaite définitive des forces démocratiques. Pendant tous ces mois, le mouvement populaire s’est renforcé et le FNRG – dont la revendication initiale était le retour inconditionnel du président – se transforme en Front national de résistance populaire (FNRP), avec comme coordinateur « Mel » Zelaya. Au premier objectif, qui demeure intangible, il en ajoute un second : la convocation d’une Assemblée nationale constituante (ANC) pour refonder l’Etat. La très dure répression déclenchée par le pouvoir fera (au minimum) une centaine de morts, mais, jamais, ne parviendra à affaiblir la détermination du mouvement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Confronté à la montée en puissance de cette Résistance – qui, lors de son Assemblée des 26 et 27 février 2011, a annoncé l’auto-convocation d’une ANC -, exclu de l’OEA, non reconnu par l’Argentine, la Bolivie, le Brésil, l’Equateur, le Nicaragua, le Paraguay et le Venezuela, en proie à une grave crise économique (car ne bénéficiant plus du pétrole bon marché de Caracas !), le gouvernement hondurien doit impérativement desserrer l’étau en « normalisant » la situation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La demande la plus pressante (la seule, en réalité) de la « communauté internationale » est le retour de Zelaya. Mettant en fureur ses secteurs les plus droitiers, Lobo a commencé à préparer le terrain en promulguant le décret 005-2011 (14 février 2011) par lequel il autorise la procureure générale Ethel Deras Enamorado à « s’abstenir de présenter des recours légaux ou d’autres actions judiciaires dans les procès en matière pénale actuellement en cours contre le citoyen José Manuel Zelaya Rosales ». Ensuite, il exercera une pression non dissimulée sur la Cour suprême de justice pour qu’elle annule les « procès pour corruption » (inventés de toutes pièces !) intentés contre Zelaya – ce qui sera fait le 3 mai. La veille, José Miguel Insulza avait anticipé cette issue en rappelant que l’annulation des deux jugements « pourrait permettre le retour du Honduras au sein de l’OEA ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trois semaines auparavant, le 9 avril, et chacun poursuivant des objectifs à la fois communs et divergents, les présidents colombien (allié inconditionnel de Washington) et vénézuélien (chef de file de l’anti-impérialisme dans la région) avaient créé une forte surprise en faisant connaître leur rôle conjoint de médiateurs (approuvé par Zelaya), lors d’une rencontre au cours de laquelle les deux ennemis jurés Lobo et Chávez s’étaient serré la main. &lt;br /&gt;C’est cette démarche, appuyée au Honduras par le FNRP et, entre autres, à l’extérieur, par la résolution finale du XVIIe Forum de São Paulo, qui, le 22 mai, a abouti à la signature entre Lobo et Zelaya de l’Accord dit de Cartagena : Accord pour la réconciliation nationale et la consolidation du système démocratique dans la République du Honduras. Puis, le 28, au retour de Zelaya.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’une des principales revendications du Front est satisfaite : il retrouve avec enthousiasme le dirigeant qui fédère son hétérogénéité – et se définit désormais comme un « libéral pro-socialiste ». Il s’agit d’une incontestable victoire. Pour s’en convaincre, il suffit d’observer les réactions de l’oligarchie traditionnelle et de l’ex-putschiste Micheletti, pas loin d’accuser Lobo de « trahison de la patrie ». Toutefois, la présence de « Mel » sur le territoire national n’est qu’un des quatre points sur lequel porte l’Accord de Cartagena : 1) le retour des exilés, dont l’ancien chef de l’Etat, avec garantie de leur sécurité ; 2) la reconnaissance du FNRP en tant que parti politique ; 3) la mise en place d’une Assemblée nationale constituante « participative et démocratique » ; 4) le démantèlement des structures golpistas et le châtiment des responsables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si les deux premiers points sont acquis, le président du Congrès, Juan Orlando Hernández, s’étant engagé à faire reconnaître le FNRP par décret [4], de forts doutes demeurent sur (point 3) les conditions dans lesquelles le pouvoir acceptera l’organisation de la Constituante et (point 4) sur une réorganisation « démocratique » des structures de l’Etat et la fin d’une répression qui se poursuit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ces conditions, on ne s’étonnera guère que les principaux dirigeants du Front (Berta Cáceres, Carlos Reyes, Juan Barahona, etc.), de très nombreuses organisations de base et militants, mais aussi le président équatorien Rafael Correa, estiment prématuré un retour du Honduras au sein de l’OEA (une Assemblée générale extraordinaire de cette dernière étant convoquée à Washington, le 1er juin, pour évoquer cette possibilité). La précipitation n’est pas de mise et rien n’empêche de tester la sincérité du gouvernement Lobo. Après tout, c’est bien la raison pour laquelle, à Cartagena, a été créée une Commission de vérification composée de la Colombie et, surtout, compte tenu de la confiance que les mouvements sociaux honduriens mettent en elle, de la République bolivarienne du Venezuela.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On trouvera un reportage sur la situation au Honduras – « Bras de fer entre pourvoir et Résistance au Honduras » – dans Le Monde diplomatique de juin.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7494435158227325540-5428269819369020095?l=democratie-honduras.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7494435158227325540/posts/default/5428269819369020095'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7494435158227325540/posts/default/5428269819369020095'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://democratie-honduras.blogspot.com/2011/05/manuel-zelaya-de-retour-en-retour.html' title='Manuel Zelaya, de retour en retour jusqu’au retour final'/><author><name>seb</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06741355661037692598</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7494435158227325540.post-68950986649242419</id><published>2011-05-01T11:47:00.002+02:00</published><updated>2011-05-01T11:53:16.201+02:00</updated><title type='text'>La résistance hondurienne approuve la médiation de Chavez</title><content type='html'>Vendredi 29 avril 2011&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le "Front National de Résistance Populaire du Honduras" (FNRP) a approuvé aujourd'hui la médiation du président du Venezuela, Hugo Chávez, pour chercher une solution à la crise politique au Honduras.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La direction du FNRP a fait part lors dune conférence de presse d'un comuniqué dans lequel elle soutient les bons offices de Chávez, proposés lors de la rencontre avec le président de Colombie, Juan Manuel Santos, le 9 avril à Cartagena de Indias, pour que le Honduras retrouve l'ordre constitutionnel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous manifestons notre pleine confiance au président de la République Bolivarienne du Venezuela, Hugo Rafael Chávez Frías, pour sa volonté de lutter en faveur de la démocratie déclare ce communiqué.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le FNRP a exprimé son appui aux quatre points proposés pour la médiation :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- le retour des exilés, parmi lesquels le président Manuel Zelaya, chassé par le coup détat militaire 2009 et qui vit en république dominicaine ;&lt;br /&gt;- la cessation des politiques répressives et le châtiment des responsables des violations des droits de l'homme, ce qui implique le démontage des structures putschistes ;&lt;br /&gt;- le processus dinstallation d'une Assemblée Nationale Constituante&lt;br /&gt;- la reconnaissance du FNRP comme organisation politique et force belligérante au Honduras.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les dirigeants du FNRP ont remercié pour leur appui les présidents et les chanceliers des pays d'Amérique Latine, "en particulier de l'ALBA et de l'UNASUR, qui mantiennent leur refus de reconnaître le régime de facto hondurien jusquà ce que soit initié un processus réel de retour à l'ordre constitutionnel et qu'il soit mis fin aux violations des droits de l'homme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Source : Cubadebate, http://www.cubadebate.cu/noticias/2&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7494435158227325540-68950986649242419?l=democratie-honduras.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7494435158227325540/posts/default/68950986649242419'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7494435158227325540/posts/default/68950986649242419'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://democratie-honduras.blogspot.com/2011/05/la-resistance-hondurienne-approuve-la.html' title='La résistance hondurienne approuve la médiation de Chavez'/><author><name>seb</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06741355661037692598</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7494435158227325540.post-2618610169272869694</id><published>2011-04-04T10:32:00.001+02:00</published><updated>2011-04-04T10:34:41.273+02:00</updated><title type='text'>Honduras: geen normalisatie, wel repressie</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Onder de regering van huidig president Porfirio Lobo werden tien journalisten vermoord, ongeveer 50 holebi's werden het slachtoffers van gewelddaden, en meer dan 30 boeren verloren het leven. Vooral in de regio Bajo Aguan woedt een hevige strijd om land tegen grootgrondbezitter Miguel Facusse, een van de putschisten van juni 2009. Maar ook het sociale verzet neemt toe.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Sociale protesten&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sinds twee weken komen de onderwijsvakbonden massaal op straat tegen de privatiseringsplannen van de regering-Lobo en om hogere lonen te eisen en een einde aan de stijging van de brandstofprijzen.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De politie en de staatsveiligheid gebruiken steeds meer repressieve technieken om het sociaal protest te breken. Zo werden bijvoorbeeld de transportmiddelen van de onderwijsvakbond in beslag genomen, wat hun mobilisatiekracht verminderde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Leraars werden op een willekeurige manier ontslagen. In ijltempo keurde de regering noodwetten goed die het recht op betogen en staken moeten inperken. Colleges en scholen in Tegucigalpa worden onophoudelijk bestookt met traangasbommen.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De onafhankelijke media worden in hun werk belemmerd. Kanaal 36 werd - net zoals tijdens de staatsgreep van Micheletti - opnieuw het mikpunt van aanvallen van de oproerpolitie. Verschillende journalisten moesten na afloop van hun verslaggeving over de lerarenstaking worden opgenomen in ziekenhuizen met verwondingen die ze opliepen door de repressieve aanpak door de politie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Op 18 maart verloor Ilse Ivania Velásquez Rodríguez het leven. Zij werd geraakt door een traangasbom, viel flauw en werd overreden door een auto die uit het tumult trachtte weg te geraken. Ivania was de zuster van Manfredo Velásquez, één van de studentenleiders die in de jaren tachtig werd opgepakt en verdween. Zijn zaak werd aanhangig gemaakt door mensenrechtenorganisatie Cofadeh bij CIDH, de Inter-Amerikaanse Commissie voor Mensenrechten. De Hondurese overheid werd eind jaren negentig verantwoordelijk gesteld en veroordeeld voor zijn gedwongen verdwijning.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;COFADEH in de bres voor mensenrechten&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bertha Oliva, coördinatrice van Cofadeh, werd vorige week in Washington uitgenodigd om voor CIDH te komen getuigen over de huidige mensenrechtensituatie in Honduras. Tijdens de hoorzitting zei Oliva dat politieagenten en militairen het werk van mensenrechtenverdedigers op alle mogelijke manieren belemmeren. Ze sprak ook over de constante bedreigingen die ze op verschillende manieren ontvangen.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eén voorbeeld: de vroegere commissaris voor de Mensenrechten, Leo Valladares, moest noodgedwongen het land verlaten nadat hij en zijn familie maanden werden gevolgd en bespied door personen die rondreden in een geblindeerde wagen. De politie heeft nooit iets ondernomen.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bertha Oliva besloot haar getuigenis met nogmaals aan te tonen dat de Hondurese bevolking zich ook nu nog in een absolute staat van gebrek aan bescherming bevindt. Straffeloosheid is het belangrijkste wapen van de staat. CIDH maakte zelf duidelijk niet opgezet te zijn met de zwakke verdediging van de Hondurese overheid tegenover deze gedocumenteerde klachten van de mensenrechtenbeweging. Ze wees op de vele contradicties die de overheid naar voren schuift.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Na terugkeer uit Washington verklaarde Bertha Oliva tijdens een persconferentie: "Una vez más quedó al descubierto la complicidad de las instituciones con los delitos que se han venido cometiendo a partir del golpe de Estado y el recrudecimiento de las violaciones a los derechos Humanos".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;In de volgende maanden zal CIDH een uitspraak doen over de besproken thema's tijdens de hoorzitting. Een belangrijke zaak betreft het willekeurige ontslag van verschillende onafhankelijke rechters die hadden verklaard dat wat er in Honduras is gebeurd in juni 2009 wel degelijk een staatsgreep was.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Algemene vergadering van het volksverzet FNRP en de rol van de vakbonden&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vorming en mobilisatie blijven de belangrijkste doelstellingen van het verzet. Het volksverzet analyseerde tijdens haar algemene vergadering van 26 en 27 februari de voorwaarden om eventueel aan verkiezingen deel te nemen. Die blijken niet te zijn vervuld. Prioritair blijft de ontmanteling van de oligarchie en het samenbrengen van alle krachten die nodig zijn om een grondwetgevende vergadering (asamblea consitutyente) te organiseren.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dit zijn de voorwaarden waaraan volgens het FNRP moet worden voldaan:&lt;br /&gt;1. de veilige en onvoorwaardelijke terugkeer van de algemene coördinator van het FNRP, Manuel Zelaya, en honderden andere politieke bannelingen;&lt;br /&gt;2. een hervorming van de kieswet;&lt;br /&gt;3. een hervorming van het hooggerechtshof dat verantwoordelijk draagt bij de organisatie van de verkiezingen (Tribunal Suprema Electoral);&lt;br /&gt;4. een nationale en internationale erkenning van het FNRP als politieke macht; &lt;br /&gt;5. het FNRP wil haar meer dan 25.000 lokale structuren beter organiseren. Dat vraagt meer politieke training. Een operationeel politiek orgaan is nodig om een tegengewicht te vormen tegenover de perfect afgestemde machinerie van rechts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Volgens een internationale waarnemer van de PSOL (Brazilië) kon de algemene vergadering van het FNRP van eind februari omschreven worden als de eerste in haar soort. In de geschiedenis van de sociale bewegingen heeft ze een belangrijke weerklank in heel Latijns-Amerika. Dit niet alleen vanwege haar representativiteit -meer dan 1.500 afgevaardigden vanuit 18 departementen namen er aan deel - of vanwege haar democratische interne besluitvorming, maar vooral vanwege de massale mobilisatie van haar leden.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ook de Hondurese vakbonden gebruiken hun internationale contacten om de solidariteit levend te houden en uit te bouwen. Zo bezoekt Carlos H. Reyes, secretaris van Stibys, Genève. Hij werd uitgenodigd door de UITA (Wereldvakverbond voor de voedselindustrie) om een stand van zaken te geven.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Op 29 maart had hij contact met de Hoge Commissaris voor Mensenrechten van de VN. Bij de Internationale Arbeidsorganisatie (IAO) ging hij langs om er het laatste rapport voor te stellen over schendingen van arbeids- en mensenrechten in Honduras.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Poging om onderwijsverzet te breken&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;In een poging om het verzet van de onderwijsvakbond te breken, heeft de Hondurese regering een decreet uitgevaardigd dat bepaalt dat leerkrachten die op 28 maart niet komen opdagen om les te geven twee maanden loonverlies zullen leiden. Wie niet komt op woensdag 30 maart, de dag van de nationale burgerstaking van het FNRP,  zal 6 maanden loonverlies lijden en wie geen lesgeeft op maandag 4 april verliest gewoonweg zijn job. De nationale burgerstaking van 30 maart was bedoeld als een voorloper voor de algemene staking.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Het Parlacen (Centraal-Amerikaans Parlement) zou deze week Porfirio Lobo huldigen voor zijn 'verzoenende rol' die hij speelde in Honduras. Vanwege de repressie tegenover het sociale protest is daar voorlopig van afgezien. Een volgende plenaire vergadering zal de motie echter opnieuw behandelen met als bedoeling de erkenning van het huidige regime in Honduras.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;In de maand juni vindt ook de Algemene Vergadering van de Organisatie van Amerikaanse Staten plaats in San Salvador. Daar zal worden geprobeerd om Honduras weer te laten opnemen in de organisatie. Daartoe is al een lobbycampagne opgestart door rechts. Aan de linkerzijde blijft Unasur nog steeds gekant tegen een eventuele heropname van Honduras.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Het FNRP heeft een grote informatiecampagne opgezet om de mensen te informeren wat er allemaal op het spel staat, ook op internationaal vlak. Het FNRP zal Honduras vertegenwoordigen op het volgende Wereld Sociaal Forum in São Paolo. Ook de internationale vakbondssolidariteit kan wereldwijd het verschil maken door Hondurese basisorganisaties te blijven ondersteunen en ruchtbaarheid te geven aan de acties van de onderwijsvakbonden.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ellen Verryt&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ellen Verryt is regionaal verantwoordelijke voor Latijns-Amerika bij de NGO Wereldsolidariteit.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7494435158227325540-2618610169272869694?l=democratie-honduras.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7494435158227325540/posts/default/2618610169272869694'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7494435158227325540/posts/default/2618610169272869694'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://democratie-honduras.blogspot.com/2011/04/honduras-geen-normalisatie-wel.html' title='Honduras: geen normalisatie, wel repressie'/><author><name>seb</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06741355661037692598</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7494435158227325540.post-4400354036029413779</id><published>2011-03-29T18:14:00.002+02:00</published><updated>2011-03-29T18:17:49.024+02:00</updated><title type='text'>Infos du Honduras - La repression continue - Appel à la solidarité</title><content type='html'>Nous lançons un appel à la solidarité avec la lutte du peuple hondurien qui vit actuellement, et depuis le coup d'état de juin 2009, une situation de violence systématique et institutionnalisée et d'une augmentation de violations des droits humains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis le jeudi 17 mars, plusieurs manifestations accompagnées par le Front national de résistance populaire -en solidarité avec le mouvement des enseignants et de la défense de l'éducation publique-, ont été réprimées par la police nationale et les forces armées avec un usage excessif de la force. Ce nouvel épisode de répression n'est que la continuité de la violence institutionnalisée d'un gouvernement qui n'a fait qu'assurer la continuité des violations des droits humains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les manifestations pacifiques -intégrées par des enseignants, des étudiants, des jeunes, des parents et des mères, ainsi que par les secteurs organisés-, ont été réprimées avec des quantités excessives de gaz lacrymogènes dans un évident mépris des procédures autorisées pour la dissolution de protestations. Les capsules de gaz sont utilisées comme des projectiles, jetées directement sur les manifestants et dans des espaces confinés. L'utilisation de canons à l'eau colorée est aussi constatée. Depuis le coup d'état, plusieurs personnes ont été des victimes fatales de cette tactique. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 24 mars, les organes de répression sont entrées à l'Université nationale autonome du Honduras, en violation flagrante du principe d'autonomie universitaire. Pendant environ six heures, la police s'est affrontée avec ses étudiants et étudiantes, armées de pierres, et a jetée  plus de 100 capsules de gaz lacrymogène sur le site du campus universitaire, affectant de nombreux étudiants, employés et professeurs. Le lendemain, la répression a été encore plus violente, avec une «pluie» de gaz lacrymogène s'étalant sur l'espace de quelques pâtés de maisons. Plusieurs personnes se sont vues affectées par les gaz et les coups. La police à fait la chasse aux manifestants, et a capturé beaucoup d'entre eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour tout ceci, nous demandons à la communauté internationale de mener des actions de solidarité et exiger le cesse de la répression et le respect du droit d'association libre expression et protestation démocratique.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7494435158227325540-4400354036029413779?l=democratie-honduras.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7494435158227325540/posts/default/4400354036029413779'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7494435158227325540/posts/default/4400354036029413779'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://democratie-honduras.blogspot.com/2011/03/infos-du-honduras-la-repression.html' title='Infos du Honduras - La repression continue - Appel à la solidarité'/><author><name>seb</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06741355661037692598</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7494435158227325540.post-9177784432495227622</id><published>2011-03-10T20:28:00.001+01:00</published><updated>2011-03-10T20:30:09.493+01:00</updated><title type='text'>La Resistance du Honduras consolidée après la grande Assemblée Nationale</title><content type='html'>27 Février, 2011. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant deux jours, la première assemblée générale de base populaire a eu lieu avec une représentation de plus de 1500 délégués provenant de toutes les municipalités et plus de 300 organisations qui composent le Front National de Résistance Populaire au Honduras. &lt;br /&gt;Félix Molina a ouvert son programme de radio dominical en disant "…iont perdu ceux qui ont utilisé les vieilles techniques d'intimidation parce qu'ils ont été victimes d´elles-mêmes." &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'assemblée a décidé presque à l'unanimité de ne pas participer aux processus électoraux, rester comme un front ample politique et a ratifié José Manuel Zelaya et Juan Barahona en tant que coordinateur et coordinateur adjoint. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le FNRP a consolidé son identité comme front national en lutte politique et comme front ample dans sa diversité et l’abandon de sa conversion en parti politique ou front électoral. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour sa part, Carlos H. Reyes a déclaré que "c'était une réunion sans précédent au Honduras, un exemple de débat et de résolution des problèmes en acceptant le fait que la discussion doit continuer; cette Assemblée n'était ni le début ni la fin." Quant à l'unité qui a été utilisée comme mot d'ordre de l’Assemblée, Reyes a déclaré: "après cette Assemblée nous sommes plus unis dans notre diversité ... (...) ... nous étions préoccupés par ce qui pouvait arriver, mais ça a été un grand succès et le FNRP en est sorti plus fort" . &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En outre, l'un des aspects plus importants a été la décision d'initier un processus d'auto convocation pour une Assemblée Nationale Constituante du 28 juin de cette année. En ce sens, Félix Molina a nommé un certain nombre d'organisations qui ont travaillé sur des propositions constitutionnelles. "Il faut travailler à partir de maintenant sur les contenus de la nouvelle Constitution", a déclaré Molina en assurant que le Mouvement Ample pour la Dignité et la Justice, La Red COMAL, le diocèse d’Occident et les mouvements des peuples originaires et noirs du Honduras ont déjà travaillé à des propositions concrètes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’autre part, l'ex-première dame Xiomara Castro a assisté a l'événement politique en tant que déléguée,eti a à son tour demandé au gouvernement des Etats Unis de ne pas interférer dans la détermination du peuple hondurien de décider de son présent, son avenir et son mode de vie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plusieurs personnes ont fait remarquer qu’un problème d'identité a été résolu. Il régnait une grande unanimité et le constat a été fait que ce n'est qu'ensemble qu’ils parviendront à une Assemblée Nationale Constituante, à assurer le retour des personnes en exil et au démantèlement du régime. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'événement a été certainement historique et significatif. Mais il a également été un espace de discussion politique et le symbole du début de l'émancipation d'un peuple en résistance. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Texte tiré du site de Front national de Résistance populaire.&lt;br /&gt;www.resistenciahonduras.net&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7494435158227325540-9177784432495227622?l=democratie-honduras.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7494435158227325540/posts/default/9177784432495227622'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7494435158227325540/posts/default/9177784432495227622'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://democratie-honduras.blogspot.com/2011/03/la-resistance-du-honduras-consolidee.html' title='La Resistance du Honduras consolidée après la grande Assemblée Nationale'/><author><name>seb</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06741355661037692598</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7494435158227325540.post-4331354896997581467</id><published>2011-03-01T18:39:00.000+01:00</published><updated>2011-03-01T18:41:47.300+01:00</updated><title type='text'>Manuel zelaya : lettre a l'assemblee du Front national de Résistance populaire du 26 fevrier</title><content type='html'>Cher(e)s camarades,&lt;br /&gt;Délégué(e)s à l'Assemblée Nationale,&lt;br /&gt;Front National de Résistance Populaire,&lt;br /&gt;Peuple hondurien en Résistance,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A quelques heures du début de l'événement le plus important de l'histoire poltique du Honduras, depuis la formation des partis politiques traditionnels, nous appelons tous les membres du FNRP à impulser un mouvement de libération nationale basé sur des principes et des idées révolutionnaires, pro socialistes, pour construire une nouvelle société.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est important de savoir que ma présence physique demeure entravée par les plans stratégiques d'expansion de l'empire, ceux-là même qui ont ordonné ma sortie brutale de l'administration de l'Etat, utilisant ces traitres de la patrie qui, ces cinquante dernières années, ont gouverné sans respect, sans éthique ni morale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chaque jour qui passe, et même si nous entrons dans des zones de turbulence, nous devons avoir confiance dans le fait que la résistance continue de consolider la conscience nationale, qui s'appuie sur l'unité, le savoir, les idées et la construction de la pensée populaire ; voilà les armes qui unissent cette assemblée du peuple qui se libère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis sa création, le front est une organisation politique, par définition, démocratique incluante et libre, cela doit être réaffirmé ; en évitant la "terrible" possibilité qu'elle devienne lors de cette assemblée un "nouveau" parti traditionnel et que cette discussion nous amène à agir exactement comme l'un d'entre-eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous ne devons pas répéter l'histoire des vieux partis "émergents", qui ont assumé les pratiques vicieuses des partis traditionnels, et qui ont fini par agir de pire façon encore. Il pourrait arriver la même chose si nous acceptions de façon irréfléchie le postulat de bonne foi qui consiste à entrer maintenant dans la sphère électorale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne considère pas cette position comme étrange, car en tant que société, nous tendons à reproduire les patrons qui constituent la classe dominante ; ce qu'il y a de compliqué dans cet objectif c'est de construire un nouveau processus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les processus électoraux de n'importe quelle société latino-américaine sont virtuellement inévitables pour les peuples en voie de libération ; Nous ne sommes pas une exception, mais cela ne doit pas être considéré comme une obligation, mais comme une mission de plus. Il est clair qu'en ce moment, notre participation aux élections aurait des effets plus destructeurs que positifs ; Les conditions ne sont pas réunies et le contrôle des putschistes sur tous les organismes d'application de la justice, ne rendent pas, pour l'instant, cette possibilité viable. Néanmoins, la réalité est dynamique et la conjoncture peut changer, celle-ci nous oblige parfois, de manière soudaine, à prendre des décisions transcendentales. Le fait que nous ne soyons pas prêts ne veut pas dire nous devions rester immobiles, au contraire, cela nous oblige à mener notre lutte à plusieurs niveaux de l'action organisée pour exiger que les conditions soient celles dont nous avons besoin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Front National de Résistance Populaire en tant qu'entité politique doit continuer l'important travail d'organisation, de formation et de mobilisation dans toutes les unités géographiques du pays, depuis le hameau jusqu'au niveau national. Nous avons besoin d'envirion 25 milles directives pour être prêts : Aucun changement n'est possible si le peuple n'est pas prêt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut savoir qu'au sein du front, il y a des hommes et des femmes bien décidés à lutter contre tout et à tout risquer, ne gâchons pas l'opportunité qui nous est donnée en créant maintenant des compétitions stériles entre nous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La marche implacable du néo-libéralisme dans notre pays, les violations des droits humains, la mutilation des conquêtes sociales des enseignants, des ouvriers, des paysans et des indigènes, nous démontrent qu'en la matière nous avons régressé de plusieurs années, en particulier avec la réapparition de pratiques du crime politique qui remontent aux années 80'. Nous ne pouvons espérer que quelqu'un d' autre fera la justice pour nous. Nous devons exiger immédiatement le démantèlement de tout l'appareil qui couvre les groupes paramilitaires et le système d'administration de la justice, non seulement pour sa complicité dans le coup d'Etat mais aussi pour son attitude complaisante envers les bourreaux du peuple. Nous n' y arriverons qu'avec l'action permanente de la pression populaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous devons dénoncer les groupes qui agissent comme des chiens assoiffés de sang et dont le désir de torturer est insatiable, autant que l'injustice et l'isolement dans lesquels nous sommes, nous devons les dénoncer de façon quotidienne, sur les plans national et international, nous ne pouvons laisser cette charge immense à un groupe de défenseurs de droits humains qui ont chaque jour plus de travail, à cause de l'impunité dans laquelle agissent les assassins. Nous défendre est du devoir de tous et défier le système de justice qui nous opprime est une manière légitime de nous protéger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;la mission consiste à nous renforcer et à ouvrir autant de fronts de lutte pour nos revendications qu'il sera possible, sans trêve, de la même façon qu'ils sont implacables, nous devons démontrer que nous sommes invincibles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'auto-convocation de la constituante est une proposition que nous formulons depuis le mois d'août 2010, et nous devons nous y tenir jusqu'à l'élaboration de la nouvelle constitution où apparaissent nos droits souverains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est impératif de demander que les figures du référendum et du plebiscite deviennent transparents dans les plus brefs délais, ainsi, nous mobilisons le peuple, nous l'organisons et nous prenons l'ennemi à son propre piège.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous voulons une société libre qui restecte le droit à la propriété mais que ce droit particulier ne soit pas au dessus du droit collectif. Nous voulons que les citoyens soient au dessus du marché et que le bien-être commun soit le but de la société. Le Honduras n'est pas une propriété privée, inscrite sur le registre du marché au nom de quelques familles qui se croient propriétaires du patrimoine national.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceux qui sentent que cette lutte ne répond pas à leurs attentes devraient considérer sérieusement la possibilité qu'ils se trompent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Compatriotes, ce n'est pas non plus en nous croyant plus révolutionnaires que d'autres que nous construisons le nouveau Honduras, c'est en reconnaissant le révolutionnaire qu'il y a en chaque résident, ceux des différentes forces politiques -libéraux UD- que nous intégrons au front.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Exiger la restauration de l'Etat démocratique, la fin de l'impunité pour les crimes de lèse humanité et la convocation d'une large Assemblée Nationale Constituante, incluante, juste, souveraine et originaire est une mission que nous devons mener à bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis presque deux ans que nous avons été expulsés violemment de notre terre, avec des centaines de compatriotes, nous croyons que cette assemblée est un acte d'espoir pour la refondation du Honduras, et qu'elle remplira sa mission d'abonder en positions d'unité et en pratiques démocratiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous résistons et nous vaincrons&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Resistimos y venceremos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;José Manuel Zelaya Rosales&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7494435158227325540-4331354896997581467?l=democratie-honduras.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7494435158227325540/posts/default/4331354896997581467'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7494435158227325540/posts/default/4331354896997581467'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://democratie-honduras.blogspot.com/2011/03/manuel-zelaya-lettre-lassemblee-du.html' title='Manuel zelaya : lettre a l&apos;assemblee du Front national de Résistance populaire du 26 fevrier'/><author><name>seb</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06741355661037692598</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7494435158227325540.post-5907102596448764373</id><published>2011-02-24T17:37:00.001+01:00</published><updated>2011-02-24T17:37:48.098+01:00</updated><title type='text'>L’ONU dénonce l’état de malnutrition d’un grand nombre d’enfants honduriens</title><content type='html'>New York, 11 février (RHC)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Programme mondial des Aliments de l’ONU a fait savoir que quelque 800 000 enfants honduriens souffrent de malnutrition chronique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Miguel Barreto, représentant de cette entité a qualifié d’alarmant le nombre de familles qui n’ont pas accès aux aliments de base dans ce pays centraméricain où la pauvreté extrême touche 7 sur 10 personnes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il a expliqué que 27% des enfants ayant de carences alimentaires présentent des problèmes de développement physique et intellectuel, ce qui entrave leur incorporation active à la société.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7494435158227325540-5907102596448764373?l=democratie-honduras.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7494435158227325540/posts/default/5907102596448764373'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7494435158227325540/posts/default/5907102596448764373'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://democratie-honduras.blogspot.com/2011/02/lonu-denonce-letat-de-malnutrition-dun.html' title='L’ONU dénonce l’état de malnutrition d’un grand nombre d’enfants honduriens'/><author><name>seb</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06741355661037692598</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7494435158227325540.post-7867117231681542719</id><published>2011-02-24T17:35:00.000+01:00</published><updated>2011-02-24T17:36:31.420+01:00</updated><title type='text'>Manuel Zelaya accuse Porfirio Lobo de vouloir détruire l’opposition au Honduras</title><content type='html'>Tegucigalpa, 8 février (AP-RHC)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Président déchu du Honduras, Manuel Zelaya a accusé l’actuel président, Porfirio Lobo de se confabuler avec la droite internationale pour détruire ses partisans au Honduras.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il a signalé que l’oligarchie hondurienne, appuyée par les États-Unis n’épargne pas de ressources pour ce faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Manuel Zelaya n’a pas donné des détails du plan contre ses partisans, regroupés au sein du Front National de la Résistance Populaire dans un message électronique qu’il a adressé à ce Front et à l’agence AP.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Manuel Zelaya qui vit en exil en République Dominicaine a déclaré que Profirio Lobo engage des mercenaires et des spécialistes en conspirations.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7494435158227325540-7867117231681542719?l=democratie-honduras.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7494435158227325540/posts/default/7867117231681542719'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7494435158227325540/posts/default/7867117231681542719'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://democratie-honduras.blogspot.com/2011/02/manuel-zelaya-accuse-porfirio-lobo-de.html' title='Manuel Zelaya accuse Porfirio Lobo de vouloir détruire l’opposition au Honduras'/><author><name>seb</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06741355661037692598</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7494435158227325540.post-3796736999326238098</id><published>2011-01-10T17:37:00.003+01:00</published><updated>2011-01-10T17:39:57.885+01:00</updated><title type='text'>Interview de François Houtart, membre de la Commission de la Vérité au Honduras</title><content type='html'>20 décembre 2010&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Giorgio Trucchi&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Interview de François Houtart&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Honduras se débat en pleine crise économique, sociale et politique depuis le coup d’État qui a chassé du pouvoir le président Manuel Zelaya en juin 2009. Malgré l’image de “pays pacifié et normalisé” que l’actuel gouvernement de Porfirio Lobo tente de projeter internationalement, les organisations qui intègrent la Plateforme des droits humains du Honduras continuent de dénoncer les constantes violations des droits de l’homme et ont installé une "commission de la vérité" pour éclairer les abus commis depuis du coup d’État.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;François Houtart, prêtre, sociologue, membre du Conseil international du Forum social mondial est également membre de la Commission de la vérité. Dans cet entretien donné à Opera Mundi, il analyse la délicate situation que vit le Honduras. Le sociologue belge est convaincu qu’une consolidation du projet de refondation du FNRP (Front national de résistance populaire) pourrait impliquer une augmentation de la répression et que le gouvernement des États-Unis n’est pas étranger à cette situation. Selon lui, ce dernier souhaite se repositionner dans la région latinoaméricaine, le coup d’État au Honduras étant une pièce importante de cette stratégie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;GT : Dix-sept mois après le coup d’Etat au Honduras, comment voyez-vous la situation des droits de l’homme dans ce pays ?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;F.H : Elle ne s’améliore pas. Elle empire même avec la difficile situation sociale et économique. Nous savons que le coup d’Etat a été mené par une oligarchie traditionnelle opposée aux processus de changements. Elle refuse de perdre ses privilèges. A présent qu’elle détient de nouveau le pouvoir et qu’elle contrôle la politique et l’économie, elle refuse toute autre avancée sociale. Tous ceux qui tentent de lutter sont vus comme des ennemis à abattre. Il ne se passe pas de nouvelle semaine sans victimes. Nous vivons encore une situation très tendue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;GT : Quel est le rôle de la Commission de la vérité dans un contexte aussi compliqué ?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;FH : Les objectifs de la commission sont d’enquêter sur les violations des droits humains à partir du coup d’État, sur l’histoire de ce dernier, ses conséquences, sur qui furent les acteurs à l’origine de cet événement. Et finalement, d’enquêter sur le contexte général du pays car on ne peut comprendre ces faits sans connaître la structure sociale, économique et politique du Honduras. Tout ceci permettra d’éclairer ce qui s’est réellement passé et de montrer qui sont les véritables responsables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;GT : Récemment, le représentant du Département d’Etat nord-américain Philip J. Crowley a déclaré que “le thème des droits de l’homme n’est pas une condition préalable au retour du Honduras au sein de l’Organisation des Etats américains (OEA)”. Quelle lecture faites-vous de cette déclaration ?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;FH : Cela fait partie de la logique politique des Etats-Unis. Ils ont condamné le coup d’État comme méthode mais pas comme objectif : stopper les processus de changement en cours. A présent, ils veulent légitimer l’actuel gouvernement pour poursuivre ses politiques et donner l’apparence d’une normalisation dans la région.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;GT : Quel rôle a joué le coup d’Etat au Honduras dans la région ?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;FH : Le Honduras était l’élément le plus fragile de l’ensemble des pays qui mènent des processus de transformation. C’est donc un avertissement à tout le continent et nous avons observé des suites dans plusieurs pays. Lorsqu’un pays refuse de s’aligner sur les politiques nord-américaines et les oligarchies locales, on observe des interventions non plus militaires comme par le passé, mais des déstabilisations qui s’appuient sur de nouvelles méthodes et instruments.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;GT : La question du rôle du président Obama dans le coup d’État au Honduras est posée par certains. Qu’en pensez-vous ?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;FH : Quand on observe sa politique extérieure, il ne fait pas de doute qu’il s’agit d’une continuité avec la période antérieure. Le style peut différer, pas la substance. Le cas du Honduras en fournit une claire illustration.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;GT : On dit aussi que les Etats-Unis ont beaucoup de problèmes au Moyen-Orient et qu’en ce moment l’Amérique latine ne constitue pas une priorité.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;FH : Le continent latino-américain conservera toujours une grande importance pour les États-Unis, le contrôler est nécessaire. Il est évident que les processus d’unité latinoaméricaine les préoccupent beaucoup. Comme les préoccupent également l’orientation de ces processus qui cherchent à envisager l’économie et la politique au delà de l’économie capitaliste et de l’économie de marché. Il s’agit, pour les Etats-Unis, d’une menace à long terme pour la continuité du système et leurs intérêts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;GT : Dans le cas du Honduras, est-ce un tel changement de système qui préoccupe le plus les États-Unis ?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;FH : Pour une part, en effet. Mais le plus important est l’adhésion du Honduras à l’Alliance bolivarienne des peuples d’Amérique ( Alba). Du point de vue des Etats-Unis, il s’agissait d’un mauvais signal pour d’autres pays de la región centraméricaine et c’est pourquoi ils ont décidé d’intervenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;GT : Le processus de formation du FNRP au Honduras est inédit dans la région. Croyez-vous que le Front pourra atteindre l’objectif de refonder le pays ?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;FH : Il s’agit d’une résistance organisée par des mouvements de base et c’est quelque chose de très innovateur. Je crois qu’il pourra atteindre ses objectifs tant qu’il maintiendra l’unité de tous les secteurs et que tôt ou tard, il puisse trouver une traduction dans le champ politique pour promouvoir des réformes structurelles de l’Etat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;GT : Une montée en puissance du FNRP peut-elle impliquer davantage de répression ?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;FH : Cela ne fait pas de doute. Le gouvernement actuel croit que les gens vont se lasser et que la résistance va disparaître peu à peu. Si cela ne se produit pas, comme je le crois, il va s’écrire un scénario de violence très préoccupant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;GT : Dans ce contexte, la présence d’une Commission de la vérité revêt une importance accrue ?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;FH : Les travaux ont déjà commencé. Tous les membres ont parcouru le pays pour recueillir des témoignages et analyser les avancées du processus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Source : http://operamundi.uol.com.br (original portugais) http://nicaraguaymasespanol.blogspot.com (version espagnole)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;P.-S.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Traduction française : Thierry Deronne&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7494435158227325540-3796736999326238098?l=democratie-honduras.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7494435158227325540/posts/default/3796736999326238098'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7494435158227325540/posts/default/3796736999326238098'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://democratie-honduras.blogspot.com/2011/01/interview-de-francois-houtart-membre-de.html' title='Interview de François Houtart, membre de la Commission de la Vérité au Honduras'/><author><name>seb</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06741355661037692598</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7494435158227325540.post-1253140862028082589</id><published>2011-01-08T16:27:00.001+01:00</published><updated>2011-01-08T16:29:51.603+01:00</updated><title type='text'>Au Honduras, les uns comptent leurs dollars, les autres leurs morts</title><content type='html'>Par Hélène Roux, Le Monde Diplomatique, décembre 2010.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 15 novembre 2010, la région du bas Aguán au Honduras a été le &lt;br /&gt;théâtre d’un massacre de plus, perpétré contre cinq paysans membres de &lt;br /&gt;l’organisation paysanne Movimiento Campesino del Aguán (MCA). Les &lt;br /&gt;faits se sont produits à l’aube du 15 novembre, lorsque deux cents &lt;br /&gt;gardes armés à la solde de M. Miguel Facussé Barjum (1), le magnat &lt;br /&gt;hondurien de la palme africaine, ont tiré avec des armes de gros &lt;br /&gt;calibre sur un groupe de paysans qui venait présenter les papiers les &lt;br /&gt;accréditant comme légitimes propriétaires de la finca (propriété) El &lt;br /&gt;Tumbador (municipalité de Trujillo).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces assassinats constituent un nouvel épisode dans le conflit agraire &lt;br /&gt;qui oppose de longue date le MCA aux grands entrepreneurs et &lt;br /&gt;propriétaires terriens de la région : M. Facussé Barjum – président de &lt;br /&gt;la société Dinant et oncle de l’ex-président libéral Carlos Flores &lt;br /&gt;Facussé (1998-2002) –, M. René Morales Carazo – industriel et frère du &lt;br /&gt;vice-président de la République du Nicaragua, M. Jaime Morales Carazo &lt;br /&gt;–, M. Reynaldo Canales – lui aussi grand patron –, et M. Oscar Najerá &lt;br /&gt;– député du parti Libéral (droite).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la différence d’autres pays d’Amérique latine, où la culture de la &lt;br /&gt;palme africaine connaît un essor très récent – lié à l’élaboration des &lt;br /&gt;agro-carburants –, celle-ci est présente au Honduras depuis les années &lt;br /&gt;1970. A cette époque, des réformes agraires ont en effet été promues – &lt;br /&gt;souvent par des gouvernements militaires, comme au Pérou et au &lt;br /&gt;Honduras – pour réduire la pression sur les latifundia (grandes &lt;br /&gt;propriétés) et contrôler le mouvement paysan. La culture de la palme &lt;br /&gt;constitue donc un enjeu économique important, qui explique d’une part &lt;br /&gt;la force et la capacité des coopératives paysannes, et d’autre part la &lt;br /&gt;convoitise des grands propriétaires et entrepreneurs de l’industrie de &lt;br /&gt;transformation du précieux végétal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au début des années 1990, sous la présidence de M. Leonardo Callejas &lt;br /&gt;(Parti national [PN], droite), se met en place la loi de modernisation &lt;br /&gt;et développement du secteur agricole (2), qui modifie celle de 1962 &lt;br /&gt;sur la réforme agraire. Suivant la même tendance que dans le reste des &lt;br /&gt;pays d’Amérique latine, la nouvelle loi privilégie la « sécurisation &lt;br /&gt;de la propriété » à travers la titularisation individuelle des terres &lt;br /&gt;et l’incursion croissante du secteur privé dans le financement de la &lt;br /&gt;production agricole. Ce procédé – développé et promu par la Banque &lt;br /&gt;mondiale – est également connu sous l’appellation trompeuse de « &lt;br /&gt;réforme agraire assistée par le marché ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La majorité des organisations paysannes du Honduras s’accorde sur le &lt;br /&gt;fait que cette loi marque le début d’une accélération de la &lt;br /&gt;réappropriation privée des terres anciennement attribuées à des &lt;br /&gt;coopératives dans le cadre de la réforme agraire des années 1960.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Considérant cet accaparement comme illégal, les paysans partent à la &lt;br /&gt;reconquête des terres. C’est dans ce contexte que le MCA voit le jour, &lt;br /&gt;début mai 2000, en occupant les terres du Centre régional &lt;br /&gt;d’entraînement militaire (CREM), soit plusieurs milliers d’hectares &lt;br /&gt;utilisés pendant les années 1980 par les instructeurs de l’armée des &lt;br /&gt;Etats-Unis pour former les combattants de la Contra nicaraguayenne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le MCA, l’objectif consiste à faire pression pour l’application &lt;br /&gt;des dispositions légales établissant l’usage social de la terre et &lt;br /&gt;limitant la concentration agraire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les premiers temps, la tension entre les paysans et les &lt;br /&gt;propriétaires terriens est si forte que le président de la République &lt;br /&gt;(l’homme d’affaires Ricardo Maduro, PN) n’a d’autre choix que &lt;br /&gt;d’intervenir en personne. Le 12 octobre 2000, 1124 hectares sont &lt;br /&gt;titularisés au nom des coopératives du MCA, cependant que l’Institut &lt;br /&gt;national agraire (INA) entreprend des démarches pour annuler les &lt;br /&gt;titres de propriété indûment attribués aux grands propriétaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutefois la victoire est de courte durée et, pendant des années, la &lt;br /&gt;situation reste explosive et le harcèlement constant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 12 juin 2009, un accord est pourtant signé entre le président &lt;br /&gt;hondurien, M. Manuel Zelaya, et les organisations paysannes de &lt;br /&gt;l’Aguán. Il établit qu’aucune expulsion ne pourra se réaliser avant &lt;br /&gt;que la légalité sur les titres de propriété et les ventes de terres &lt;br /&gt;n’ait été établie par les autorités compétentes. Mais le coup d’Etat &lt;br /&gt;du 28 juin 2009 met fin à cette courte trêve. Le MCA, qui, comme de &lt;br /&gt;nombreuses organisations populaires, a rejoint le Front national de &lt;br /&gt;résistance contre le golpe (3), se retrouve une fois de plus dans la &lt;br /&gt;ligne de mire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les attaques reprennent avec plus de vigueur au début de l’année 2010, &lt;br /&gt;avec l’entrée en fonction du gouvernement de facto de M. Porfirio &lt;br /&gt;Lobo, parvenu au pouvoir lors des élections organisées à l’ombre du &lt;br /&gt;putsch militaire, en novembre 2009. Face à la paralysie du processus &lt;br /&gt;de titularisation, le mouvement (4), qui recense désormais plus de 3 &lt;br /&gt;500 familles organisées en centaines de coopératives, a en effet &lt;br /&gt;décidé de reprendre, le 9 décembre 2009, les occupations de terres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 8 janvier, une première expulsion violente des terres nouvellement &lt;br /&gt;occupées a lieu : 27 personnes, dont dix femmes, sont détenues. Le 13 &lt;br /&gt;janvier, trois dirigeants du MCA sont arrêtés, ce qui porte à 18 le &lt;br /&gt;nombre de membres du MCA emprisonnés depuis la création du mouvement. &lt;br /&gt;Dans un communiqué, l’organisation dénonce par ailleurs la présence &lt;br /&gt;menaçante d’hommes armés aux alentours des terrains des coopératives &lt;br /&gt;et accuse un colonel de l’armée de « prêter ses services » aux &lt;br /&gt;entrepreneurs de la palme africaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mi-février 2010, des groupes paramilitaires à la solde des grands &lt;br /&gt;propriétaires, appuyés par l’armée et la police, attaquent les &lt;br /&gt;campements du MCA et font plusieurs blessés. Les faits se produisent &lt;br /&gt;alors même qu’une délégation du MCA négocie la ratification des &lt;br /&gt;accords signés avant le putsch de 2009, avec l’actuel ministre de la &lt;br /&gt;réforme agraire, Cesar Ham. Ce dernier, un ancien député du parti de &lt;br /&gt;gauche Union démocratique (UD), s’est à la fois opposé au coup d’Etat… &lt;br /&gt;et l’a légitimé en acceptant d’entrer au gouvernement de M. Lobo. &lt;br /&gt;Depuis cette « position », il prétend jouer le rôle de « courroie de &lt;br /&gt;transmission » des revendications populaires auprès du gouvernement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Début mars 2010, de nouvelles négociations s’ouvrent entre le &lt;br /&gt;gouvernement et les paysans du MCA alors que la région est totalement &lt;br /&gt;militarisée et subit une intense répression. Quarante personnes ont &lt;br /&gt;été détenues pendant le processus de dialogue, y compris le &lt;br /&gt;responsable régional de l’INA, M. Coronado Ávila Mendoza. Le dirigeant &lt;br /&gt;du MCA, M. Rudy Hernandez, décrit la situation : « La région du bas &lt;br /&gt;Aguán a été inondée de militaires, 28 coopératives étaient en cours de &lt;br /&gt;récupération (de leurs terres) et c’est pour cette raison que le 13 &lt;br /&gt;avril, après une réunion de plus de quinze heures avec le &lt;br /&gt;gouvernement, qui ne voulait nous concéder que 6000 hectares, nous en &lt;br /&gt;avons obtenu 11 000. Nous avons signé parce que nous étions sous la &lt;br /&gt;menace des canons et nous ne pouvions pas mettre en danger la vie de &lt;br /&gt;nos compagnons. Malgré tout, la lutte n’a pas été seulement pour cette &lt;br /&gt;quantité de terres mais pour toute la terre assignée à la réforme &lt;br /&gt;agraire (5). »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 13 avril 2010 les deux parties « s’entendent » donc : 3 000 &lt;br /&gt;hectares de terres affectées à la palme africaine seront titularisés &lt;br /&gt;immédiatement en faveur de 28 coopératives et après évacuation &lt;br /&gt;volontaire des champs occupés (par les paysans), les mêmes surfaces &lt;br /&gt;(en friche) leur seront attribuées dans un délai de trois mois et à un &lt;br /&gt;autre emplacement. Enfin, dans un délai d’un an, les paysans devront &lt;br /&gt;recevoir 1 000 hectares cultivés en palme et 4 000 hectares non &lt;br /&gt;cultivés. Le président de facto se rend lui-même sur place et se porte &lt;br /&gt;garant des accords.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais l’apaisement qu’on aurait pu attendre à partir de la signature &lt;br /&gt;des accords n’a pas lieu. Au contraire, la zone de l’Aguán connaît un &lt;br /&gt;regain de tension. En effet, le magnat de la palme, M. Facussé, donne &lt;br /&gt;la mesure du peu de cas qu’il fait des dispositions légales. Il &lt;br /&gt;annonce qu’il fera appel des décisions prises auprès des tribunaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Allant au-devant de ses désirs, le 20 avril, l’armée resserre son étau &lt;br /&gt;autour de la communauté Guadalupe Carney (fondée sur les terres &lt;br /&gt;occupées du CREM), qui se retrouve complètement encerclée par plus &lt;br /&gt;d’une centaine d’effectifs des commandos Cobras et de militaires. Le &lt;br /&gt;prétexte : l’arrestation de membres du MCA. Par ailleurs, le syndicat &lt;br /&gt;des travailleurs de l’INA (Sindicato de Trabajadores del INA &lt;br /&gt;[SITRAINA]) de la région dénonce des menaces et des intimidations &lt;br /&gt;contre ses membres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 23 avril, alors que le MCA fait état de l’invasion imminente de la &lt;br /&gt;communauté Guadalupe Carney par l’armée, M. Facussé annonce qu’il &lt;br /&gt;refuse de négocier ne serait-ce qu’un hectare de terre. Le bras de fer &lt;br /&gt;engagé avec le MCA s’étend à l’INA et à son directeur dont le &lt;br /&gt;propriétaire réclame ouvertement la tête. Cette situation révèle le &lt;br /&gt;double jeu du gouvernement qui, d’un côté, fait mine de jouer la &lt;br /&gt;conciliation par le biais de l’INA, et de l’autre, prend prétexte du &lt;br /&gt;climat de tension pour militariser la région.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques jours plus tard, le 28 avril, la radio communautaire de &lt;br /&gt;Zacate Grande (une communauté située dans le golfe de Fonseca, région &lt;br /&gt;pacifique, à 150 km de la capitale) est attaquée et détruite par des &lt;br /&gt;hommes armés à la solde de M. Facussé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 25 mai, le quotidien La Prensa avait publié un entretien avec M. &lt;br /&gt;Facussé dans lequel celui-ci affirmait que « le problème de l’Aguán &lt;br /&gt;détruirait l’économie », laissant ainsi entendre que le « climat &lt;br /&gt;d’insurrection » dans la région faisait fuir les investisseurs &lt;br /&gt;étrangers (6). En juin 2010, l’annonce du licenciement de 500 employés &lt;br /&gt;des entreprises de Miguel Facussé dans la région constitue une &lt;br /&gt;manœuvre de plus pour attiser les dissensions entre les paysans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 21 juin, une opération conjointe de membres des bataillons Cobras &lt;br /&gt;et des vigiles de l’entreprise de sécurité Orión (recrutée par M. &lt;br /&gt;Facussé), menée dans le but d’arrêter deux membres de la coopérative &lt;br /&gt;La Aurora, provoque la mort d’un jeune de 17 ans. L’autopsie révèle &lt;br /&gt;douze impacts de balles (7). Le communiqué du MCA souligne que la &lt;br /&gt;finca La Aurora avait été assignée à la coopérative par l’INA.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 17 août, trois membres du MCA (dont un adolescent de 14 ans) sont &lt;br /&gt;assassinés. Quelques jours plus tard, un affrontement a lieu à Zacate &lt;br /&gt;Grande entre les occupants des terres récupérées et les habitants de &lt;br /&gt;villages voisins, à qui M. Facussé a remis des « titres de propriété » &lt;br /&gt;et fait miroiter la construction d’un collège pour leurs enfants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La liste des intimidations et arrestations arbitraires s’allonge tous &lt;br /&gt;les jours mais les institutions financières internationales ne &lt;br /&gt;sourcillent pas. Dans une lettre (8) adressée le 17 novembre 2010 au &lt;br /&gt;président de la Banque mondiale, M. Robert Zoellick, l’ONG canadienne &lt;br /&gt;Rights Action accuse celle-ci d’être coresponsable des exactions &lt;br /&gt;commises dans l’Aguán. Dénonciation fondée sur le fait que le 5 &lt;br /&gt;novembre 2009, Dinant avait reçu de la Corporation financière &lt;br /&gt;internationale (IFC) – chargée de l’attention au secteur privé au sein &lt;br /&gt;de la Banque mondiale – le prêt n° 27.250, à hauteur de 30 millions de &lt;br /&gt;dollars.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les rumeurs, régulièrement relayées par la presse, faisant état de &lt;br /&gt;l’existence de groupes armés au sein du MCA se sont renforcées ces &lt;br /&gt;derniers jours. Certains médias croyant même savoir que les bases &lt;br /&gt;d’entrainement de la guérilla se trouveraient au Nicaragua (9)… Ironie &lt;br /&gt;du sort : les terres originalement occupées par le MCA, avaient, &lt;br /&gt;elles, bel et bien servi de base pour les troupes de la Contra, dont &lt;br /&gt;l’objectif était précisément d’agresser le Nicaragua voisin…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le massacre du 15 novembre a donné un nouveau prétexte à l’envoi de &lt;br /&gt;l’armée dans la région. Mais contre toute attente, au lieu de s’en &lt;br /&gt;prendre aux milices armées des entrepreneurs de la palme, ce sont les &lt;br /&gt;bureaux de l’INA – ceux-là même où sont entreposés les dossiers de &lt;br /&gt;régularisation des terres du MCA – qui ont été militarisés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 6 décembre les paysans ont repris les blocages de route pour exiger &lt;br /&gt;que justice soit faite. Le 7 décembre, un communiqué du MUCA avertit &lt;br /&gt;que la communauté Guadalupe Carney est de nouveau encerclée par l’armée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 15 décembre, 600 militaires ont pris position sur les collines &lt;br /&gt;alentours et des hélicoptères survolent la zone.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Note :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(1) Giorgio Trucchi, « Masacre y barbarie en el Bajo Aguán », &lt;br /&gt;Secrétariat régional latino-américain (Rel-UITA), 16 novembre 2010.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(2) « Ley para la Modernización y Desarrollo del Sector Agrícola &lt;br /&gt;(LMDSA) », Institut agraire national (INA), 5 mars 1992.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(3) Aujourd’hui Front national de résistance populaire (FNRP).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(4) Qui se présente également sous le sigle MUCA (Mouvement uni des &lt;br /&gt;paysans de l’Aguán).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(5) German Reyes, « Incumplimiento del gobierno caldea los animos en &lt;br /&gt;el Aguán », Revistazo, 18 novembre 2010.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(6) « Problema del Aguán destruiría la economía », La Prensa, 25 mai 2010.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(7) Giorgio Trucchi, « Asesinato salvaje de joven del MUCA », &lt;br /&gt;Rel-UITA, 22 juin 2010.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(8) « Letter to the World Bank », Rights Action, 17 novembre 2010.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(9) « Hondureños estarían entrenándose en Nicaragua para &lt;br /&gt;desestabilizar orden legal y democracia », El Proceso, 24 novembre 2010.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7494435158227325540-1253140862028082589?l=democratie-honduras.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7494435158227325540/posts/default/1253140862028082589'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7494435158227325540/posts/default/1253140862028082589'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://democratie-honduras.blogspot.com/2011/01/au-honduras-les-uns-comptent-leurs.html' title='Au Honduras, les uns comptent leurs dollars, les autres leurs morts'/><author><name>seb</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06741355661037692598</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7494435158227325540.post-878044067393782639</id><published>2010-12-28T18:34:00.003+01:00</published><updated>2010-12-28T18:39:39.693+01:00</updated><title type='text'>Des organisations internationales exigent un moratoire immédiat des expulsions de paysans à El Aguan</title><content type='html'>Plus de 50 organisations internationales, civiles et religieuses, ont exhorté le Département d’Etat des Etats-Unis pour qu’il exige du gouvernement hondurien « un moratoire immédiat et indéfini » sur quelconque action policière ou militaire qui force les paysans de El Aguan a quitter leurs terres, et ce, jusqu’à que soient conclues les négociations initiées il y a longtemps déjà.&lt;br /&gt;[…]&lt;br /&gt;Plusieurs signataires de l’appel ont déjà insisté auprès du Département d’Etat ces derniers six mois, pour que soient arrêtés les responsables des assassinats d’au moins sept paysans du Aguan, en 2010, ainsi que ceux qui financent ces actes.&lt;br /&gt;[…]&lt;br /&gt;Les organisations dénoncent qu’il n’est pas dans l’intérêt du gouvernement des Etats-Unis d’appuyer le gouvernement issu du coup d’Etat, gouvernement qui ne respecte pas les standards minimaux en termes de droits humains et qui permet ces injustices violentes contre des communautés entières de familles paysannes qui réclament la terre d’où elles sont déplacées avec violence et par la force.&lt;br /&gt;[…]&lt;br /&gt;Les organisations exigent également le respect des organisations et mouvement sociaux qui sont en résistance massive et non-violente contre le coup d’Etat et le « régime de facto illégitime » et qui luttent pour une assemblée constitutive pour créer une Constitution inclusive, une nouvelle Constitution qui assure les droits humains du peuple traditionnellement exclu de la vie politique et économique au Honduras.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parmi les organisations signataires, on peut citer : Témoins pour la Paix, l’Institut d’Etudes du Travail de l’Université du Missouri ; l’Institut d’Education Populaire du Sud Est de la Californie (IDEPSCA) ; le Comité de Paix et Justice Frères de la Sainte Croix ; l’Observatoire pour l’Ecole des Amériques : le Centre Nicaragua pour l’Action Communautaire de Berkeley ; la Coalition Manos Fuera de Honduras ; l’Association des Collèges et Universités Jésuites ; la Voz de los de Abajo, Chicago ; Nonviolence International ; Alliance pour la Justice Globale ; May I Speak Freely Media et tant d’autres.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7494435158227325540-878044067393782639?l=democratie-honduras.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7494435158227325540/posts/default/878044067393782639'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7494435158227325540/posts/default/878044067393782639'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://democratie-honduras.blogspot.com/2010/12/des-organisations-internationales.html' title='Des organisations internationales exigent un moratoire immédiat des expulsions de paysans à El Aguan'/><author><name>seb</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06741355661037692598</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7494435158227325540.post-5253123638152111469</id><published>2010-12-13T16:17:00.004+01:00</published><updated>2010-12-13T16:22:51.012+01:00</updated><title type='text'>Appel de la Plateforme pour la Démocratie au Honduras</title><content type='html'>&lt;strong&gt;La résistance au coup d’État au Honduras continue&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 28 juin 2009, le président constitutionnel du Honduras, Manuel Zelaya, a été séquestré par l'armée et expulsé de force vers le Costa-Rica. Ce coup d'Etat a bénéficié de l'appui tacite des États-Unis, omniprésents dans le pays depuis des décennies. Une oligarchie des plus réactionnaires a repris le pouvoir afin de stopper les réformes sociales et empêcher la convocation d'une assemblée constituante visant à démocratiser le pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le gouvernement putschiste a ensuite organisé un simulacre d’élection le 29 novembre 2009, entériné par les Etats-Unis et l’Union Européenne. &lt;br /&gt;L’appui tacite de l’UE s’est concrétisé par le fait qu’elle n’a pas appliqué contre cette dictature la clause démocratique et de droits de l’Homme prévue par les accords commerciaux (Système de Préférences Généralisées, SPG) et n’a pas renvoyé l’ambassadeur putschiste comme elle aurait pu le faire. Par la suite, elle s’est empressée de signer de nouveaux accords de libre-échange avec le gouvernement issu des élections organisées par la dictature.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les mouvements sociaux qui appuyaient le gouvernement du Président Zelaya se sont constitués en front de résistance à la dictature dès le lendemain du coup d'État. Malgré le haut niveau de répression, les morts, les disparus, les blessés, la censure et la destruction des quelques médias indépendants, ils continuent à opposer une résistance sans précédent. Aujourd’hui on ne compte plus les assassinats de syndicalistes, de paysans, de journalistes ou d’homosexuels.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré la situation, la résistance est parvenue à récolter près d’un million et demi de signatures pour convoquer une Constituante et continue de s’opposer activement aux politiques ultraconservatrices et de régression sociale du gouvernement de facto, ainsi qu’à la spoliation des terres et au pillage des ressources naturelles du pays par les multinationales notamment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour la Plate-forme pour la démocratie au Honduras, il est essentiel de continuer à s'opposer à ce coup d'État et au gouvernement qui en est issu, à soutenir la démocratie et les libertés; non seulement au Honduras, mais sur tout le continent latino-américain et dans le reste du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour nous, habitants de Belgique, il est inacceptable que l'Union européenne et la Belgique cautionnent un tel régime de fait, de telles façades démocratiques, et tolèrent de telles violations des droits humains et de l'État de droit. Il s'agit également de rejeter l’accord de libre-échange conclu avec ce régime qui s'oppose par les armes aux changements sociaux et aux aspirations démocratiques du peuple hondurien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Nous réclamons&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;- L’expulsion par la Belgique de l'ambassadeur hondurien putschiste&lt;br /&gt;- L’annulation de l'accord de libre-échange et de coopération négocié entre l’UE et le Honduras&lt;br /&gt;Nous soutenons les principales revendications du Front National de Résistance Populaire. A savoir :&lt;br /&gt;- Le rétablissement du gouvernement légitime renversé par le coup d’état&lt;br /&gt;- L’organisation d’une Assemblée Constituante&lt;br /&gt;Nous affirmons notre solidarité avec le peuple hondurien en lutte pour la démocratie, la liberté, la justice sociale, la souveraineté et contre l’impunité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Vous pouvez devenir signataire de cet appel. Contactez-nous au 0486 50 79 96&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7494435158227325540-5253123638152111469?l=democratie-honduras.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7494435158227325540/posts/default/5253123638152111469'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7494435158227325540/posts/default/5253123638152111469'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://democratie-honduras.blogspot.com/2010/12/appel-de-la-plateforme-pour-la.html' title='Appel de la Plateforme pour la Démocratie au Honduras'/><author><name>seb</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06741355661037692598</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7494435158227325540.post-542108318599652456</id><published>2010-11-24T09:54:00.004+01:00</published><updated>2010-11-24T10:07:15.843+01:00</updated><title type='text'>Assemblée générale de la Plateforme: 27 novembre 2010</title><content type='html'>L'Assemblée générale de la Plate-forme pour la démocratie au Honduras se tiendra le &lt;strong&gt;samedi 27 novembre à partir de 9h30 à la Maison de la Paix&lt;/strong&gt;, 35 rue Van Elewyck à Ixelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lors de cette assemblée, nous ferons un exposé sur les derniers évènements au Honduras. Nous discuterons également les structures et les moyens d'action de la Plate-forme ainsi que l'adhésion des associations à celle-ci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les personnes ou associations intéressées sont priées de s'annoncer au 0486 50 79 96.&lt;br /&gt;Nous espérons vous voir nombreux lors de cette Assemblée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour la Plate-forme&lt;br /&gt;Sebastian Franco&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7494435158227325540-542108318599652456?l=democratie-honduras.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7494435158227325540/posts/default/542108318599652456'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7494435158227325540/posts/default/542108318599652456'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://democratie-honduras.blogspot.com/2010/11/assemblee-generale-de-la-plateforme-27.html' title='Assemblée générale de la Plateforme: 27 novembre 2010'/><author><name>seb</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06741355661037692598</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7494435158227325540.post-2162005349216946881</id><published>2010-11-12T17:45:00.004+01:00</published><updated>2010-11-12T17:55:18.382+01:00</updated><title type='text'>Projection du film "Quien dijo miedo" à Liège</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_7bs1i2KIfBY/TN1wjVu3gZI/AAAAAAAAAAU/k-qfiJVWqAA/s1600/noname.jpeg"&gt;&lt;img style="text-align: center;float: center; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; cursor: pointer; width: 207px; height: 320px; " src="http://4.bp.blogspot.com/_7bs1i2KIfBY/TN1wjVu3gZI/AAAAAAAAAAU/k-qfiJVWqAA/s320/noname.jpeg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5538706869167030674" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7494435158227325540-2162005349216946881?l=democratie-honduras.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7494435158227325540/posts/default/2162005349216946881'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7494435158227325540/posts/default/2162005349216946881'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://democratie-honduras.blogspot.com/2010/11/projection-du-film-quien-dijo-miedo.html' title='Projection du film &quot;Quien dijo miedo&quot; à Liège'/><author><name>seb</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06741355661037692598</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_7bs1i2KIfBY/TN1wjVu3gZI/AAAAAAAAAAU/k-qfiJVWqAA/s72-c/noname.jpeg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7494435158227325540.post-6217956701770324383</id><published>2010-10-14T10:16:00.004+02:00</published><updated>2010-10-14T10:30:43.325+02:00</updated><title type='text'>L’Union Européenne ne doit pas recevoir des putschistes !</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=";font-family:Calibri;font-size:12pt;"  &gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Manifestation ce jeudi 14 octobre à midi au Rond point Schuman.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=";font-family:Calibri;font-size:12pt;"  &gt;La Plate forme pour la Démocratie au Honduras dénonce la rencontre qui aura lieu entre Herman Van Rompuy, Président du Conseil de l’Europe et le Cardinal Rodriguez Maradiaga de Tegucigalpa (Honduras) aujourd'hui à Bruxelles.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=";font-family:Calibri;font-size:12pt;"  &gt;Le cardinal Maradiaga a appuyé le coup d’Etat au Honduras, alors même que ce dernier était condamné à l’unanimité par l’Assemblée générale de Nations unies. Il est même considéré par le dernier gouvernement légitime du Honduras comme l’un des auteurs de ce putsch  qui fut organisé par les pouvoirs économiques locaux, notamment les quelques familles qui monopolisent l’économie hondurienne et l’armée avec comme conséquence la reprise en main du pouvoir politique par l’oligarchie traditionnelle, aujourd’hui de plus en plus liée au capital international et appuyée par les forces de l’ordre.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=";font-family:Calibri;font-size:12pt;"  &gt; La Conférence épiscopale, à l’initiative du Cardinal Maradiaga, a appuyé le coup d’Etat. Seul un évêque s’est opposé, prenant le parti des exclus de la société. Il s’agit donc de l´expression d’un pouvoir ecclésiastique, allié aux forces politiques conservatrices et d’exploitation économique. Alors que l’on aurait attendu de l’Eglise un témoignage de solidarité avec les pauvres, c’est tout le contraire qui s’est passé. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=";font-family:Calibri;font-size:12pt;"  &gt;Dans ce sans nous appelons les institutions européennes a rejeter la présence de ce représentant du pouvoir ecclésiastique hondurien en Belgique.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=";font-family:Calibri;font-size:12pt;"  &gt;La Plate forme pour la Démocratie au Honduras lance &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;un appel à manifester ce jeudi 14 octobre  à 12h Rond point Schuman&lt;/span&gt;, face au Conseil de l’Europe.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=";font-family:Calibri;font-size:12pt;"  &gt;La plate forme pour la démocratie au Honduras est une coordination qui rassemble les organisations belges qui dénoncent le coup d’État au Honduras depuis juin 2009 et soutiennent la lutte du peuple hondurien pour la démocratie.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=";font-family:Calibri;font-size:12pt;"  &gt;Contact:&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=";font-family:Calibri;font-size:12pt;"  &gt;Pablo Sanchez 0486 50 79 96&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7494435158227325540-6217956701770324383?l=democratie-honduras.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7494435158227325540/posts/default/6217956701770324383'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7494435158227325540/posts/default/6217956701770324383'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://democratie-honduras.blogspot.com/2010/10/lunion-europeenne-ne-doit-pas-recevoir.html' title='L’Union Européenne ne doit pas recevoir des putschistes !'/><author><name>seb</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06741355661037692598</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7494435158227325540.post-6722217593970366155</id><published>2010-10-14T09:50:00.004+02:00</published><updated>2010-10-14T10:37:42.168+02:00</updated><title type='text'>Lettre de François Houtart au Président du Conseil, Herman Van Rompuy</title><content type='html'>&lt;div&gt;Monsieur le Président et chers Amis,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;Par ce mot je me permets de vous envoyer l'article que j'ai publié  il y a un an dans La Libre Belgique [article ci-dessous], notamment à propos du Honduras et  de la position prise par le Cardinal Rodriguez Mariadaga. &lt;/div&gt; &lt;div&gt;Je suis retourné au Honduras en juillet dernier et, avec notamment  Mr Perez Esquivel, prix Nobel de la Paix, je suis membre de la  Commission de Vérité sur le coup d'Etat, organisée par la Résistance  (les mouvements sociaux). Je puis vous dire que malheureusement la  situation ne s'est pas améliorée et que les violations des droits  humains continuent à être très nombreuses. Un referendum a été organisé  par les mouvements sociaux pour l'organsiation d'une Consituante  (l'actuelle constitution a été promulguée par un régime militaire) et a  receuilli 1.300.000 voix, ce qui montre l'ampleur de l'appui populaire,  qui va bien au delà du champ politique ou du rétablissement d'un  président renversé, pour déboucher sur une demande de changements  sociaux profonds.&lt;/div&gt; &lt;div&gt;Il est difficile de croire que la réconciliation nécessaire ne  passe d'abord par une reconnaissance des injustices et que l'appui à un  coup d'Etat organisé par les groupes les plus nantis soit une étape de  la lutte contre la pauvreté.&lt;/div&gt; &lt;div&gt;C'est pour cette raison que je me suis permis de vous transmettre ces informations. &lt;/div&gt; &lt;div&gt;Je vous prie de croire à mes sentiments les meilleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;François Houtart&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7494435158227325540-6722217593970366155?l=democratie-honduras.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7494435158227325540/posts/default/6722217593970366155'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7494435158227325540/posts/default/6722217593970366155'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://democratie-honduras.blogspot.com/2010/10/lettre-de-francois-houtart-au-president.html' title='Lettre de François Houtart au Président du Conseil, Herman Van Rompuy'/><author><name>seb</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06741355661037692598</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7494435158227325540.post-5663100989093482544</id><published>2010-10-14T09:26:00.001+02:00</published><updated>2010-10-14T10:28:33.404+02:00</updated><title type='text'>Au sujet de la visite à Bruxelles du Cardinal Maradiaga, par François Houtart</title><content type='html'>L’Institut catholique de Paris honore le cardinal Maradiaga qui a appuyé  le coup d’Etat au Honduras et Michel Camdessus, ex-FMI. Au service des  puissants et non de leurs victimes !&lt;br /&gt;par François Houtart&lt;br /&gt;(27 octobre 2009)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Institut catholique de Paris a décidé d’attribuer un doctorat honoris  causa au Cardinal Rodriguez Maradiaga de Tegucigalpa au Honduras et à  Monsieur Michel Camdessus, l’ancien directeur général du Fonds monétaire  international.&lt;br /&gt;Dans le premier cas, il s’agit de l’attribution de cette distinction à  un homme d’Eglise qui a appuyé le coup d’Etat au Honduras, alors même  que ce dernier était condamné à l’unanimité par l’Assemblée générale de  Nations unies. Personnellement, j’ai pu assister à cette réunion et  entendre les commentaires de l’ensemble des pays sur cette question. Par  respect de la démocratie dans le monde, personne ne pouvait accepter un  coup d’Etat accompagné par l’expulsion du président légal, à quelques  mois seulement des élections.&lt;br /&gt;Par ailleurs, cette action illégale, organisée par les pouvoirs  économiques locaux, notamment les quelques familles qui monopolisent  l’économie hondurienne, et par l’armée, signifiait nettement la reprise  en main du pouvoir politique par l’oligarchie traditionnelle,  aujourd’hui de plus en plus liée au capital international et appuyée par  les forces de l’ordre. Il s’agissait de freiner la transformation  sociale en cours et l’alliance du pays avec les autres nations ayant  rejoint l’Alba, l’initiative d’intégration latino-américaine basée non  sur la compétitivité, mais sur la complémentarité et la solidarité. Face  à cela, les mouvements sociaux, représentant les victimes du système  économique et les plus pauvres de la société hondurienne, se sont  fédérés en une résistance organisée. Il s’agit de mouvements ouvriers,  paysans, indigènes, des descendants d’Africains, des femmes. Ce  mouvement d’opposition a&lt;br /&gt;clairement indiqué quels étaient les enjeux : s’opposer à la  perpétuation des privilèges et appuyer un projet, sans doute encore  modeste et imparfait, de transformation sociale.&lt;br /&gt;La Conférence épiscopale, à l’initiative du Cardinal Maradiaga, a appuyé  le coup d’Etat. Seul un évêque s’est opposé, prenant le parti des  exclus de la société. Il s’agit donc de l´expression d’un pouvoir  ecclésiastique, allié aux forces politiques conservatrices et  d’exploitation économique. Alors que l’on aurait attendu de l’Eglise un  témoignage de solidarité avec les pauvres, c’est tout le contraire qui  s’est passé. Faut-il voir dans le chef de l’Institut catholique de Paris  un alignement sur le même type de pensée ou un manque d’information,  difficilement acceptable pour une institution académique ?&lt;br /&gt;La deuxième personne mise à l’honneur est Michel Camdessus, l’ancien  directeur-général du Fonds monétaire international. En pleine crise  économique, dont un facteur fut l’orientation économique donnée par les  institutions de "Bretton Woods" sur le plan mondial, c’est à l’un des  principaux artisans de cette politique que l’Institut catholique donne  un doctorat honoris causa. Quand on connaît les ravages sociaux produits  par les politiques du FMI, les conséquences dramatiques de la crise  financière et monétaire sur le plan de l’emploi, et l’écroulement  économique, notamment de certaines sociétés du Sud, on ne peut que  remettre en question les modèles d’analyse utilisés et les décisions  prises. S’il existait une cour pénale internationale pour les crimes  économiques, M. Camdessus se trouverait sur le banc des accusés pour  crime contre l’humanité. Au lieu de cela, il représente aujourd´hui la  Commission&lt;br /&gt;pontificale Justice et Paix dans des instances internationales, il  préside les Semaines sociales de France et recevra un doctorat honoris  causa de l’Institut catholique de Paris.&lt;br /&gt;De telles contradictions ne peuvent s’expliquer que par une lecture de  la situation du monde, avec les yeux des puissants, ceux dont la logique  a produit les catastrophes sociales et non pas avec les yeux des  victimes, comme la fidélité aux enseignements et à la pratique de  Jésus-Christ l’aurait exigé.&lt;br /&gt;Voilà pourquoi il s’agit en l’occurrence d’un contre-témoignage parfait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;François Houtart&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7494435158227325540-5663100989093482544?l=democratie-honduras.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7494435158227325540/posts/default/5663100989093482544'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7494435158227325540/posts/default/5663100989093482544'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://democratie-honduras.blogspot.com/2010/10/au-sujet-de-la-visite-bruxelles-du.html' title='Au sujet de la visite à Bruxelles du Cardinal Maradiaga, par François Houtart'/><author><name>seb</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06741355661037692598</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7494435158227325540.post-297669759411480263</id><published>2010-09-25T10:42:00.003+02:00</published><updated>2010-09-25T10:45:29.786+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;p&gt;&lt;span style="text-transform: uppercase;"&gt;ENTRETIEN AVEC MANUEL ZELAYA, PRESIDENT  LEGITIME DU HONDURAS (2006-2010)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;h1&gt;« La résistance est la voie pour  restaurer la démocratie »&lt;/h1&gt; &lt;p&gt;Un entretien exclusif pour  &lt;em&gt;Le Monde diplomatique&lt;/em&gt; en español&lt;small&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;par &lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href="http://www.medelu.org/spip.php?auteur2" target="_blank"&gt;Christophe Ventura&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;small&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;&lt;br /&gt;publié : le &lt;/span&gt;20 septembre  2010&lt;/small&gt;&lt;/small&gt;&lt;/p&gt;&lt;div&gt; &lt;p&gt;Il y a un peu plus d’un an, le 28 juin 2009, un coup d’État  organisé par des secteurs de la droite, les forces armées et mené avec l’accord,  au moins tacite, de l’administration des États-Unis, renversait José Manuel  Zelaya, président légitimement élu du Honduras (2006-2010). Depuis le 27 janvier  2010, Manuel Zelaya réside, exilé, en République dominicaine. De là bas, il  dirige le Front national de résistance populaire (FNRP) et conduit le combat  pour la restauration de la démocratie dans son pays.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il vient d’être nommé, le 18 septembre 2010, député du  « Parlacen » - Parlement centre-américain - qui constitue le forum  politique régional du Guatemala, du Honduras, du Nicaragua, du Panama et du  Salvador [&lt;a title="[1] Le Parlacen a été créé en 1991. La République dominicaine y est également (...)" href="http://www.medelu.org/spip.php?article590#nb1" name="12b33320b368f1bb_nh1" target="_blank"&gt;1&lt;/a&gt;]. Pour le  président &lt;em&gt;nicaraguayen&lt;/em&gt; de cette institution, Jacinto Suárez,  « &lt;em&gt;il n’était pas concevable que ce parlement puisse prendre une  position aboutissant à la négation des droits politiques du président  Zelaya &lt;/em&gt; ». De son côté, le FNRP considère qu’il s’agit d’un pas  important vers la possibilité « &lt;em&gt;que Manuel Zelaya puisse revenir de  l’exil &lt;/em&gt; ». Et ce, alors que le mouvement populaire hondurien  vient de remporter une importante victoire politique malgré la persistance de la  répression organisée par le gouvernement du nouveau président Porfirio Lobo.  Près de 1,4 millions de honduriens [&lt;a title="[2] Le pays compte près de 7,5 milions d'habitants." href="http://www.medelu.org/spip.php?article590#nb2" name="12b33320b368f1bb_nh2" target="_blank"&gt;2&lt;/a&gt;] ont, en  effet, signé une pétition du FNPR intitulée « Oui à la  Constituante ! » en faveur de la refondation démocratique du  Honduras.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Honduras est devenu un espace de confrontation politique et  diplomatique entre, d’une part, les États-Unis et leurs alliés locaux  (gouvernements de droite et de centre-gauche conservateurs [&lt;a title="[3] Le Colombie, le Costa Rica, le Guatemala, El Salvador, le Panamá, le (...)" href="http://www.medelu.org/spip.php?article590#nb3" name="12b33320b368f1bb_nh3" target="_blank"&gt;3&lt;/a&gt;]) et,  d’autre part, les États progressistes [&lt;a title="[4] Les membres de l'Alliance bolivarienne des peuples d'Amérique (Alba) - (...)" href="http://www.medelu.org/spip.php?article590#nb4" name="12b33320b368f1bb_nh4" target="_blank"&gt;4&lt;/a&gt;] de la  région. Ces derniers sont opposés au retour des ambitions impérialistes des  États-Unis en Amérique latine et ne reconnaissent pas Porfirio Lobo.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans cet entretien réalisé à Saint-Domingue, le président Manuel  Zelaya analyse la situation du Honduras, expose sa vision géopolitique de  l’Amérique centrale et latine en général, et donne son point de vue sur le rôle  joué par les États-Unis dans la région. Il juge également l’action de l’Union  européenne et présente, en conclusion, sa stratégie pour rétablir la démocratie  au Honduras.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Christophe Ventura : Un peu plus d’un an après le  coup d’Etat dont a été victime le Honduras, et après les “élections” du 28  novembre 2009 qui ont installé Porfirio Lobo au pouvoir, quelle est la situation  précise de votre pays au regard de la crise économique et sociale, la crise  politique et démocratique, la répression et la violation des droits de l’homme,  sujets peu abordés par les médias ?&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Manuel Zelaya :&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;Un coup d’Etat est  une tragédie. Comme le décrit l’écrivain italien Curzio Malaparte, il s’agit  d’une rupture surprenante et très violente. Une attaque d’un pouvoir de l’Etat  contre un autre pouvoir de l’Etat. Dans le cas hondurien, les forces armées ont  pris le pouvoir indirectement, par l’intermédiaire de civils. Dans mon pays, un  an après, nous vivons les conséquences tragiques de l’arrivée au pouvoir d’une  des oligarchies des plus extrémistes et criminelles d’Amérique centrale. Dix  familles dirigent le pays. Elles contrôlent les ressources naturelles,  énergétiques ainsi que les principaux moyens de production, les banques, les  moyens de communication et les deux principaux partis politiques qui se sont  répartis le pouvoir pendant les cent dernières années. Rares ont été les  périodes démocratiques. Désormais, elles contrôlent totalement les trois  pouvoirs de l’Etat et toutes les institutions, y compris les forces armées et la  police.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ces familles ont décidé d’utiliser les armes parce qu’elles  avaient perdu le contrôle politique de l’Etat et n’avaient plus la capacité  d’arrêter les réformes mises en place par notre gouvernement. Cette offensive a  montré la fragilité des nouvelles démocraties d’Amérique centrale qui sont nées  dans les années 80 avec les accords de paix et la fin supposée de la guerre  froide.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un an après le coup d’Etat, près de 99% des mesures mises en place  durant les trois années et demie de mon gouvernement ont été annulées : la  démocratie participative, le respect de la souveraineté populaire, la liberté  économique et la liberté de la presse, et aussi la liberté en matière de  relations internationales.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Congrès national, contrôlé par le nouveau président Porfirio  Lobo et par Roberto Micheletti [&lt;a title="[5] Roberto Micheletti a conduit le « gouvernement de facto » issu du coup (...)" href="http://www.medelu.org/spip.php?article590#nb5" name="12b33320b368f1bb_nh5" target="_blank"&gt;5&lt;/a&gt;], a abrogé  la loi de participation citoyenne qui donnait au peuple le plein accès au droit  d’être consulté sur tous les sujets d’intérêt national. Il a remis en place le  système que nous avions aboli qui permettait d’organiser, en faveur des grandes  compagnies du capital international, la prolifération de contrats juteux dans la  production de l’électricité. Il a mis fin à la réglementation que nous avions  mise en place en matière de politique monétaire. Grace à elle, nous avions  obtenu une baisse drastique des taux d’intérêt pratiqués pour le crédit au  public. Il a également suspendu la loi sur le salaire minimum que nous avions  instaurée.&lt;br /&gt;Les privilèges accordés aux transnationales nord-américaines du  pétrole, que nous avions supprimé, ont été restitués. Ce Congrès a cassé le  traité international souscrit avec l’Alliance bolivarienne des peuples  d’Amérique (ALBA) que nous avions signé avec les pays socialistes d’Amérique du  Sud. Il a suspendu le projet de récupération de la base militaire de Palmerola  qui était utilisée par le Commando Sud de l’Armée nord-américaine. Nous  étions en train de faire de cet espace l’aéroport civil le plus grand d’Amérique  centrale. En conclusion, l’économie est en récession. Elle est affectée par la  réduction drastique des recettes. L’année fiscale se solde par une croissance  négative de notre économie de - 4% accompagnée d’une baisse conséquente de  l’investissement et de l’augmentation accélérée du nombre de pauvres.&lt;br /&gt;Tout  cela va à l’encontre des résultats de mon action. En trois ans, et pour la  première fois dans l’histoire du Honduras, nous avions réduit l’extrême pauvreté  de plus de 12 points et obtenu une croissance économique de 6 à 7 %.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un an après le coup d’Etat, la situation politique est dramatique.  Le pays est victime de fréquentes exécutions extrajudiciaires, de torture et  d’assassinats politiques. Des neuf mille dénonciations de violations des droits  de l’homme, plus de quatre mille correspondent à des cas de personnes  emprisonnées, violées, torturées, sans compter les 166 assassinats de personnes  qui portent d’évidents signes de torture et de viol. Toutes les victimes, femmes  et hommes, sont des membres connus du Front national de résistance  populaire (FNRP). Pour notre plus grande honte, les auteurs intellectuels et  matériels du coup d’Etat et de ses crimes continuent d’assumer leurs fonctions.  Ils ont même été promus aux plus hautes fonctions au sein du gouvernement de  Monsieur Porfirio Lobo. L’impunité est au cœur du régime.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous pouvons affirmer que depuis le mois de novembre 2009, (qui  correspond au moment où le gouvernement des Etats-Unis a donné son appui au  régime du dictateur Micheletti pour organiser des élections sous pression et  avec une persécution des opposants - et auxquelles ont participé seulement 30%  des inscrits sur les listes électorales - ), Washington a assumé totalement la  véritable conduite du pays. Et ce, tant sous le régime de Micheletti que sous  celui de son successeur Porfirio Lobo en feignant d’ ignorer que celui-ci n’a  pas fait un seul pas vers la restauration de la démocratie et du plein droit de  notre peuple.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;CV : Quelles sont vos relations avec le  FNRP ? Quels sont les secteurs qui y sont les plus impliqués ? Quelles  actions mène-t-il et quelles sont ses perspectives ? &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;MZ : &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;Aujourd’hui, l’opposition  s’est regroupée au sein de cette nouvelle force connue sous le nom de Front  national de résistance populaire (FNRP). Le Front est né le même jour que le  coup d’Etat, dans d’horribles conditions de répression. C’est une plateforme de  lutte qui regroupe toutes les organisations sociales et politiques dont le but  est de sauver la démocratie du groupe d’oligarques usurpateurs actuellement au  pouvoir. Au mois de juillet dernier, durant sa première assemblée nationale, le  FNRP m’a nommé coordinateur général du mouvement. Mes relations avec le FNRP se  sont consolidées à travers la construction d’un objectif commun : refonder  le Honduras. La conduite du Front opère de manière &lt;em&gt;sui generis&lt;/em&gt; dû à ma  condition d’exilé.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aujourd’hui, le FNRP est limité dans ses actions. Mais, jour après  jour, grandit au sein du peuple la nécessité d’avancer vers un système politique  basé sur une plus grande participation citoyenne qui puisse, par des moyens  pacifiques et participatifs, restaurer la légitimité institutionnelle de l’Etat.  A court terme, le but du FNRP n’est pas de se convertir en parti politique car  des forces de diverses tendances y sont impliquées : ouvriers, paysans,  secteurs sociaux organisés, mouvements démocratiques qui ont surgi en opposition  au coup d’Etat, socialistes, libéraux progressistes, ainsi que d’autres  personnes provenant de secteurs politiques conscients de la nécessité de faire  vivre les réformes que nous avions impulsées. Actuellement, nous travaillons à  l’élaboration d’un projet de nouvelle Constitution.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous pourrions avancer plus si Washington ne se mêlait pas autant  de la situation et si des membres de la communauté internationale aidaient à  trouver des solutions au lieu de contribuer à masquer la réalité de ce qui se  passe au Honduras. Je suis conscient que nous vivons dans un monde où il est  difficile de penser librement. Quand un chef d’Etat décide de le faire, les  droites internationales, avec leurs gouvernements et leurs partenaires  régionaux, font le pari d’une « normalisation » forcée du &lt;em&gt;statut  quo&lt;/em&gt; et laissent impunis les auteurs de cette « rupture violente »  qu’elles ont elles-mêmes encouragé.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;CV : Que pensez-vous de la proposition des Etats-Unis  et de Porfirio Lobo d’organiser la réintégration du Honduras à l’Organisation  des Etats Américains (OEA) ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;MZ &lt;/em&gt; :&lt;/strong&gt; Les forces d’extrême droite  de notre région et d’Amérique du Nord déploient, comme elles l’ont démontré  publiquement, un plan de contrôle du Honduras et utilisent leur influence et des  moyens de pression multiples pour créer la fiction d’une reconnaissance  politique du gouvernement Lobo, même si elles savent pertinemment que s’est  installé au Honduras un régime incapable de répondre à une seule des conditions  de cette reconnaissance fixées par les organisations internationales.&lt;br /&gt;Sans  méconnaître le fait que, sur quelques questions secondaires, le président Lobo a  fait preuve de bonne volonté, il faut tout de même rappeler qu’il contrôle tout  l’appareil médiatique et qu’il a mis en place une politique de répression dans  notre pays. Il n’existe aucun signe tangible de son gouvernement témoignant  d’une volonté réelle de construire un dialogue avec sa véritable opposition, le  FNRP, et de restaurer la démocratie. Ceci est le véritable accord entre  Mme Hillary Clinton et Porfirio Lobo.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;CV : Comment jugez-vous l’attitude de Washington et  du Président Barack Obama ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;MZ :&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;S’il est certain que le  Département d’Etat nie sa participation au coup d’Etat, cela ne veut pas dire  qu’il n’en était pas pleinement informé. Une des choses qu’il n’ignore pas est  que le Commando Sud – qui contrôle la base de Palmerola – s’est associé à la  CIA, aux militaires honduriens et à deux pouvoirs de l’Etat pour destituer le  pouvoir exécutif. Il y a suffisamment de preuves aujourd’hui pour le démontrer.  Et comme on dit en matière pénale, « A qui profite le crime ».&lt;br /&gt;La  &lt;em&gt;Bible&lt;/em&gt; nous dit : « &lt;em&gt;Vous les reconnaîtrez à leurs  fruits&lt;/em&gt; ». Il est maintenant facile de comprendre pourquoi Washington  s’obstine autant et quel est son intérêt à affirmer qu’au Honduras “&lt;em&gt;tout est  revenu à la normalité&lt;/em&gt;”.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;CV : Certains médias affirment que Porfirio Lobo  cherche à passer un accord avec vous. Le Secrétaire général de l’OEA, José  Miguel Insulza, après avoir eu une entrevue avec Porfiro Lobo à Miami, est venu  en République Dominicaine au mois de juillet pour vous rencontrer. Un accord  serait-il possible ? &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;MZ :&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;C’est une campagne médiatique.  En réalité, les Etats-Unis, ainsi que ses acolytes impliqués dans le coup  d’Etat, font tout pour empêcher mon retour. Les procédures judiciaires lancées  contre moi par Micheletti durant la période où il a dirigé le  « gouvernement &lt;em&gt;de facto »&lt;/em&gt; devaient, selon la Constitution,  être annulées. Elles ne l’ont pas été. Dans son rapport du 30 juin dernier, la  Commission de haut niveau de l’OEA affirme clairement que ces procédures  « &lt;em&gt;relèvent de motivations politiques &lt;/em&gt; ». Lobo et son  gouvernement continuent d’engager de telles procédures contre moi dans le but de  m’humilier et de m’obliger à me présenter devant un appareil judiciaire  co-auteur du coup d’Etat. Pour que mes propres bourreaux deviennent mes juges.  Une ruse grossière …&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;CV : La droite a repris le pouvoir au Panama. Le  centre gauche conservateur gouverne au Costa Rica et au Guatemala. Il y a des  ambiguïtés au Salvador, car le FMLN gouverne avec une base qui sympathise avec  votre cause mais, en même temps, le président Mauricio Funès appuie la  proposition de réintégration du Honduras au sein de l’OEA. Certains pays de  l’Alba comme le Nicaragua, la Bolivie, Cuba, l’Equateur et le Venezuela sont en  votre faveur. Dans ce contexte géopolitique international, comment analysez-vous  la configuration de possibles alliances en Amérique centrale ?  &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;MZ &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;em&gt; : &lt;/em&gt;Le Honduras, comme  le disent les experts qui travaillent sur les logiques du pouvoir, est  aujourd’hui le laboratoire de la droite-extrême en Amérique latine. Une  droite-extrême qui essaie de paralyser, au moyen de la peur, toute tentative de  réforme. On perçoit clairement un retour aux politiques de répression du XXème  siècle. Les castes militaires, qui ont causé tant de tort aux nations, sont de  retour. Porfirio Lobo a récompensé les militaires qui ont fait le coup d’Etat en  plaçant les plus importants de ces personnages dans son cabinet. Et ceci dans  l’objectif d’envoyer un message aux présidents démocrates d’Amérique centrale et  de les effrayer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;CV : Selon vous, quels sont les facteurs internes,  régionaux, politiques et économiques qui peuvent expliquer ce coup d’Etat ?  &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;MZ : &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;Au fond, ce qui est totalement  clair et prouvé, c’est que l’intérêt économique des transnationales américaines  et de leurs affidés locaux l’a emporté au Honduras. Elles se sont senties mises  en danger par les politiques menées par mon gouvernement. Et en particulier par  notre association avec Petrocaribe et l’Alba, qui nous a permis d’avoir du  pétrole à meilleur prix et de profiter de remises sur ce produit [&lt;a title="[6] Petrocaribe est un accord passé à partir de 2005 entre le Venezuela et (...)" href="http://www.medelu.org/spip.php?article590#nb6" name="12b33320b368f1bb_nh6" target="_blank"&gt;6&lt;/a&gt;]. En un an,  le Honduras a obtenu plus de bénéfices économiques et sociaux qu’il en a obtenus  en dix avec les Etats-Unis… Au niveau intérieur, la crainte de la classe  possédante suscitée par notre proposition de développer une démocratie  participative basée sur l’exercice de la démocratie directe et de la  souveraineté populaire a déclenché un séisme. Elle a eu peur de perdre ses  privilèges traditionnels et le monopole des décisions politiques.  &lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;CV : Sur le plan politique et philosophique,  plusieurs écoles nourrissent votre pensée. Vous vous définissez comme un  “libéral prosocialiste”. Qu’est-ce que cela signifie ? &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;MZ &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;em&gt; : &lt;/em&gt;Quand Adam Smith a  formulé ses premières réflexions sur le libéralisme économique, il n’a pas  écarté l’objectif social de celui-ci dans le sens d’une responsabilité assumée  dans le processus de création de richesses. Mais nous devons comprendre que le  concept de libéralisme économique, loin d’assurer de telles promesses, a évolué  dans la direction contraire. Le néolibéralisme, la mondialisation du commerce,  les échanges financiers spéculatifs et commerciaux licites ou non, les brevets,  les subventions à l’agriculture et les politiques protectionnistes de l’Union  européenne et de l’union Mexique - Etats-Unis - Canada sont des processus de  perversion du libéralisme philosophique qui contient, lui, une promesse de  justice.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je considère qu’un processus libéral à but social doit organiser  le transfert équitable à l’ensemble de la société des chances qui étaient  jusqu’ici réservées à une élite. Il s’agit d’un processus de transfert qui doit  s’orienter vers les principes du socialisme. Le libéralisme prosocialiste est un  combat pour une liberté avec équité. C’est, au fond, une « idéologie de  transition ».&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;CV : Vous êtes exilé en République dominicaine.  Une partie de votre famille réside toujours au Honduras. Comment vivez-vous sur  le plan personnel cette situation ? &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;MZ :&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;L’exil est une torture pour la  personne qui la subit, ainsi que pour sa famille. C’est un déracinement forcé.  Tout ce qui a une signification profonde dans la vie d’une personne est  affectée : la terre, les gens, la lumière, la Patrie… C’est  particulièrement vrai et douloureux pour des personnes qui, comme nous, viennent  d’une zone rurale où l’attachement à la terre nous enseigne de puiser  profondément dans la racine des choses.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce qui a soulagé ce sacrifice, c’est l’hospitalité et l’affection  du peuple dominicain, ainsi que celle du président &lt;em&gt;Leonel Fernández&lt;/em&gt; et  de sa famille. L’ambassadeur des Etats-Unis au Honduras, Hugo Llorenz (accepté à  ce poste par mon gouvernement en 2008), qui avait apporté de l’aide à ma famille  au début du coup d’Etat pour lui permettre de sortir du pays, n’a pas plus de  droit que nous de respirer l’arôme des pins qui m’ont vu naître. Surtout  lorsqu’il s’oppose maintenant activement à mon retour et promeut l’impunité de  ceux qui ont mené, dans le sang, le coup d’Etat.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Durant trente ans, j’ai lutté avec mon peuple pour arriver à la  présidence. Je suis un homme politique à temps complet. Quand je reviendrai au  Honduras, je reprendrai le poste qui me correspond. Je ne serai pas candidat à  la présidence car la Constitution l’interdit, mais je serai actif aux côtés de  mon peuple en résistance. Pour ce faire, j’ai décidé de créer une Fondation pour  la défense de la démocratie du XXIème siècle dont la vocation sera de la  protéger de ses ennemis, qui sont ceux de nos peuples et de nos victoires.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;CV : Quel serait votre message pour les  Européens ? Quelles sont vos attentes concernant les gouvernements de  l’Union européenne ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt; MZ :&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;Je remercie les efforts  faits par les pays de l’Union européenne, mais ils n’ont pas été pas suffisants…  Encore moins pour un pays qui, comme le Honduras, a été gouverné pendant  cinquante ans par les préceptes du “consensus de Washington” et qui, de ce fait,  est devenu le pays d’Amérique latine le plus pauvre et inégal. Au début de la  crise, l’Europe a montré une certaine force lorsqu’elle a condamné le coup  d’Etat. Mais celle-ci lui a ensuite manqué pour exiger un processus de  restauration de la démocratie. Elle a ensuite reconnu sans conditions le nouveau  régime, par intérêt commercial et en opposition aux positions de nombreux  mouvements sociaux européens et à la majorité des gouvernements d’Amérique  latine. L’Union européenne a appelé Porfirio Lobo à signer l’Accord  d’association qu’elle souhaite finaliser avec les pays d’Amérique centrale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Méconnaissant les véritables problèmes d’une Amérique latine qui  fait face à la réapparition du néofascisme militaire putschiste, l’Europe a  accepté que le gouvernement de Porfirio Lobo résulte d’élections illégitimes  conduites par une dictature. Elle n’a rien fait jusqu’à aujourd’hui pour  empêcher la violation des droits de l’homme, pour contenir la répression et la  persécution des résistants, et encore moins pour résoudre le problème de  restauration de l’ordre démocratique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les processus sociaux et leurs avancées en Amérique latine et dans  les Caraïbes ne pourront pas être freinés par les transnationales du commerce  même lorsque ces dernières influencent des gouvernements ou renversent des  présidents. Mon message aux droites européennes est donc le suivant : elles  doivent commencer à comprendre que la démocratie ne se résume pas seulement à  faire du business dans les pays d’Amérique latine. Il s’agit de respecter  mutuellement les revendications légitimes de justice de nos peuples, de veiller  sur nos institutions et le bien-être des citoyens et citoyennes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je dis aux peuples européens et au réseau d’organisations sociales  qui nous appuient que nous ne disparaîtrons pas avant d’avoir réussi à restaurer  la légalité constitutionnelle et la démocratie dans mon pays.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;/p&gt; &lt;p&gt;* Entretien réalisé par Christophe Ventura à Saint-Domingue  (République Dominicaine) le 13 juillet 2010. Revu par Manuel Zelaya dans sa  version finale du 27 juillet 2010.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt; &lt;div&gt;&lt;a href="http://www.addthis.com/bookmark.php?v=250&amp;amp;username=xa-4bcc723049b9bd3b" target="_blank"&gt;&lt;span&gt;&lt;/span&gt;Partager et imprimer cet  article&lt;/a&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;/div&gt;&lt;/div&gt; &lt;div&gt; &lt;h2&gt;Notes&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;[&lt;a title="Notes 1" href="http://www.medelu.org/spip.php?article590#nh1" name="12b33320b368f1bb_nb1" target="_blank"&gt;1&lt;/a&gt;] Le Parlacen  a été créé en 1991. La République dominicaine y est également représentée par le  bias de députés de son Assemblée nationale désignés.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a title="Notes 2" href="http://www.medelu.org/spip.php?article590#nh2" name="12b33320b368f1bb_nb2" target="_blank"&gt;2&lt;/a&gt;] Le pays  compte près de 7,5 milions d’habitants.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a title="Notes 3" href="http://www.medelu.org/spip.php?article590#nh3" name="12b33320b368f1bb_nb3" target="_blank"&gt;3&lt;/a&gt;] Le  Colombie, le Costa Rica, le Guatemala, El Salvador, le Panamá, le Perou, le  Mexique et le Chili constituent le club des pays qui ont rétabli les relations  commerciales et/ou diplomatiques avec le gouvernement de Tegucigalpa.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a title="Notes 4" href="http://www.medelu.org/spip.php?article590#nh4" name="12b33320b368f1bb_nb4" target="_blank"&gt;4&lt;/a&gt;] Les membres  de l’Alliance bolivarienne des peuples d’Amérique (Alba) - Antigua et Barbuda,  Bolivie, Cuba, La Dominique, Equateur, Nicaragua, Saint-Vincent et les  Grenandines, Venezuela - , ainsi que l’Argentine, le Brésil, le Paraguay et  l’Uruguay.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a title="Notes 5" href="http://www.medelu.org/spip.php?article590#nh5" name="12b33320b368f1bb_nb5" target="_blank"&gt;5&lt;/a&gt;] Roberto  Micheletti a conduit le « gouvernement &lt;em&gt;de facto &lt;/em&gt; » issu  du coup d’Etat jusqu’aux « élections » du 28 novembre 2009.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a title="Notes 6" href="http://www.medelu.org/spip.php?article590#nh6" name="12b33320b368f1bb_nb6" target="_blank"&gt;6&lt;/a&gt;] Petrocaribe  est un accord passé à partir de 2005 entre le Venezuela et une quinzaine d’Etats  de la Caraïbe et de l’Amérique centrale. Aux termes de cet accord, le Venezuela  fournit du pétrole à des prix préférentiels, la différence avec le cours mondial  faisant l’objet de prêts ou de fourniture de biens et de services en troc.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7494435158227325540-297669759411480263?l=democratie-honduras.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7494435158227325540/posts/default/297669759411480263'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7494435158227325540/posts/default/297669759411480263'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://democratie-honduras.blogspot.com/2010/09/la-resistance-est-la-voie-pour.html' title=''/><author><name>seb</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06741355661037692598</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7494435158227325540.post-6847826992388443658</id><published>2010-07-14T03:43:00.002+02:00</published><updated>2010-07-14T03:50:59.195+02:00</updated><title type='text'>Un an après le coup d'Etat, le Honduras résiste. Entretien avec le président Manuel Zelaya par Manola Romalo</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;i&gt;« Nous devons vaincre le coup d'État, l'impunité et  la terreur ». Manuel Zelaya, président légitime du Honduras depuis janvier 2006, a été dérogé le 28 juin 2009 par un coup d'État. Depuis le 27 janvier 2010, il se trouve avec son épouse et sa cadette en République Dominicaine.  Entretien réalisé par Manola Romalo, publié en exclusivité par Junge Welt (Allemagne) et Rebellion (Espagne).&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt;Ce 28 juin le peuple hondurien sort protester dans tout le pays contre le coup d'État perpétré il y a un an par une clique d’oligarques, parrainé par Washington. Sous l’hospice d’un gouvernement fantoche mis en place en juillet 2009 — suivi par les élections présidentielles manipulées  de  janvier 2010 — des  paramilitaires ont assassiné à ce jour des dizaines de membres de la Résistance, des syndicalistes, des enseignants, des journalistes. Protégeant ses intérêts économiques, l’Union Européenne n’y voit que du feu.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;b&gt;Manola Romalo :&lt;/b&gt; &lt;i&gt;Monsieur le Président, cela fait un an aujourd’hui qu’une clique d'entrepreneurs envoyèrent des militaires vous kidnapper dans votre maison sous le feu des balles. Que signifie cet acte pour l’avenir du Honduras ?&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;b&gt;Manuel Zelaya :&lt;/b&gt; En ce moment, ils ont plus de problèmes qu’auparavant : ils ont fait prendre conscience, non seulement au peuple hondurien mais aussi  aux peuples d’Amérique Latine,  de la menace que représente l’ambition économique pour les démocraties.  Avec cette attaque, ils ont réussi à accélérer les processus de transformation à travers lesquels sont nées de nouvelles forces d’opposition.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;L’influence des grandes multinationales s’étend à la politique étrangère des États-Unis,  preuve que l'administration d’Obama — de même que celle de son prédécesseur — est tombée dans l’effrayante erreur d’appuyer le terrorisme d’État. Ils ont recommencé à faire des coups d’État, méthode pratiquée déjà dans le passé par une extrême droite acharnée à semer la barbarie à travers le monde.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;b&gt;Manola Romalo :&lt;/b&gt; &lt;i&gt;Quoique les putschistes,  parrainés par Washington, essayèrent de maquiller en démocratie les élections présidentielles de novembre 2009,  une grande partie de la communauté internationale n’a pas reconnu la légitimité du gouvernement  en place.  Quelles transformations  démocratiques veut le peuple hondurien?&lt;/i&gt;    &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;b&gt;Manuel Zelaya :&lt;/b&gt; J'ai présenté un plan de réconciliation en 6 points qui passent par le respect des Droits Humains et la fin de l’impunité. C'est le chemin correct pour annuler le putsch et retourner à l’État de droit.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Avec leur position inflexible et extrémiste de laisser impuni ce putsch au Honduras, les États-Unis et leurs alliés créoles n'appuient pas ce plan et n’aident en rien la réconciliation du peuple hondurien.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Contrairement à ce que nous avons espéré, avec ses déclarations, le Département d’État ignore le crime  qu’il condamna antérieurement et nomme « crise politique» des faits qu’il occulte : l'immunité et les privilèges des putschistes.  &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;b&gt;Manola Romalo :&lt;/b&gt; &lt;i&gt;Le Ministère allemand des Affaires Extérieures informe sur son site Internet , qu’ « après le coup d`État », le gouvernement allemand ne reprendra pas de nouveaux  projets d’aide pour le Honduras, mettant également court aux « consultances gouvernementales ». Quelle est la situation économique du pays ? &lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;b&gt;Manuel Zelaya :&lt;/b&gt; Les chiffres sont plus éloquents que les mots. En trois ans nous avions réalisé les meilleurs indices de croissance de l’histoire du Honduras : 6,5 et 6, 7 %. Pour la première fois en trente ans, la pauvreté avait été réduite à plus de 10 %.  &lt;/div&gt;&lt;div&gt;Par contre, depuis le coup d'État, le pays est entré dans une récession économique,  le nombre de pauvres  a augmenté,  les investissements de l’Etat et ceux des particuliers ont été réduits de façon significative. Les dommages causés par le coup d'État dans le processus de développement économique du pays vont durer au moins dix ans avant d’être réparés.  &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;b&gt;Manola Romalo :&lt;/b&gt; &lt;i&gt;Ce 28 juin, il y aura de grandes manifestations dans tout le pays, le peuple va débattre les principaux articles de la Déclaration légitime pour reconstruire la démocratie, l’ordre constitutionnel et l’État de droit.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;b&gt;Manuel Zelaya :&lt;/b&gt; L’organisation, la conscience et la mobilisation sont nécessaires pour renforcer le Front National de Résistance Populaire (FNRP) qui est la force sociale et politique de la Résistance contre le coup d’État.  Nous avons la responsabilité de la reconstruction, le peuple doit reprendre les affaires en cours pour transformer le pays.  &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;b&gt;Manola Romalo :&lt;/b&gt; &lt;i&gt;Monsieur le Président, dans le contexte politique du Honduras, le peuple réclame énergiquement votre retour. Quels sont vos projets ?  &lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;b&gt;Manuel Zelaya :&lt;/b&gt; Le futur n'est pas très loin. Toutefois je fais des projets pour le présent: je veux réussir à vaincre les espaces d'impunité avec lesquels les putschistes prétendent couvrir les crimes contre la démocratie et contre l'humanité.    &lt;/div&gt;&lt;div&gt;Mon retour devra être immédiat, il n´existe aucun prétexte ni justification qui expliquerait l'absence absolue de garanties our mon retour. Il n’est pas possible que quelqu’un prétende voir les victimes soumises à la justice de leurs bourreaux.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Mon retour est lié à la  reprise de l’Etat de droit au Honduras. Le propre président Porfirio Lobo affirme être menacé, ajoutant en même temps qu’il garantit ma sécurité.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Évidemment, ils utilisent les Honduriens comme des cobayes, les putschistes font de ce pays un laboratoire de violence. Ils recourent aux castes militaires pour réprimer le peuple et  créer le chaos afin de maintenir le contrôle sur la société.  Peu leur importent les conséquences du processus d'intégration régionale et la confrontation,  doublement éprouvés,  avec les organismes multilatéraux.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Les preuves sont sous nos yeux : ils ont créé un nouveau régime de terreur et de persécution. Et les Etats Unis ont beaucoup perdu de leur prestige en Amérique Latine.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7494435158227325540-6847826992388443658?l=democratie-honduras.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7494435158227325540/posts/default/6847826992388443658'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7494435158227325540/posts/default/6847826992388443658'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://democratie-honduras.blogspot.com/2010/07/un-apres-le-coup-detat-le-honduras.html' title='Un an après le coup d&apos;Etat, le Honduras résiste. Entretien avec le président Manuel Zelaya par Manola Romalo'/><author><name>Martin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06563961586656499388</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7494435158227325540.post-3735450811920390806</id><published>2010-06-23T12:16:00.002+02:00</published><updated>2010-06-27T15:54:23.653+02:00</updated><title type='text'>28 juin 17h, manifestation un an après le coup d'État</title><content type='html'>&lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: center; font: 20.0px Times"&gt;&lt;span style="vertical-align: 3.0px; letter-spacing: 1.5px"&gt;&lt;b&gt;MANIFESTATION&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: center; font: 12.0px Times; min-height: 14.0px"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: center; font: 12.0px Times"&gt;Un an, jour pour jour, après le&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: center; font: 12.0px Times; min-height: 14.0px"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: center; font: 12.0px Times; min-height: 14.0px"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: center; font: 16.0px Times"&gt;&lt;b&gt;COUP D'ETAT MILITAIRE AU HONDURAS&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: center; font: 12.0px Times; min-height: 14.0px"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: center; font: 12.0px Times; min-height: 14.0px"&gt;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: center; font: 12.0px Times"&gt;&lt;i&gt;qui a été honteusement avalisé par les Etats-Unis,&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: center; font: 12.0px Times"&gt;&lt;i&gt;par la Belgique et par l'Union européenne&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: center; font: 12.0px Times"&gt;&lt;i&gt;suite à l'organisation d'élections pseudo-démocratiques,&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: center; font: 12.0px Times"&gt;&lt;i&gt;alors que la répression s'intensifie, mais que la résistance tient bon,&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: center; font: 12.0px Times; min-height: 14.0px"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: center; font: 12.0px Times"&gt;venez manifester avec nous,&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: center; font: 12.0px Times; min-height: 14.0px"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: center; font: 16.0px Times"&gt;&lt;b&gt;ce lundi 28 juin à 17h00&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: center; font: 12.0px Times; min-height: 14.0px"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: center; font: 12.0px Times"&gt;face à l'Ambassade du Honduras,&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: center; font: 12.0px Times"&gt;3, rue des Gaulois&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: center; font: 12.0px Times"&gt;à 1040 Bruxelles  (Métro Mérode, bus 80, tram 81,)&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: center; font: 12.0px Times; min-height: 14.0px"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: center; font: 12.0px Times; min-height: 14.0px"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: center; font: 12.0px Times"&gt;&lt;b&gt;- SOLIDARITE AVEC LA RESISTANCE DU PEUPLE DU HONDURAS CONTRE LE COUP D'ETAT ET POUR UNE CONSTITUTION DEMOCRATIQUE !&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: center; font: 12.0px Times; min-height: 14.0px"&gt;&lt;b&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: center; font: 12.0px Times"&gt;&lt;b&gt;- NON A LA COOPERATION DE LA BELGIQUE ET L'UNION EUROPENNE AVEC LES MILITAIRES ET LES CIVILS PUTCHISTES !&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: center; font: 12.0px Times; min-height: 14.0px"&gt;&lt;b&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: center; font: 12.0px Times"&gt;&lt;b&gt;- NON AUX ASSASSINATS ET A LA CENSURE !&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: center; font: 12.0px Times; min-height: 14.0px"&gt;&lt;b&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: center; font: 12.0px Times"&gt;&lt;b&gt;- RETABLISSEMENT DE LA DEMOCRATIE ET DU GOUVERNEMENT LEGITIME !&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: center; font: 12.0px Times; min-height: 14.0px"&gt;&lt;b&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: center; font: 12.0px Times"&gt;&lt;b&gt;EXPULSION DE L'AMBASSADEUR PUTCHISTE RAMON CUSTODIO !&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: center; font: 12.0px Times; min-height: 14.0px"&gt;&lt;span style="text-decoration: underline"&gt;&lt;b&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: center; font: 12.0px Times; min-height: 14.0px"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: 16px; font-family: Georgia, serif; "&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; text-align: center; text-indent: 28.4px; font: normal normal normal 12px/normal Times; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;b&gt;Pour trouver l'ambassade du Honduras, sur Google Map : &lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: 13px; border-collapse: collapse; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://maps.google.com/maps?f=q&amp;amp;hl=en&amp;amp;q=3%2C+rue+des+Gaulois+1040+%2C+Bruxelles%2C+Belgium" target="_blank" style="color: rgb(7, 77, 143); "&gt;http://maps.google.com/maps?f=&lt;wbr&gt;q&amp;amp;hl=en&amp;amp;q=3%2C+rue+des+&lt;wbr&gt;Gaulois+1040+%2C+Bruxelles%2C+&lt;wbr&gt;Belgium&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: center; font: 12.0px Times; min-height: 14.0px"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: center; font: 12.0px Times"&gt;A l'initiative de :&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: center; text-indent: 28.4px; font: 12.0px Times"&gt;PLATEFORME POUR LA DEMOCRATIE AU HONDURAS, CNCD 11-11-11, CADTM, CIFCA, CIDAL, Comité pour les droits humains "Daniel Gillard", Comité de solidarité avec la Bolivie,...&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: center; text-indent: 28.4px; font: 12.0px Times"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:Times;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7494435158227325540-3735450811920390806?l=democratie-honduras.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7494435158227325540/posts/default/3735450811920390806'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7494435158227325540/posts/default/3735450811920390806'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://democratie-honduras.blogspot.com/2010/06/28-juin-17h-manifestation-un-apres-le.html' title='28 juin 17h, manifestation un an après le coup d&apos;État'/><author><name>Martin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06563961586656499388</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7494435158227325540.post-6839308455339170506</id><published>2010-06-16T04:12:00.002+02:00</published><updated>2010-06-16T04:22:28.800+02:00</updated><title type='text'>Projection du film "Quien dijo miedo ?" de Katia Lara</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_qV62_eggci8/TBg0DGU_DhI/AAAAAAAAB-Q/86sieMIqWY8/s1600/afiche-QDM-bruselas.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 259px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_qV62_eggci8/TBg0DGU_DhI/AAAAAAAAB-Q/86sieMIqWY8/s400/afiche-QDM-bruselas.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5483189774166461970" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;b&gt;Le 24 juin à 20h au Botanique&lt;/b&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;Le film de Katia Lara — réalisatrice hondurienne bien connue — aujourd'hui exilée en Argentine, sera lancé en sa présence à Bruxelles le 24 juin simultanément avec les lancements qui ont eu lieu tout au long de ce mois de juin à Madrid, Hamburg, París, Managua, San Salvador, Guatemala, San José, Caracas, Washington y San Francisco,  un an après le coup d'Etat au Honduras qui a été perpétré le 28 juin 2009.  &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Pour la réalistatrice: « il n'y a pas de démocratie dans un pays où des milliers d'hommes et de femmes n'avons d'autre choix que l'exil ou la mort. Aujourd'hui j'ai le privilège et la responsabilit de raconter notre histoire de résistance pacifique" et elle ajoute" la mobilisation internationale face à la situation du Honduras doit se renforcer afin d'obliger les gouvernements du monde à agir en fonction des souhaits de leurs peuples au lieu de le faire en faveur d'intérêts impérialistes. »&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;b&gt;Synopsis du documentaire&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Avant le coup d'État, René travaillait la réalisation de spot de télévision pour promouvoir une consultation pour permettre au peuple hondurien de décider de convoquer ou non une Assemblée constituante. Le matin du 28 juin 2009 la consultation populaire fut remplacée par un coup d'Etat brutal contre le Président Manuel Zelaya, qui fut sequestré et expulsé du pays.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;QUIEN DIJO MIEDO suit le peuple hondurien en résistance en accompagnant René, qui a rejoint depuis le premier jour le Front de Résistance contre le coup d'État. Ainsi nous connaissons de près la trame de ce réveil de ce peuple qui ne veut plus être le laboratoire des Etats-Unis conre les changements qui s'opèrent en Amérique latine. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;QUIEN DIJO MIEDO  montre la barbarie de la dictature instaurée, occultée par l'encercelement médiatique. Chaque jour, durant six mois, la résistance manifeste pacifiquement dans tout le pays, et se renforce malgré la répression: détentions illégales, coups, mensonges, tanks, état de siège, couvre-feux, assassinats, disparitions forcées, perquisitions illégales, fermeture des médias, menaces de morts...  Après divers tentatives de retour, Manuel Zelaya réapparait de façon inopinée à l'Ambassade du Brésil, qui encerclée par l'armée du Honduras, se convertit en prison durant quatre mois. René n'a pas d'autres choix que l'exil pour continuer la lutte. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le 29 Novembre 2009 les auteurs du coup d'État organsient un show électoral pour légitimiser leur nouveau dictateur; Porfirio Lobo. Zelaya abandonne le pays le jour même de la prise de la prise de possession de Lobo.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;b&gt;Le Front de résistance populaire continue le processus non réversible créé par le coup d'État lui-même vers une Assemblée Nationale Constituante et pour une refondation du pays. Le monde doit être sur ses gardes. L'expérience menée par les États-Unis peut se reproduire ailleurs...&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7494435158227325540-6839308455339170506?l=democratie-honduras.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7494435158227325540/posts/default/6839308455339170506'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7494435158227325540/posts/default/6839308455339170506'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://democratie-honduras.blogspot.com/2010/06/projection-du-film-quien-dijo-miedo-de.html' title='Projection du film &quot;Quien dijo miedo ?&quot; de Katia Lara'/><author><name>Martin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06563961586656499388</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_qV62_eggci8/TBg0DGU_DhI/AAAAAAAAB-Q/86sieMIqWY8/s72-c/afiche-QDM-bruselas.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7494435158227325540.post-943468130850207022</id><published>2010-04-23T13:29:00.002+02:00</published><updated>2010-04-23T13:38:24.309+02:00</updated><title type='text'>Une journée de soutien au Sommet des Peuples</title><content type='html'>&lt;div&gt;Climat et Justice Sociale et la Plate-forme démocratie au Honduras appellent les individus, associations, organisations sensibles à l’urgence de la question climatique, à se joindre à nous dans l’organisation d’un rassemblement aux abords de l’Ambassade de Bolivie en soutien au « Sommet des Peuples* » (en bonne entente avec l’ambassade), le samedi 24 avril, à 16.00.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le rassemblement, que nous voulons festif, se rendra ensuite au théâtre Marni pour que la journée se termine non pas seulement avec des prises de paroles, mais aussi avec une fête de la Pachamama, organisée en collaboration avec nos amis d’Amérique Latine avec les groupes suivants :&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;• Llawar Mallku (Taller d'Arte Nativo Yawar Malku), Groupe artistique d’art indien, de musique autochtone et créole des pays des Andes&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;• Pachamama-Bolivia, Groupe folklorique de danse, de la Bolivie&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Nous désirons nous adresser à un public large et dépasser le cadre des gens déjà sensibilisés ; nous pensons que c’est un des sens de la journée du 24/04 : une journée de manifestation et de soutien, à la fois consciente et festive. Il reviendra donc à toutes les associations organisations de mobiliser.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Après la très belle expérience du Train pour Copenhague et de la manifestation du 11 décembre dernier, nous voulons continuer à agrandir ce réseau qui nous rassemble et nous unit dans la lutte contre les incohérences qui détruisent le climat et hypothèquent la justice sociale.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Si vous êtes intéressés à porter ce rassemblement avec nous et à vous joindre à cet appel, merci d’appeler : Jean-François Pontégnie (0476/03.65.45) ou Sandra Invernizzi (0494/30.68.35)&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://www.climatetjusticesociale.be/"&gt;http://www.climatetjusticesociale.be&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;(*) "Conferencia Mundial de los Pueblos sobre el Cambio Climático y los Derechos de la Madre Tierra"&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7494435158227325540-943468130850207022?l=democratie-honduras.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7494435158227325540/posts/default/943468130850207022'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7494435158227325540/posts/default/943468130850207022'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://democratie-honduras.blogspot.com/2010/04/une-journee-de-soutien-au-sommet-des.html' title='Une journée de soutien au Sommet des Peuples'/><author><name>Martin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06563961586656499388</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7494435158227325540.post-4891806082667463243</id><published>2010-04-23T13:18:00.001+02:00</published><updated>2010-04-23T13:21:47.438+02:00</updated><title type='text'>Au Honduras, la normalisation par la guerre sale</title><content type='html'>&lt;div&gt;Depuis la farce électorale du 29 novembre 2009 destinée à blanchir le coup d’État militaire du 28 juin contre le président Manuel Zelaya, la « médiacratie » a bien fait les choses : avec la bénédiction des Etats-unis et de l’Europe, le Honduras aurait retrouvé la démocratie.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Or, voilà que les masques du prétendu « gouvernement de réconciliation nationale » tombent. Comme dans les années 1980, le pouvoir a entrepris une campagne de liquidation sélective des militants et dirigeants du Front national de résistance populaire (FNRP), à travers des escadrons de la mort qui sévissent en toute impunité. Le 23 mars, le professeur Manuel Flores a été abattu dans son établissement, San José de Pedregal, devant ses élèves et collègues. Dirigeant syndical du Collège des professeurs de l’enseignement secondaire, il était également membre du Parti socialiste centraméricain. Le 26 mars, des journalistes du Canal 4 de Juticalpa, Ballardo Mairena et Manuel Juarez, ont été criblés de balles par des hommes armés qui leur avaient tendu une embuscade. Ces deux morts s’ajoutent aux cinq journalistes assassinés en quelques mois par le régime du président Porfirio Lobo.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le 25 mars, onze dirigeants syndicaux de l’Enseignement supérieur de l’Université nationale autonome du Honduras (UNAH) ont été arrêtés, ligotés et enchaînés comme des malfrats. Dans le département d’Atlantidá, cinq paysans ont été abattus depuis le début de l’année, dont José Antonio Cardoza et José Carias, du Mouvement unifié des paysans d’Aguán (Muca). Le défenseur de la forêt, Francisco Castillo, a également été liquidé.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;La haut-commissaire aux droits de l’homme de l’Organisation des Nations unies (ONU), Mme Naty Pillay, a demandé le 15 mars que s’ouvre une enquête sur « les cas de violations du droit à la vie, torture, arrestations arbitraires et viols » au Honduras.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le coup d’Etat préventif du 28 juin 2009 était bien un avertissement à tous les peuples d’Amérique latine, une tentative de coup d’arrêt, d’intimidation envers l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA), et visait à refaire du Honduras le gendarme américain en Amérique centrale.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Renforcée, plurielle, inventive, non-violente, l’opposition hondurienne, rassemblée au sein du FNPR, ne désarme pas. Elle va entreprendre, d’avril à juin, une grande consultation nationale pour recueillir les signatures de 30 % des électeurs en vue d’exiger une Assemblée constituante débouchant sur la refondation du pays, par l’élaboration d’une constitution ayant désormais pour garant le peuple et non l’armée et l’oligarchie.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;L’Union européenne se tait ; elle a repris tant ses relations avec Tegucigalpa que les négociations commerciales avec l’ensemble de l’Amérique centrale – dont fait partie le Honduras – pour signer en mai prochain un traité de libre commerce.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt;Jean Ortiz&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt;Professeur à l'Université de Pau&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7494435158227325540-4891806082667463243?l=democratie-honduras.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7494435158227325540/posts/default/4891806082667463243'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7494435158227325540/posts/default/4891806082667463243'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://democratie-honduras.blogspot.com/2010/04/au-honduras-la-normalisation-par-la.html' title='Au Honduras, la normalisation par la guerre sale'/><author><name>Martin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06563961586656499388</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7494435158227325540.post-30676011655213756</id><published>2010-04-23T13:16:00.001+02:00</published><updated>2010-04-23T13:22:21.115+02:00</updated><title type='text'>Deux journalistes de plus tués par balle</title><content type='html'>&lt;div&gt;AFP - Deux journalistes ont été tués par balle vendredi au Honduras, ce qui porte à cinq au total le nombre de journalistes assassinés dans ce pays au cours du seul mois de mars, a-t-on appris de source officielle.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Les deux journalistes voyageaient à bord de leur voiture dans le département d'Olancho (est) quand des inconnus ont ouvert le feu dans leur direction à partir d'un autre véhicule, dont les assassins "sont même descendus pour achever leurs victimes", a déclaré à la presse Rigoberto Contreras, chef des pompiers de Juticalpa, une ville située à 200 km à l'est de Tegucigalpa, la capitale.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Bayardo Mairena, qui animait des programmes à la radio et à la télévision locales, a été tué sur le coup, et Manuel Juarez, son assistant, a succombé à ses blessures peu après à l'hôpital, a précisé le chef des pompiers qui a ajouté qu'on ignorait les motifs de ces assassinats.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Ils surviennent après une série de meurtres de journalistes commis ce mois-ci. Le 15 mars, Nahum Palacios Arteaga, 34 ans, a été abattu dans sa voiture à Tocoa (nord). Il travaillait pour une radio et une télévision locales. "On a vraiment voulu le tuer, la voiture présentait 41 impacts" de balles, a expliqué un porte-parole du ministère de la Sécurité.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le journaliste et un de ses confrères avaient reçu récemment des menaces téléphoniques leur enjoignant de cesser de "défendre les pauvres", selon le Comité pour la liberté d'expression, organisation &lt;/div&gt;&lt;div&gt;privée de défense de la presse.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Depuis le coup d'Etat qui a renversé le président Manuel Zelaya le 28 juin 2009, "Nahum Palacios Arteaga avait été victime de mauvais traitements et de vexations de la part de militaires qui lui avaient &lt;/div&gt;&lt;div&gt;confisqué ses instruments de travail", a précisé le comité dans un communiqué.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le 11 mars, le journaliste David Meza, 51 ans, a été tué par balle dans sa voiture à La Ceiba, port de la côte atlantique, à 500 km au nord de Tegucigalpa. Il était correspondant pour une radio et une chaîne de télévision de la capitale.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le 2 mars, un autre journaliste, Joseph Hernandez, 26 ans, a été tué à Tegucigalpa par des coups de feu qui avaient blessé Karol Cabrera, une éditorialiste qui a attribué cette attaque à des partisans de l'ex-président Zelaya.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt;Source : France24&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt;Repris de &lt;/i&gt;&lt;a href="http://cubasilorraine.over-blog.org/"&gt;&lt;i&gt;http://cubasilorraine.over-blog.org/&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7494435158227325540-30676011655213756?l=democratie-honduras.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7494435158227325540/posts/default/30676011655213756'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7494435158227325540/posts/default/30676011655213756'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://democratie-honduras.blogspot.com/2010/04/deux-journalistes-de-plus-tues-par.html' title='Deux journalistes de plus tués par balle'/><author><name>Martin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06563961586656499388</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7494435158227325540.post-3216833569388731137</id><published>2010-04-23T12:57:00.004+02:00</published><updated>2010-04-23T13:25:42.191+02:00</updated><title type='text'>Pour la résistance contre le coup d'État</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;b&gt;Plate-forme pour la démocratie au Honduras&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le 28 juin 2009, le président constitutionnel du Honduras, Manuel Zelaya, a été séquestré par l'armée du Honduras et expulsé de force vers le Costa-Rica, avec l'appui tacite des États-Unis. Une oligarchie des plus réactionnaires a été installée au pouvoir par les militaires, afin d'empêcher les réformes sociales qui étaient en cours, et la démocratisation du pays.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le Front de résistance à la dictature s'est immédiatement constitué, qui a opposé durant tous ces mois une résistance sans précédent à la dictature, malgré le haut niveau de répression, les blessés, les morts, les disparus, la censure et la destruction des quelques media indépendants.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;L'Union européenne a condamné le coup d'État pour la forme, mais l'a entériné dans les faits, en s'abstenant d'exercer de pressions réelles notamment commerciales, qui auraient permis de rétablir la démocratie; puis en avalisant les élections frauduleuses organisées par ce pouvoir de fait, en décembre 2009, par lequel la dictature a tâché de laver son image.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Dès la prise de fonction en janvier 2010 du nouveau président, Porfirio Lobo, tout en déclarant pour la forme qu'elle serait vigilante sur la question des droits de l'homme, l'Union européenne l'a tout de suite considéré comme un interlocuteur valable pour reprendre les négociations d'un traité de libre-échange.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Aujourd'hui, malgré le fait que se multiplient au cours de ces derniers jours les assassinats de syndicalistes, de paysans, de journalistes, la résistance continue au Honduras et à l'extérieur. Pour nous, il est essentiel de contrer ce coup d'État au Honduras, pour la défense de la démocratie et des libertés non seulement au Honduras, mais aussi sur tout le continent latino-américain, et pour la survie des gouvernements démocratiques progressistes que se sont donnés les peuples dans d'autres pays tels que la Bolivie, l'Equateur, le Venezuela, le Paraguay, le Brésil...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Pour nous vivant en Belgique, il s'agit aussi de rejeter fermement le fait que l'Union européenne et la Belgique acceptent un tel régime de fait, de telles façades démocratiques, et tolèrent de telles violations des droits de l'homme et de l'État de droit; il s'agit de refuser que, — pour le profit de quelques investisseurs européens et de quelques transnationales —, soit négocié un  accord de libre-échange avec un tel régime qui s'est imposé à la baïonnette et qui s'oppose bien entendu aux changements sociaux et à la démocratisation du pays.   &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;b&gt;Solidarité avec le peuple du Honduras ! &lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;b&gt;Échec au coup d'État !&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;b&gt;Non à la censure et aux assassinats !&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;b&gt;Non aux négociations commerciales ! &lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: -webkit-xxx-large;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;b&gt;E-mail:&lt;/b&gt;  &lt;a href="mailto:democratie.honduras@gmail.com"&gt;democratie.honduras@gmail.com&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;b&gt;Tél:&lt;/b&gt; + 32 474576780&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;a href="http://democratie-honduras.blogspot.com/"&gt;http://democratie-honduras.blogspot.com&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;b&gt;Compte bancaire pour appuyer la résistance: &lt;/b&gt;François Houtart: IBAN:BE19 0634 1932 8712 / BIC: GKCCBEBB &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7494435158227325540-3216833569388731137?l=democratie-honduras.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7494435158227325540/posts/default/3216833569388731137'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7494435158227325540/posts/default/3216833569388731137'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://democratie-honduras.blogspot.com/2010/04/pour-la-resistance-contre-le-coup-detat.html' title='Pour la résistance contre le coup d&apos;État'/><author><name>Martin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06563961586656499388</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7494435158227325540.post-7016231779241070430</id><published>2009-10-27T17:00:00.006+01:00</published><updated>2009-10-28T02:56:00.228+01:00</updated><title type='text'>Conférence-débat le 4/11 : mobilisation des mouvements de femmes au Honduras en résistance au coup d'état</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;Le Mouvements de Femmes 29 rue Blanche asbl&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;vous invite à une&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;conférence-débat le &lt;b&gt;mercredi 4 novembre&lt;/b&gt; à 19h30&lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#990000;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:x-large;"&gt;Mobilisation des mouvements de femmes au Honduras en résistance au coup d'État&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;b&gt;Karen Bahr&lt;/b&gt;, &lt;i&gt;chercheuse hondurienne en Belgique, Institut d'études du développement – UCL&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;•&lt;span class="Apple-tab-span" style="white-space:pre"&gt; &lt;/span&gt;Causes, conséquences et commenditaires du coup d'état au Honduras de juin 2009,&lt;/div&gt;&lt;div&gt;•&lt;span class="Apple-tab-span" style="white-space:pre"&gt; &lt;/span&gt;Géostratégie et enjeux régionaux, signature des nouveaux accords politico-économiques (Alba, ..)&lt;/div&gt;&lt;div&gt;•&lt;span class="Apple-tab-span" style="white-space:pre"&gt; &lt;/span&gt;Situation sociale, économique et politique (maquillas, exportation, multinationales, bases militaires USA, accords de San José, rôle des USA)&lt;/div&gt;&lt;div&gt;•&lt;span class="Apple-tab-span" style="white-space:pre"&gt; &lt;/span&gt;Honduras, terrain d'essai pour un renversement dans toute l’Amérique latine ?&lt;/div&gt;&lt;div&gt;•&lt;span class="Apple-tab-span" style="white-space:pre"&gt; &lt;/span&gt;Conditions de travail, pauvreté et violences envers les femmes dans les maquillas&lt;/div&gt;&lt;div&gt;•&lt;span class="Apple-tab-span" style="white-space:pre"&gt; &lt;/span&gt;Mobilisation et place du mouvement féministe au sein de la résistance populaire du Front National de Résistance contre le putsch&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;b&gt;Cécile Lamarque&lt;/b&gt;, &lt;i&gt;envoyée du CADTM en mission internationale (été 2009) de soutien aux marches pacifiques contre le coup d'état au Honduras&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;•&lt;span class="Apple-tab-span" style="white-space:pre"&gt; &lt;/span&gt;témoignage de sa mission de l'été 2009&lt;/div&gt;&lt;div&gt;•&lt;span class="Apple-tab-span" style="white-space:pre"&gt; &lt;/span&gt;rôles des médias et les médiamensonges&lt;/div&gt;&lt;div&gt;•&lt;span class="Apple-tab-span" style="white-space:pre"&gt; &lt;/span&gt;actions de la résistance populaire et sortie crise : rôle, position et complicité des USA - Europe – Belgique et quelles actions ?&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:x-small;"&gt;Organisation : Fotoula Ioannidis&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:x-small;"&gt;Mouvements des Femmes 29 rue Blanche asbl 29 rue Blanche à 1060 Bruxelles&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:x-small;"&gt;Tél : 02/538.47.73 – Email : &lt;/span&gt;&lt;a href="mailto:rae.29rueblanche@skynet.be"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:x-small;"&gt;rae.29rueblanche@skynet.be&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:x-small;"&gt;Entrée gratuite&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:x-small;"&gt;Petite restauration et boissons possibles dès 18h30&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7494435158227325540-7016231779241070430?l=democratie-honduras.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7494435158227325540/posts/default/7016231779241070430'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7494435158227325540/posts/default/7016231779241070430'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://democratie-honduras.blogspot.com/2009/10/conference-debat-le-411-mobilisation.html' title='Conférence-débat le 4/11 : mobilisation des mouvements de femmes au Honduras en résistance au coup d&apos;état'/><author><name>Martin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06563961586656499388</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7494435158227325540.post-1088132879261202830</id><published>2009-10-26T23:56:00.003+01:00</published><updated>2009-10-27T00:02:48.381+01:00</updated><title type='text'>Honduras, la souveraineté populaire</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;b&gt;Que s’est-il réellement passé dans la nuit du 27 au 28 juin au domicile du président Zelaya ? De retour, trois mois plus tard, au pays, il met à mal les forces putschistes&lt;/b&gt;. &lt;i&gt;Une opinion de Jorge Magasich, professeur d'histoire de l'Amérique latine à l'IHECS.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le retour du président Manuel Zelaya dans son pays le 21 septembre, où il s’est réfugié à l’ambassade du Brésil, met en difficulté les putschistes qui se sont emparés du pouvoir le 28 juin, et a ouvert des perspectives de rétablissement de l’Etat de droit. Cependant, le gouvernement issu du coup d’Etat est le seul qui soit parvenu à rester au pouvoir en Amérique latine depuis le renversement de Jean-Bertrand Aristide, en Haïti, en 1991.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Elu fin 2005, Manuel Zelaya a pris quelques décisions urgentes pour endiguer la débâcle du pays, comme faciliter le crédit aux PME, réglementer l’exploitation du bois et légaliser la "pilule du lendemain". Par ailleurs, il a entamé quatre orientations majeures :&lt;/div&gt;&lt;div&gt;1) rapprochement avec l’Alliance bolivarienne (Bolivie, Cuba, Equateur, Nicaragua, Venezuela) qui ouvre l’accès aux médicaments cubains, à ses écoles de médecine et méthodes d’alphabétisation; et qui, surtout, permet au Honduras le payement différé de 17 à 25 ans du pétrole vénézuélien, à un intérêt annuel de 1 % à 2 % et remboursement possible en produits locaux;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;2) augmentation de 60 % du salaire minimal, le portant à 280 U$.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;3) envisage l’utilisation commerciale de l’aéroport de la base militaire nord-américaine, le meilleur du pays;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;4) démarches en vue de doter le pays d’une constitution plus démocratique, comme l’ont fait sept pays latino-américains depuis 1979.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;L’opposition acharnée des milieux d’affaires entraîne la rupture de Zelaya avec d’autres dirigeants libéraux, ce qui lui fait perdre la majorité parlementaire. Par contre, le Président bénéficie d’un large soutien populaire, exprimé par une activité inédite des mouvements sociaux.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;L’actuelle Constitution a été rédigée en 1982, sous la dictature du généralPolicarpo Paz, quand Washington érigeait la base militaire au cœur de la guerre contre le Nicaragua. Il s’agit d’une charte figée; toute réforme requiert des majorités impossibles et certains de ces articles "ne pourront être modifiés en aucune circonstance", même s’il y a consensus. En outre, elle prévoit la désignation des membres de la Cour suprême par le Parlement, ce qui favorise des quotas politiques (8 pour le Parti libéral, 7 pour le Parti national) et des juges inféodés à la majorité parlementaire. La Cour est ainsi devenue le fer de lance de l’opposition conservatrice, frappant souvent d’illégalité les initiatives de l’Exécutif.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Si la Constitution rend irréalisable un referendum, elle n’interdit toutefois pas les consultations, d’où la décision de Zelaya d’en organiser une, non contraignante, sur l’opportunité de convoquer une assemblée constituante, idée rejetée sans raison par la Cour suprême, mais soutenue par 400 000 signatures. Le 28 juin, les Honduriens devaient répondre à la question : "Etes-vous d’accord pour que lors des élections 2009 une quatrième urne soit installée pour permettre au peuple de décider de la convocation d’une Assemblée constituante ?" Ce procédé a un précédent dans la région : en 1990, lors des élections en Colombie, des étudiants avaient appelé à ajouter un bulletin pour la convocation d’une Assemblée constituante. Le succès de l’initiative incita le président de l’époque à organiser un référendum au cours duquel 87 % des Colombiens votèrent "oui", point de départ de l’actuelle Constitution.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Suivant un scénario - hélas! - connu, la nuit du 27 au 28 juin, des militaires prennent d’assaut le domicile du Président et le poussent dans un avion. Le Parlement "accepte" la démission et élit M. Micheletti. Les conjurés diffusent ensuite leur version : Zelaya voulait organiser un référendum contre la Constitution pour se faire réélire; la Cour suprême l’a destitué et l’armée l’a arrêté et expulsé du pays.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;En réalité, une telle "destitution" est impossible dans un Etat de droit. Même cette Constitution rigide ne donne pas de telles prérogatives aux tribunaux et accorde des immunités au président. Une délégation de juristes de la FIDH a constaté que " l’ordre d’arrestation " n’a été connu que 24h après le putsch. Et la lettre de démission présidentielle s’est avérée fausse. Ces deux textes sont, par ailleurs, contradictoires : pourquoi avoir accepté la démission d’un président destitué ? Selon Leticia Salomón, chercheur à l’Université du Honduras, le putsch a été préparé et financé par des milieux patronaux, notamment par l’ex-président M. Facussé et par M. Canahuati, propriétaire de deux journaux et de plusieurs TV.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Quelle est la politique de Washington sur ce dossier ? Il est aujourd’hui établi que l’administration Bush a participé à la tentative de coup d’Etat au Venezuela en 2002. Six ans plus tard, en 2008, la Bolivie a expulsé l’ambassadeur des Etats-Unis, M. Golberg (ex-chef de mission au Kosovo), car celui-ci se réunissait régulièrement avec les gouverneurs qui préparaient un coup d’Etat séparatiste.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Sous Obama, la situation reste inquiétante. En avril dernier, l’avion d'Air-France Paris-Mexico s’est vu interdire le survol des Etats-Unis et a été forcé d’atterrir en Martinique, en raison de la présence à bord de M. Calvo, un collaborateur du "Monde Diplomatique" d’origine colombienne, et en août, un autre vol connaissait le même sort, parce qu’à son bord, se trouvait le juriste belge M. Dupret, conseiller de la gauche au Parlement européen. S’il y a des hauts responsables qui s’acharnent à criminaliser les idées, il y en a sans doute d’autres qui, malgré la condamnation du putsch de Tegucigalpa par M. Obama, continuent à pratiquer la politique séculaire du "gros bâton".&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Actuellement, la Maison-Blanche semble encourager un accord qui consisterait à rétablir Zelaya, mais avec des pouvoirs réduits et sans assemblée constituante, ce qui rendrait ce retour comparable à celui de Jean-Bertrand Aristide, en Haïti, en 1994.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Sur place, le Front de résistance au coup d’Etat surprend par son ampleur et persévérance : depuis 120 jours, le syndicat des enseignants, le mouvement paysan Via campesina, des organisations indigènes et de femmes développent une activité constante, malgré les mesures répressives et les dizaines de morts.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Par ailleurs, le coup d’Etat a rencontré une large condamnation internationale, même si les Etats-Unis et l’Europe n’ont pas dénoncé clairement les "élections" que les putschistes préparent pour le 29 novembre (comme l’a fait l’Onu), et qu’une bonne partie de l’aide se poursuit. La Belgique, quant à elle, n’a pas encore écarté l’ambassadeur favorable aux putschistes, M. Custodio, malgré la demandeformelle du président Zelaya.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Dans une intéressante analyse, le juriste M. Garretón, ex-rapporteur de l’Onu sur le Congo, et M. Ruz constatent que le coup d’Etat hondurien présente une ressemblance étonnante avec celui du Chili en 1973 : dans les deux cas, les conjurés ont empêché le peuple de s’exprimer. Il y a 36 ans, Pinochet avait avancé son putsch pour éviter que le président Allende n’annonce la convocation à un plébiscite. Il y a trois mois, des militaires honduriens ont bloqué l’organisation d’une consultation démocratique. L’un et les autres avaient peur de l’expression de la souveraineté populaire.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7494435158227325540-1088132879261202830?l=democratie-honduras.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7494435158227325540/posts/default/1088132879261202830'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7494435158227325540/posts/default/1088132879261202830'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://democratie-honduras.blogspot.com/2009/10/honduras-la-souverainete-populaire.html' title='Honduras, la souveraineté populaire'/><author><name>Martin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06563961586656499388</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7494435158227325540.post-2035264846827232293</id><published>2009-10-24T04:53:00.004+02:00</published><updated>2009-10-24T05:08:54.729+02:00</updated><title type='text'>Mardi 27 octobre : soirée débat en solidarité avec le Honduras</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;b&gt;Alternatives à Bruxelles&lt;/b&gt; (initié par le Parti socialiste unifié du Maroc et Izquierda Unida-Belgique)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;en collaboration avec la &lt;b&gt;Plate-forme pour la démocratie au Honduras&lt;/b&gt;, le &lt;b&gt;Comité Daniel Galliard&lt;/b&gt;, le &lt;b&gt;Comité 13 avril&lt;/b&gt; et &lt;b&gt;Touche pas au Venezuela&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;organise&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#CC0000;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:x-large;"&gt;une soirée-débat en solidarité avec le Honduras&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#CC0000;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;avec &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#990000;"&gt;&lt;b&gt;Roberto Martínez&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;, nouvel ambassadeur désigné du Honduras par le gouvernement légitime&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;et&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#990000;"&gt;&lt;b&gt;Paul Émile Dupret&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;, conseiller du groupe GUE/NGL du parlement européen&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Présentation de la plate-forme pour la démocratie au Honduras&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;b&gt;Inscription&lt;/b&gt; : &lt;a href="mailto:izquierdaunida_bruselas@hotmail.com"&gt;izquierdaunida_bruselas@hotmail.com&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Ouverture des portes à 19h ; &lt;b&gt;débat à 20h&lt;/b&gt;. Possibilité de restauration sur place.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Entrée gratuite.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Au &lt;b&gt;Garcia Lorca&lt;/b&gt;, 47-49 rue des Foulons à 1000 Bruxelles (Métro Anneessens)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7494435158227325540-2035264846827232293?l=democratie-honduras.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7494435158227325540/posts/default/2035264846827232293'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7494435158227325540/posts/default/2035264846827232293'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://democratie-honduras.blogspot.com/2009/10/mardi-27-octobre-soiree-debat-en.html' title='Mardi 27 octobre : soirée débat en solidarité avec le Honduras'/><author><name>Martin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06563961586656499388</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7494435158227325540.post-5423516077820749323</id><published>2009-10-14T00:47:00.003+02:00</published><updated>2009-10-14T00:58:08.036+02:00</updated><title type='text'>Discussion avec une délégation de la résistance hondurienne</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;La plate-forme pour la démocratie au Honduras vous invite&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;ce &lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;vendredi 16 octobre à 19h00&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;à la Maison de la Paix, salle Rosa Luxembourg&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;35, rue Van Elewyck à Ixelles&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: large;"&gt;à une &lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: large;"&gt;discussion avec une délégation&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: large;"&gt;de la résistance au coup d'État au Honduras&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;avec :&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;• Jesus Garza, directeur de la Coalition hondurienne d'action citoyenne, ex-vice-président de FIAN International&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;• Olga Teruel, du Centro de derechos de mujeres (Centre pour les droits des femmes)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;• Hector Soto, du Groupe de la société civile&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;• Félix Antonio Molina, journaliste en résistance de Radio Progreso&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:100%;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: 13px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;19h00 verre d'accueil&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;19h30 discussion (traduction assurée)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7494435158227325540-5423516077820749323?l=democratie-honduras.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7494435158227325540/posts/default/5423516077820749323'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7494435158227325540/posts/default/5423516077820749323'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://democratie-honduras.blogspot.com/2009/10/discussion-avec-une-delegation-de-la.html' title='Discussion avec une délégation de la résistance hondurienne'/><author><name>Martin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06563961586656499388</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7494435158227325540.post-1827307244514606314</id><published>2009-10-12T15:34:00.002+02:00</published><updated>2009-10-12T15:47:35.228+02:00</updated><title type='text'>Conférence : coup d'État et résistance populaire au Honduras</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: large;"&gt;Conférence débat le mercredi 14 octobre&lt;/span&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: x-large;"&gt;Coup d'État et résistance populaire au Honduras&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;à 19h30 à la Casa Nicaragua — rue Pierreuse, 23 à Liège&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Avec&lt;/div&gt;&lt;div&gt;• Jesus Garza, directeur de la Coalition hondurienne d'action citoyenne, ex-vice-président de FIAN International&lt;/div&gt;&lt;div&gt;• Olga Teruel, du Centro de derechos de mujeres (Centre pour les droits des femmes)&lt;/div&gt;&lt;div&gt;• Hector Soto, du Groupe de la société civile&lt;/div&gt;&lt;div&gt;• Félix Antonio Molina, journaliste en résistance de Radio Progreso&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Organisé par FIAN Belgique en collaboration avec le CADTM&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt;FIAN Belgique : fian@fian.be — 02 640 84 17 / 087 88 35 21&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt;CADTM Belgique : info@cadtm.org — 04 226 62 85&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7494435158227325540-1827307244514606314?l=democratie-honduras.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7494435158227325540/posts/default/1827307244514606314'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7494435158227325540/posts/default/1827307244514606314'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://democratie-honduras.blogspot.com/2009/10/conference-coup-detat-et-resistance.html' title='Conférence : coup d&apos;État et résistance populaire au Honduras'/><author><name>Martin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06563961586656499388</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7494435158227325540.post-1826322522368076757</id><published>2009-10-08T02:40:00.003+02:00</published><updated>2009-10-08T02:44:05.148+02:00</updated><title type='text'>Photos de la manifestation du 7 octobre</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_qV62_eggci8/Ss01kcHmFaI/AAAAAAAAB7E/8hL1XjnYxp4/s1600-h/10719_1262238872913_1137934059_800696_7488120_n.jpg.jpeg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_qV62_eggci8/Ss01kcHmFaI/AAAAAAAAB7E/8hL1XjnYxp4/s320/10719_1262238872913_1137934059_800696_7488120_n.jpg.jpeg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5390023229171963298" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_qV62_eggci8/Ss01V6TDh-I/AAAAAAAAB68/livIWuZuAvE/s1600-h/10719_1262238752910_1137934059_800693_3574012_n.jpg.jpeg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_qV62_eggci8/Ss01V6TDh-I/AAAAAAAAB68/livIWuZuAvE/s320/10719_1262238752910_1137934059_800693_3574012_n.jpg.jpeg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5390022979575056354" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7494435158227325540-1826322522368076757?l=democratie-honduras.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7494435158227325540/posts/default/1826322522368076757'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7494435158227325540/posts/default/1826322522368076757'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://democratie-honduras.blogspot.com/2009/10/photos-de-la-manifestation-du-7-octobre.html' title='Photos de la manifestation du 7 octobre'/><author><name>Martin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06563961586656499388</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_qV62_eggci8/Ss01kcHmFaI/AAAAAAAAB7E/8hL1XjnYxp4/s72-c/10719_1262238872913_1137934059_800696_7488120_n.jpg.jpeg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7494435158227325540.post-5926095145981288446</id><published>2009-10-06T03:50:00.003+02:00</published><updated>2009-10-06T13:50:35.283+02:00</updated><title type='text'>Manifestation mercredi 7 octobre à 17h place du Luxembourg</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span"   style=" border-collapse: collapse;  font-family:arial;font-size:13px;"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;div dir="ltr" align="center"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:180%;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:18px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div dir="ltr" align="center"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;CONTRE LE COUP D'ÉTAT AU HONDURAS,&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div dir="ltr" align="center"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;CONTRE LA DICTATURE,&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div dir="ltr" align="center"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;BRISONS LE SILENCE COMPLICE DE L'UNION EUROPEENNE !&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div lang="x-western"&gt;&lt;h1 align="center"&gt;&lt;span&gt;Manifestation en soutien au peuple du Honduras&lt;p align="center"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:6;"&gt;ce Mercredi 7 octobre à 17h00,&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;&lt;p align="center"&gt; &lt;span&gt;&lt;span style="font-size: 20pt; font-size:180%;"&gt;&lt;b&gt;devant le Parlement Européen, place du Luxembourg&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;span&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;b&gt;&lt;strong&gt;&lt;span&gt;À l'appel de la Plate-forme pour la démocratie au Honduras&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:180%;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style=" ;font-size:13px;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:180%;"&gt;&lt;p&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Le dimanche 28 juin 2009, le président constitutionnel du Honduras, José Manuel Zelaya Rosales, a été séquestré par l'armée du Honduras et expulsé de force vers le Costa-Rica. Une oligarchie des plus réactionnaires s’est installée au pouvoir tentant ainsi d'empêcher les réformes sociales. Depuis maintenant plus de trois mois, la dictature, menée par Roberto Micheletti, tente d'anéantir la résistance populaire qui ne fléchit pas. La police et les militaires au service des putchistes répriment les manifestations,  emprisonnent les manifestants, — notamment dans le stade comme l'a fait Pinochet au Chili —, torture&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;nt&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;, assassine&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;nt&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;, censure&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;nt&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt; et détruit les installations des rares médias indépendant&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;s&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;. Malgré la répression, le Front national de Résistance contre le Coup d'État et les forces populaires poursuivent tous les jours, depuis plus de 3 mois, les mobilisations pacifiques pour exiger le retour du président Zelaya élu démocratiquement le 27 novembre 2005, le rétablissement de l’ordre constitutionnel, et la po&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;s&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;sibilité de poursuivre les légitimes réformes sociales et politiques entamées&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt; pour assurer à la population une vie digne&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;L'Union européenne ne condamne le coup d'État que formellement. En même temps elle n'a pas coupé au gouvernement dictatorial les facilités commerciales qui sont pourtant conditionnées au respect de l'État de droit et aux Droits Humains. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: large;"&gt;Solidarité avec le peuple hondurien !&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: large;"&gt;&lt;span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;p&gt;&lt;span&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: large;"&gt;Non à la barbarie des forces militaires !&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: large;"&gt;Non aux heures sombres de la dictature !&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: large;"&gt;Exigeons une attitude claire et ferme de l'Union européenne !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7494435158227325540-5926095145981288446?l=democratie-honduras.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7494435158227325540/posts/default/5926095145981288446'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7494435158227325540/posts/default/5926095145981288446'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://democratie-honduras.blogspot.com/2009/10/manifestation-mercredi-7-octobre-17h.html' title='Manifestation mercredi 7 octobre à 17h place du Luxembourg'/><author><name>Martin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06563961586656499388</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry></feed>
